Le CSA joue les médiateurs dans le conflit entre SFR et Free

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Par Manon le

Le CSA se mêle à la guerre qui oppose SFR à Free. En effet, la firme Altice-SFR menace de couper la diffusion des chaînes BFM et RMC pour les abonnés Freebox à la fin du mois. Elle réclame plus de 5 millions d’euros que la firme Free refuse de payer. Le CSA propose d’intervenir pour jouer les intermédiaires. 

 

Dans la bataille qui oppose Free à SFR, le compromis semble encore loin d’être trouvé. Alors que l’on apprenait en début de semaine que les chaînes BFM TV, BFM Business, RMC découverte et RMC Story menaçaient de disparaître du bouquet Free, le CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel) a décidé d’intervenir et de proposer de régler le différend à l’amiable. Si un accord n’est pas trouvé avant le 20 mars, les chaînes précédemment citées disparaîtront tout simplement des box des abonnés Free. 

La lumière au bout du tunnel ?

Le CSA a donc proposé, selon des propos rapportés par l’AFP, de recevoir les deux parties pour engager une discussion et limiter au maximum la gêne occasionnée auprès des téléspectateurs. L’idée est de ne pas reproduire ce qu’il s’est passé l’année dernière lors de l’opposition entre d’un côté Orange et Canal+ et de l’autre TF1 : les abonnés avaient été privés du service mytf1 pendant plusieurs jours. Le gendarme de l’audiovisuel se pose donc en défenseur des téléspectateurs en proposant encore une fois de jouer les intermédiaires. 

L’année dernière, une affaire similaire s’était jouée entre TF1, M6 et l’opérateur. Cependant, des accords avaient été signés entre Free et les deux chaînes afin que l’ensemble des services continue d’être proposé dans le bouquet Free. C’est dans cette optique que NextRadio (groupe SFR) a fait savoir sa volonté d’obtenir les mêmes accords. Jusque-là, Free avait refusé les négociations.

Le CSA invite donc les deux parties opposées à “prendre les dispositions nécessaires pour permettre la reprise du dialogue”. A l’heure actuelle, aucune des deux parties n’a encore répondu à l’appel du gendarme de l’audiovisuel. A noter que Free avait déjà pris contact avec le CSA pour porter plainte. Pour l’instant, l’affaire en est donc au point mort.