Suite à l’embargo américain, Huawei arrive à court de puces pour ses smartphones

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Par Felix Gouty le

Le prochain Huawei Mate 40 pourrait être le dernier smartphone de la firme chinoise à bénéficier d’une puce Kirin. Huawei a en effet prévenu que, face aux sanctions américaines, la production de cette puce sera interrompue le 15 septembre.

Huawei va bientôt finir au pied du mur. L’embargo commercial maintenu par le gouvernement américain à son encontre menace la production de ses prochains smartphones. Selon The Verge, Richard Yu, le PDG du constructeur chinois, aurait annoncé que la gamme du Huawei Mate 40, dont la sortie est prévue le mois prochain, pourrait être « la dernière génération bénéficiant des processeurs Huawei Kirin. » Les puces électroniques Kirin dépendent en effet de transistors, semi-conducteurs et autres matériaux électroniques conçus aux États-Unis. Les fournisseurs américains sont forcés par le gouvernement de Donald Trump d’interrompre leurs relations commerciales avec l’entreprise chinoise. Comme le souligne son PDG, les sanctions américaines ont empêché les fabricants de semi-conducteurs de prendre des commandes de la part de Huawei au-delà du 15 mai. C’est notamment ce qui s’est passé pour TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Co.), l’un des plus grands fabricants mondiaux de semi-conducteurs. Ce dernier utiliserait des technologies et logiciels américains sans une licence spéciale, délivrée par le gouvernement des États-Unis, qui l’autoriserait à commercer avec Huawei.

« La production (des Huawei Kirin) prendra donc fin le 15 septembre », annonce Richard Yu. HiSilicon, filiale de Huawei spécialisée dans la production des puces Kirin, pourrait donc fermer ses portes. Le numéro un mondial dans la vente de smartphones restera sous le joug de l’embargo américain au moins jusqu’en mai 2021 – si tant est que Donald Trump ne soit pas réélu d’ici là, pour le renouveler encore une fois. Bien qu’accusé d’espionnage par ce dernier, Huawei n’est pas sans soutien. Qualcomm, firme américaine connue pour ses SoC mobiles Snapdragon, aurait demandé au gouvernement de Donald Trump de lever une partie des restrictions et de lui laisser prendre les commandes de Huawei. Si la proposition de Qualcomm est rejetée, Huawei pourrait se tourner vers le taïwanais MediaTek ou le chinois SMIC (Semiconductor Manufacturing International Corporation) pour se fournir en puces électroniques.

Source: Huawei