Une tempête solaire vieille de 2600 ans découverte au Groenland

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Par Amandine le

En explorant les sous-sols du Groenland, certains chercheurs ont découvert les traces d’une puissante tempête solaire qui s’est abattue sur Terre il y a un peu plus de 26 siècles. Un incident qui pourrait se reproduire, et à l’avenir, plonger notre société ultra-connectée dans un blackout sans précédent.

Nasa Commons via Flickr

C’est une simple trace de carbone-14 qui a mis le feu aux poudres. Alors qu’elle était en pleine expédition au Groenland, une équipe de chercheurs a découvert des pics de béryllium-10 et de chlore-36 prisonniers dans la glace. Deux nucléides cosmogéniques qui semblent confirmer les soupçons de tempête solaire.

“Les risques sont actuellement sous-estimés. Nous devons être mieux préparés” – Raimund Muscheler pour le PNAS

Si cette découverte, mise en lumière par Raimund Muscheler et son équipe de géologues se confirme, elle deviendrait le troisième cas de super tempête solaire survenu depuis 2 600 ans. Publiée sur le site du PNAS, l’étude révèle que notre Soleil est capable de violents déchaînements de protons, et que ces déferlements de particules solaires pourraient avoir des conséquences dramatiques sur notre société hyper connectée.

Au Canada, une tempête provoque un blackout

“Si cette tempête solaire avait eu lieu aujourd’hui, elle aurait pu avoir de graves conséquences sur notre société high-tech” – Raimund Muscheler pour le PNAS

En 1989, une tempête solaire s’abattait sur le Canada faisant sauter le réseau électrique du Québec et de la côte est des États-Unis pendant plusieurs heures. Quelques années auparavant, en 1956, la Terre enregistrait l’une des plus importantes tempêtes de l’histoire moderne. Un déferlement de protons 20 fois moins important que celui qui se serait abattu sur le Groenland à l’époque. Avec la société ultra-connectée dans laquelle nous vivons, ce genre d’incident pourrait provoquer un énorme crash du réseau électrique mondial, et plonger l’humanité toute entière dans le noir.

Source: PNAS