Huawei : l’intelligence artificielle a complété la Symphonie inachevée de Schubert

Intelligence artificielle

Par Manon le

Rien n’arrête plus le progrès. Ce que l’homme ne peut achever, les évolutions technologiques se proposent de le faire à notre place. C’était quand même assez osé de s’attaquer à une partition d’un maître de la musique tel que Schubert mais il en faut plus pour faire peur à Huawei. La firme a utilisé une intelligence artificielle pour imaginer la suite de la 8ème symphonie de Schubert, sa célèbre œuvre inachevée. 

Après avoir appris à leur intelligence artificielle à conduire, traduire le chant des baleines à bosse en chant d’amour et à parler la langue des signes, Huawei s’est lancé dans la composition de grandes œuvres. En effet, la firme s’est attaquée à un monument de la musique classique : Schubert.

Repousser les limites de l’humanité

À l’heure actuelle, on ne sait pas encore pourquoi la célèbre 8ème symphonie de Schubert n’a pas été achevée. Est-ce parce que Schubert était trop malade et trop fatiguée pour continuer de travailler ? Est-ce parce qu’il était déjà passé à sa prochaine composition ? Ce sont deux hypothèses parmi tant d’autres. De nombreux musiciens se sont essayés à terminer la partition, mais en vain. Il aura fallu une intelligence artificielle pour réussir à finalement compléter cette œuvre.

C’est une intelligence artificielle bénéficiant de la puissance de traitement des NPU (unités de traitement neuronal) du smartphone HUAWEI Mate 20 Pro qui a réalisé l’exploit. Initialement, le téléphone avait été conçu pour aider les utilisateurs dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes. Pour accomplir cette prouesse, l’intelligence artificielle s’est basée sur le timbre, la hauteur et la métrique des deux premiers mouvements déjà existants pour générer la mélodie des deux mouvements manquants.

Une combinaison gagnante

C’est là qu’entre en scène le génie de l’homme. C’est le compositeur Lucas Cantor qui a été choisi pour créer une partition d’orchestre à partir de la mélodie. Il a d’ailleurs explicité son rôle sur le projet : « Mon rôle était d’exploiter les bonnes idées de l’intelligence artificielle et de combler les manques pour permettre à la production finale d’être jouée par un orchestre symphonique. Le résultat de cette collaboration avec l’intelligence artificielle démontre que la technologie offre des possibilités incroyables et peut avoir un impact majeur et positif sur la culture moderne ». Le tout était de créer une suite qui reste dans le ton de la partition écrite il y a près de 200 ans, il ne s’agissait en aucun cas de trahir l’œuvre de Schubert.

Source: Huawei