Facebook Messenger et Instagram désactivent certaines fonctionnalités en Europe

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Par Amandine Jonniaux le

Les géants des réseaux sociaux ont temporairement désactivé certaines fonctionnalités de Messenger et Instagram en Europe, afin de se conformer aux nouvelles directives annoncées cette semaine.

Crédits : Tyler Lastovich via Unsplash

Si vous avez utilisé Facebook Messenger ou Instagram depuis ce matin, vous avez sans doute aperçu le message d’information suivant : “Certaines fonctionnalités ne sont pas disponibles. Ceci est dû à de nouvelles règles concernant les services de messagerie en Europe. Nous mettons tout en œuvre pour les rendre à nouveau disponibles”.

Facebook, qui s’est lancé dans une véritable guerre ouverte avec Apple depuis quelques heures, n’a pas spécifiquement précisé la nature des fonctionnalités impactées. Le site de The Verge rapporte de son côté que certains autocollants, les fonctions de sondages, l’utilisation de la réalité augmentée sur Instagram ainsi que les réponses personnalisées et l’envoi de certains fichiers sur Messenger auraient bel et bien disparu des deux plateformes. Autant de fonctionnalités qui ne respectaient pas les directives européennes du 12 juillet 2002 sur la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques, notamment concernant les échanges de métadonnées. Si ces dernières promettent déjà de revenir “très prochainement” selon Facebook, elles devront au préalable se conformer aux règles plus strictes désormais imposées par la ePrivacy européenne.

Si la suppression temporaire de ces fonctionnalités mineures a été opérée de manière discrète sur les plateformes de Facebook, l’entreprise de Mark Zuckerberg a également été contrainte de désactiver plusieurs autres fonctions sur Messenger, afin d’entrer en conformité avec les nouvelles directives européennes. Depuis le 16 décembre dernier, le réseau social a ainsi dû restreindre la possibilité de cibler les utilisateurs pour générer des contenus publicitaires personnalisés. Les chatbots ont également été largement bridés, afin de limiter leur champ d’action. Soucieux de créer un espace web plus respectueux de la vie privée et des données utilisateurs, les États européens ont multiplié les opérations coup de poing ces derniers jours. En France, c’est Google et Amazon, qui ont été contraints de s’acquitter d’une amende cumulée de 135 millions d’euros à la CNIL.