Voilà à quoi pourrait ressembler une canicule en 2050

Science

Par Julie Hay le

L’épisode caniculaire de ses derniers jours n’est pas isolé et pourrait drastiquement augmenter dans les prochaines années. Selon une simulation Météo France, en partenariat avec le Parisien, les vagues de chaleur seront de “1,2 à 1,5 °C plus chaude que celle que nous venons de connaître”, à l’aube de 2050

Crédits : Jeremy Bishop on Unsplash

La vague de chaleur en France ralentit. Le mercure descend de manière significative après avoir atteint des sommets ces dernières semaines. Pourtant, la situation pourrait drastiquement s’aggraver dans les prochaines années, selon Météo France. En partenariat avec le Parisien, l’institution a réalisé une simulation de canicule à l’aube de 2050. Selon la préoccupante carte, une vague de chaleur dans 30 ans sera “de 1,2 à 1,5 °C plus chaude que celle que nous venons de connaître, selon le scénario ‘laisser faire’.” Concrètement, si rien n’est fait pour ralentir le changement climatique, les températures lors des épisodes de canicule pourraient atteindre les 44,1°C à Paris, 40,3°C à Nantes et 40,4°C à Strasbourg. C’est à Nice que la chaleur sera visiblement la moins forte, avec 32,7°C.

Des vagues de chaleur plus fréquentes depuis 30 ans

En 2003, la France connaissait son épisode caniculaire le plus intense depuis 1947. Depuis le phénomène devient récurrent et plusieurs canicules ont été particulièrement marquantes, à l’image de celles de juin et juillet 2019. “Sur la base de référencement des vagues de chaleurs depuis 1947, il apparaît clairement que la fréquence et l’intensité de ces événements a augmenté au cours des 30 dernières années” explique Météo France. Si pendant longtemps, le lien de cause à effet entre le réchauffement climatique et la canicule n’était pas fait, il est désormais clair que l’augmentation des gaz à effet de serre participe au phénomène. Robert Vautard, interrogé par France Info, rappelle que “les actions que l’on prend aujourd’hui pour réduire le changement climatique auront un effet très net au-delà de 2050. L’enjeu, il est là, il est d’atteindre soit 2°C de hausse environ à la fin du siècle, soit 4 à 5°C. Et il y a une énorme différence entre un climat de 2°C plus chaud et un climat de 4°C plus chaud”. Il cite en exemple les températures extrêmes en Sibérie ainsi que l’épisode de chaleur en Arctiques au mois de juillet. Les températures ont atteint les 20°C et provoqué la fonte de la glace de mer.