Uber : un mode silencieux pour éviter les conversations avec les chauffeurs

Automobile

Par Julie Hay le

L’application permet depuis hier, aux États-Unis,  d’enregistrer ses préférences de voyages en Uber Black. Parmi elles, la possibilité d’indiquer au chauffeur qu’on ne souhaite pas discuter.

Dans l’étrange monde d’Uber Black, il est désormais possible de contraindre un chauffeur au silence. La firme américaine lance une nouvelle fonctionnalité qui permet de préciser son état d’esprit et ainsi d’indiquer aux chauffeurs qu’on ne souhaite pas tailler le bout de gras. Disponible seulement aux Etats-Unis, cette option est réservée aux membres premium Uber Black. Dans une interview pour TechCrunch, Aydin Ghajar, chef de produit Uber, justifie cette initiative. “C’est quelque chose que les gens nous demandent depuis longtemps.” La marque entend bien asseoir sa place de leader du marché et veut pousser ses clients à tenter l’expérience Premium.

Si à première vu la fonctionnalité ne doit pas être au goût de tout le monde, Uber affirme que les chauffeurs sont ravis de cette initiative. “Les réactions des chauffeurs Uber Black sont très bonnes puisqu’ils veulent livrer une bonne expérience pour leurs clients… mais ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent.” Pour ceux qui seraient encore réticents, Ghajar ajoute “ Ce n’est pas obligatoire. Le chauffeur est indépendant. On lui communique juste les préférences du voyageur, il peut en faire ce qu’il veut.” Pas sûr cependant qu’ils se risquent à perdre leurs étoiles, en ne tenant pas compte des préférences de leurs clients. Ils devront donc rester silencieux ou seront, à l’inverse, incités à faire la conversation lorsque le voyageur stipule « en mode bavard ».

D’autres fonctionnalités

Uber ne s’arrête pas là, puisque l’application permet aussi de choisir la température, de demander de l’aide pour les bagages et d’ajouter une option pour d’éventuels retards. Des fonctionnalités qui permettent à l’application de séduire un nouveau public. Il faut dire que l’entreprise a du soucis à se faire, après sa désastreuse entrée en bourse.