FIFA : le patron d’Electronic Arts réfléchit à « un monde sans version annuelle »

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Par Jules le

Dans une interview accordée à Bloomberg, Andrew Wilson, PDG d’Electronic Arts, a confié que l’éditeur pourrait revoir sa manière de publier ses licences sportives telles que FIFA ou Madden NFL. Face à la montée des jeux services, l’annualisation céderait sa place à un système d’abonnements en ligne et de mises à jour payantes.

Electronic Arts ne cache plus son ambition de s’orienter exclusivement vers des jeux-services. Et ce n’est pas Manveer Heir qui nous contredira. L’ex-développeur de BioWare était revenu il y a deux semaines sur la stratégie en matière de microtransaction de l’éditeur américain. Une politique de mise en avant des micropaiements de plus en plus adoptée par les gros éditeurs, et on les comprend lorsque l’on sait que Activision Blizzard a engrangé près de 3,6 milliards de dollars en 2016 grâce aux contenus additionnels.

Bénéficiaire sur le long terme

Pourtant il semblerait que Electronic Arts veuille aller plus loin. Andrew Wilson, tête dirigeante de EA, a laissé entendre dans une interview pour Bloomberg que son entreprise pourrait abandonner l’annualisation de ses licences sportives, au profit d’un système d’abonnement. Comprenez que vous n’aurez peut-être plus un FIFA ou un Madden NFL par an mais plutôt une série de mises à jour régulières et payantes.

“Il existe un monde où il est plus facile d’instaurer ce type de service, où nous n’aurions plus besoin d’une version annuelle”, déclare ainsi Andrew Wilson. “Nous pouvons réellement penser ces jeux comme un service continu sur 365 jours par an.”

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Même si les fans de la licence ne rechignent jamais à lâcher 60 euros chaque année pour obtenir la dernière version de FIFA, la mise en place d’un service d’abonnement pourrait se révéler très lucratif pour EA. En passant au démat’, l’entreprise économise les frais de production des copies physiques, et s’assure une rente continue sur le long terme.