États-Unis : Facebook interdit les armes avant l’investiture de Joe Biden

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Par Amandine Jonniaux le

Le réseau social a temporairement pris la décision d’interdire les publicités faisant la promotion d’accessoires pour les armes à feu, ainsi que les événements situés à proximité du Capitole. Une décision qui survient à seulement quelques jours de l’investiture du prochain président américain Joe Biden. 

Crédits : Simon Steinberger – Pixabay

À l’approche du très attendu Inauguration Day aux États-Unis, qui scellera la passation de pouvoir entre Donald Trump et Joe Biden, Facebook semble avoir pris la décision temporaire de lever le pied sur les armes. La plateforme a en effet annoncé le bannissement temporaire de toute forme de publicité visant à promouvoir de la marchandise liée aux armes à feu (accessoires, matériel de protection). Une décision qui survient à seulement quelques jours de la prise de fonction du nouveau président et de sa vice-présidente Kamala Harris, et qui devrait durer jusqu’au 22 janvier prochain.

Si Facebook interdit déjà la publicité pour les armes à feu et les munitions, cette nouvelle décision concerne désormais “les accessoires tels que les coffres-forts, les gilets et les étuis d’armes aux États-Unis”, a précisé la plateforme. Parallèlement, l’entreprise de Mark Zuckerberg a annoncé que des technologies similaires à celles utilisées lors des élections américaines allaient être déployées à l’approche de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, afin de lutter contre la désinformation et les contenus haineux. Après avoir désactivé le compte de Donald Trump, comme Twitter et Snapchat avant lui, le réseau social a aussi annoncé dans un communiqué le blocage systématique “de tout nouvel événement se déroulant à proximité de lieux tels que la Maison-Blanche, le bâtiment du Capitole (…) jusqu’au jour de l’inauguration”. Le terme “Stop the Steal” a également été banni de la plateforme jusqu’à nouvel ordre.

Autant d’annonces qui surviennent seulement quelques jours après les émeutes survenues au Capitole le 6 janvier dernier. Facebook, comme d’autres réseaux sociaux, avait été largement critiqué pour sa passivité au sujet de publications violentes, appelant parfois à une véritable insurrection.

Source: Engadget