Singapour : un appareil pour surveiller les contaminations au coronavirus

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Par Olivier le

Comment éviter une nouvelle explosion des cas de COVID-19 ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que la plupart des pays touchés par le coronavirus sont en phase de déconfinement.

Crédit : Nirut Phengjaiwong, Pixabay
Crédit : Nirut Phengjaiwong, Pixabay

Il existe plusieurs moyens pour s’assurer que les cas de contamination restent aussi peu nombreux que possible : brigades d’inspecteurs sanitaires, applications de suivi des contacts… Mais Singapour veut aller un cran plus loin. Les autorités de la cité-État insulaire sont tout près de lancer un appareil à porter sur soi pour tracer les contacts et, le cas échéant, prévenir d’une contamination possible.

L’app de contact tracing a échoué

Le produit en question pourrait être attaché à un cordon ou glissé dans un sac. Il est autonome et n’a pas besoin d’être connecté à un smartphone pour fonctionner. Vivian Balakrishnan, le ministre aux Technologies de Singapour, veut que tout le monde porte l’appareil, mais il n’a pas précisé s’il sera obligatoire de l’avoir avec soi.

Cette annonce intervient alors que les autorités sanitaires déplorent l’échec de TraceTogether, leur application de contact tracing. Elle a pourtant été téléchargée par 1,4 million de personnes, sur un total de 5,6 millions. Mais selon Lawrence Wong, le ministre du Développement du pays, il aurait fallu que 75% de la population télécharge et utilise cette app pour qu’elle soit réellement efficace.

TraceTogether a fait l’objet de nombreuses critiques : elle vide la batterie du smartphone, et sur iPhone il faut qu’elle soit en premier plan avec l’appareil toujours allumé. Par ailleurs, de nombreuses personnes craignent les possibles fuites et exploitation abusive des données. Même si le gouvernement assure qu’elles restent sur les appareils, jusqu’à la déclaration d’un diagnostic positif.

L’appareil à porter pose lui aussi des questions sur la gestion des données, et le possible caractère obligatoire soulève des interrogations sur la surveillance institutionnalisée des individus.

Source: Reuters