iPhone : une usine indienne saccagée par des ouvriers en colère

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Par Amandine Jonniaux le

Les employés assurent ne pas avoir été payés depuis plus de quatre mois. 

Crédits : Apple

Près d’une centaine de personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre indiennes ce week-end, après la destruction d’une usine de fabrication d’iPhone dans la banlieue de Bangalore, rapportent nos confrères de 20 minutes. Des ouvriers en colère reprochent en effet à leur employeur de ne pas les avoir payés depuis près de quatre mois, alors même qu’ils avaient été contraints d’effectuer des heures supplémentaires pour le compte du groupe taïwanais Wistron Infocomm Manufacturing, auquel la marque à la pomme sous-traite la fabrication de ses smartphones.

Tandis que la police locale a affirmé avoir la situation sous contrôle, et que “des équipes spéciales ont été mises sur pied pour enquêter sur cet incident”, aucun blessé n’est officiellement à déclarer. En revanche côté matériel, le bilan semble plus conséquent, avec des vitres, caméras de surveillance et infrastructures brisées, ainsi que des voitures renversées et incendiées, comme on peut le voir sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Le ministre en chef adjoint de l’État du Karnataka, C.N. Ashwath Narayan a promis que le gouvernement ferait rapidement la lumière sur l’affaire, tout en s’assurant que “les droits des travailleurs soient protégés et que les sommes dues leur soient versées”. Après l’incident, un responsable syndical local a dénoncé au journal The Hindu “l’exploitation brutale” des salariés de l’usine, rendue possible par une complaisance de l’État, qui aurait permis à cette dernière de “s’affranchir du respect des droits fondamentaux”.

Du côté de l’entreprise, un porte-parole a livré une version des faits assez différente, en affirmant que “l’incident avait été causé par des personnes inconnues venant de l’extérieur de l’usine dans laquelle elles se sont introduites et ont provoqué des dégâts, sans qu’on connaisse leurs intentions”. Dans un communiqué, le groupe a également assuré qu’il était déjà “engagé à suivre les lois locales sur le travail, et tous les autres règlements dans ce domaine”.