Cdiscount écope de près d’un million d’euros d’amende

Business

Par Julie Hay le

La direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Gironde a condamné Cdiscount à verser une amende de 986 432 euros pour "défaut d’un récapitulatif de commande conforme concernant l’abonnement Cdiscount à volonté". L'entreprise conteste cette décision.

Crédits : Cdiscount

En décembre dernier, Cdiscount a été condamnée à verser la somme de 936 432 euros par la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Gironde. Le géant Français du e-commerce a été épinglé pour “défaut d’un récapitulatif de commande conforme concernant l’abonnement Cdiscount à volonté” rapporte le quotidien régional Sud Ouest. Proposé à 29 euros par an, il permet de profiter de plusieurs offres spéciales, de la livraison gratuite et d’un service client dédié. La formule, qui ressemble à Amazon Prime, permet aussi aux consommateurs d’avoir accès à un récapitulatif de leurs commandes. C’est particulièrement une offre avec essai gratuit qui est visé par la DDPP. Les abonnés qui profitaient de 6 jours d’abonnement sans frais n’avaient pas accès à ce récapitulatif des commandes. Plusieurs plaintes ont été déposées avant que la DDPP enquête sur l’affaire. Elle a noté que 986 432 clients n’ont pas pu bénéficier dudit récapitulatif et a donc condamné Cdiscount à verser un euro de dédommagement pour chacun d’entre eux.



L’entreprise bordelaise conteste

Interrogée par l’AFP, la firme déclare avoir  “pris acte” de cette décision. Cdiscount “indique contester formellement cette décision tant sur son fondement que sur son montant, l’information exhaustive tout au long du parcours d’achat étant pleinement respectée.” L’entreprise remet en cause le calcul qui été fait. On peut lire dans les colonnes de France Info que la DDPP “a choisi de généraliser les constations faites sur une dizaine de cas à l’ensemble des abonnements souscrits à cette période”. Pour rappel, Cdiscount est une entreprise française fondée en 1998 par les frères Charle. Elle est depuis 2000 une filiale du Groupe Casino, qui détient aujourd’hui la quasi-totalité du capital.