La Corée du Nord renforce son Internet grâce à la Russie

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Par Pierre le

Le pays le plus fermé du monde dispose déjà d’Internet depuis 2010 grâce au groupe chinois China United Network Communications Ltd. Il a décidé de ne plus être sino-dépendant en se reliant au net grâce à un deuxième opérateur, russe celui-ci.

Nouveau câble

L’opérateur russe TransTelekom a en effet relié le pays au net via une ligne passant par Vladivostok, non loin de la frontière russo-coréenne. La chose a été remarquée par 38North qui a constaté une nouvelle connexion via cette nouvelle ligne dimanche dernier.

Il faut noter que TransTelekom est une filiale de la société des chemins de fer russes, qui appartient elle-même à l’Etat. Il est donc plus que probable que l’état russe soit non seulement au courant de cette nouvelle liaison, mais également un acteur majeur. Notons que le réseau de fibre optique suit par ailleurs les lignes de chemin de fer.

Ainsi, la Corée du Nord s’émancipe de la Chine pour son Internet. Plus encore, le régime autoritaire renforce sa présence en ligne avec un deuxième accès. Et qui dit plusieurs accès, dit réseau plus compliqué à attaquer.

Un Internet des élites

La Corée du Nord a toujours été très active en ce qui concerne sa présence sur le net. Le régime s’est en effet lancé dans une cyber-guerre contre le reste du monde. On ne compte plus les attaques contre la Corée du Sud ou contre les sociétés privées américaines. En 2014, les hackers nord-coréens avaient mis Sony Pictures à genoux suite à la production du film The Interview, qui moquait Kim Jong Un.

Vladivostok, à deux pas de la Corée du Nord

D’ailleurs, les Etats-Unis n’ont pas hésité à riposter en coupant totalement Internet dans le pays pendant quelques heures. La chose se montrera plus difficile avec un deuxième réseau, non chinois qui plus est.

L’internet en Corée du Nord est assez particulier. En effet, l’élite peut accéder au web, mais seulement à un intranet conçu par le régime. L’accès à l’internet normal est réservé à l’élite de l’élite, aux proches du régime ainsi qu’aux hackers employés par ce dernier (évidemment).

Plus qu’une sécurisation de son réseau, l’apparition de cette deuxième connexion peut également être perçue comme un défi de la part du régime Nord-Coréen, actuellement dans le viseur des Etats-Unis suite aux essais de missiles au-dessus du Japon .

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