DJI sort un drone tank programmable

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Par Antoine le

DJI sort le RoboMasters, un petit drone terrestre à 499$ qui se présente sous la forme d’un tank qui présente la particularité d’être programmable.

DJI s’est taillé une solide réputation sur le marché des constructeurs de drones ces dernières années. Les Phantom et Mavic Pro 2 se sont tous les deux imposés comme d’excellents appareils, au point de devenir des valeurs sûres. Mais aujourd’hui, c’est dans un registre totalement différent que DJI s’illustre, avec la sortie du RoboMaster S1 (499$).

Avec son look de petit tank, il semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Et la technologie embarquée est à la hauteur de son look futuriste : il embarque pas moins de 31 capteurs qui lui permettent de cartographier son environnement, montés sur un châssis à 4 roues motrices qui lui permettent de se déplacer à 360°. Parmi eux, on compte une caméra capable de streamer via WiFi. Comme ses aînés volants, le DJI RoboMasters est capable de réagir aux commandes vocales et gestuelles !

Une fonction particulièrement utile dans le cas des drones mais qui prend tout son sens sur le nouveau bébé roulant de DJI. La raison ? Le petit canon dont il est équipé, capable de tirer des petites billes de gel et assurément suffisant pour faire ressortir l’enfant enfoui en n’importe qui. Après tout, qui ne serait pas tenté par le fait d’envoyer un petit robot en mission autonome pour se venger d’un collègue irrévérencieux ?

Les combats de robots à l’assaut de l’occident ?

Mais la véritable plus-value de ces adorables petites machines de guerre se situe autre part : il est très largement modulable et embarque pas moins de 46 composants programmables ! Il est ainsi possible d’écrire des petits programmes allant du simple déplacement préprogrammé à la manœuvre de combat complexe, en Scratch 3.0 ou en Python. Mais pas de panique : le RoboMasters s’adresse également aux non-développeurs, pour lesquels il pourrait constituer une porte d’entrée dans le monde de la programmation. Avec un objectif tout à fait clair : démocratiser les sports robotiques, comme l’explique le directeur du projet Shuo Yang à Bloomberg :

J’espère que la robotique deviendra un sport majeur, comme le football ou le basketball. C’est notre vision pour ce produit.

Cette discipline est déjà une institution en Asie : il existe un championnat très respecté de combat de robots, qui se tient chaque année à Shenzhen – l’Eldorado chinois de l’électronique. Ce petit tank suffira-t-il à susciter quelques vocations en occident, voire à lancer une vraie mode ?