Une Model 3 fait San Francisco – Los Angeles en pilotage automatique presque complet

Automobile

Par Olivier le

Tesla teste actuellement son pilote automatique, alias Full Self-Driving, auprès de plusieurs possesseurs de véhicules de la marque. Et visiblement, les premiers résultats sont prometteurs.

La chaîne YouTube Whole Mars Catalog, dédiée à l’actualité de Tesla, a testé le pilote automatique du constructeur sur une Model 3, entre San Francisco et Los Angeles. Les deux métropoles californiennes sont séparées de 560 kilomètres, que le véhicule a dévoré quasiment sans l’aide du chauffeur !

Une expérience presque autonome

Seule exception à cette balade autonome, peu après être entré à Los Angeles, le conducteur a dû reprendre la main pour éviter des débris sur la route. Ce qui prouve d’ailleurs qu’il faut rester maître de son véhicule, même (et surtout !) quand celui peut conduire sans l’aide de personne…

Ce voyage est notable pour plusieurs raisons, la première étant que la technologie Full Self-Driving est encore en bêta et qu’elle n’autorise pas le conducteur à retirer les mains du volant. Tesla répète en effet que le pilotage automatique doit être utilisé seulement par des chauffeurs attentifs. Par conséquent, ce n’est pas encore tout de suite qu’il sera possible de faire complètement autre chose dans sa voiture.

Cette expérience réussie ne doit pas non plus faire oublier la crainte d’Ed Niedermeyer, directeur de la communication pour l’association des Partenaires pour l’Éducation des véhicules autonomes, qui estimait récemment que le fait de faire tester un système de pilotage automatique en bêta à des utilisateurs qui ne sont pas entraînés sur des routes publiques était « dangereux » et en désaccord avec les normes.

Il soulignait aussi, assez logiquement, que si un système de conduite autonome requiert l’assistance d’un conducteur, on ne pouvait pas l’appeler « pilotage automatique ». Il faut aussi prendre en compte les conditions climatiques dans lesquelles ce test a été réalisé : la météo est clémente sur les routes californiennes, ce qui facilite le travail des capteurs. En cas de neige, la précision est moins bonne ce qui pourrait dérégler certains mécanismes de conduite.