Guide d’achat : bien choisir sa TV HD

La taille de l’écran

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On entend souvent des personnes qui, après avoir acheté un écran plat, regrettent de ne pas avoir osé la taille supérieure. Quelle est donc la bonne taille ? Elle n’existe bien entendu pas, mais dépendra plutôt de certaines conditions contextuelles. Il faut évidemment prendre en compte le budget et le meuble éventuellement dans lequel le HDTV viendra se nicher. Mais au-delà de ces éléments, il existe une règle qui régit le choix. La taille maximale de votre écran devra être celle qui fait qu’à la distance où la personne qui en sera la plus rapprochée (dans la configuration de votre pièce) commencera à voir les pixels ou disons qu’une résolution plus élevée aurait été la bienvenue. À défaut d’une augmentation de celle-ci (il faudra encore patienter avant que la 4K ne se démocratise), il convient donc d’adapter la taille à la distance. Pour faire simple, les Anglo-saxons estiment que pour connaître la taille d’écran maximale, il faut prendre la distance en pieds (il s’agit d’une règle anglo-saxonne), la multiplier par dix et vous aurez ainsi la diagonale en pouces (1 pouce est égal à 2.54 cm). À titre, d’exemple, si vous êtes à 1.7 mètre (5.58 pieds) de votre téléviseur, il faudra opter pour un téléviseur de 55 pouces au maximum.

La fluidité

C’est un critère essentiel dans le choix des téléviseurs. Mais, il est malheureusement galvaudé par les constructeurs dans une surenchère qui correspond plus à des astuces et du marketing qu’à une réelle progression technologique.

Une dalle peut afficher 50 images par seconde (50 Hz), ou bien 100 (100 Hz) ou encore 200 (200 Hz).

Mais les centaines de hertz fleurissent sur les feuilles de spécifications. On trouve du 400 Hz, du 800 Hz, voire du 1 200 Hz et du 1 400 Hz. Les constructeurs rivalisent de prouesses pour améliorer la fluidité, mais en aucun cas, il s’agit d’afficher plus de 200 images différentes par seconde sur la dalle. Cependant, les processeurs embarqués dans les téléviseurs sont parfois associés à des algorithmes qui permettent d’effectuer une interpolation entre deux images. Une image supplémentaire, voire une 2ème, est donc artificiellement créée entre deux images consécutives. On multiplie ainsi la fréquence de rafraichissement par deux ou bien trois.

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Plus simple, les constructeurs vont parfois tout simplement afficher une seconde fois (voire une troisième fois) la même image. On parle alors de mémoire de trame. Enfin, le rétroéclairage peut aussi être mis à contribution afin de “fluidifier” le flux ou de le dynamiser. À cet effet, certains constructeurs font clignoter le rétroéclairage, ce qui contribue à donner un effet “cinéma” à l’affichage.

Ces différentes techniques sont parfois combinées avec un résultat plus ou moins heureux.

La course aux centaines de hertz n’est toutefois pas pertinente systématiquement. La persistance rétinienne permet déjà de “compenser” le fait qu’il y ait un nombre fini d’images affichées par seconde. Au cinéma, on était à 24 ips même si le 48 ips a fait son apparition (cf. film “Le Hobbit”).

Sachez enfin qu’un nombre élevé d’images est pertinent pour le sport, mais l’est beaucoup moins pour le cinéma. Le spectacle du cinéma à la maison peut rapidement donner l’impression de voir une vidéo tournée au caméscope. Le propre du cinéma reste bien un faible nombre ou disons un nombre limité d’images par seconde même si certains travelling sont réellement saccadés à 24 ips.

Le rapport de contraste

Il est présenté comme un rapport entre deux chiffres (un chiffre puis “un”). Plus il est élevé, plus la dalle est bonne. Il se veut représentatif de l’écart de luminosité le plus grand qui existe entre le noir et le blanc d’une image. Il diffère suivant que l’image est statique ou dynamique.

Il pourrait s’agir d’un bon étalon pour mesurer la qualité d’un téléviseur. Mais force est de constater qu’il n’existe pas de méthode standardisée pour le mesurer. Il est donc préférable de regarder d’un oeil critique les valeurs données par les constructeurs, car elles permettent tout au plus de comparer plusieurs modèles de la même marque, mais pas de marques différentes.

La connectivité

Si les constructeurs font appel à des techniques souvent élaborées et difficiles à appréhender pour améliorer l’image, il est en revanche très facile de vérifier la connectivité des téléviseurs. Il suffit de regarder la feuille de spécifications ou, en magasin, de jeter un coup d’oeil au dos et sur les côtés du téléviseur.

La connectique HDMI est essentielle. Comptez le nombre d’appareils qui seront connectés en HDMI (console, box ADSL, lecteur Blu-ray…), ajoutez-en deux et vous aurez le nombre optimum de ports qu’il vous faut.

©Shutterstock. Découvrez plus de 20 millions d'images HD libres de droit
©Shutterstock. Découvrez plus de 20 millions d'images HD libres de droit

Un port USB (voire plusieurs) et un slot pour carte mémoire SD sont également les bienvenus. Le Chromecast de Google (non encore disponible dans nos contrées) se connecte à une entrée HDMI mais nécessite un port USB pour être alimenté.

La présence d’un port Ethernet et/ou de la connectivité WiFi (parfois en ajoutant un dongle WiFi) doivent faire partie de vos vérifications.

Le téléviseur doit également être équipé d’une sortie son optique (port son S/PDIF) qui permet de rediriger en numérique le son vers un équipement audio.

Pensez également aux ports analogiques encore parfois utiles (pour une console Wii, VGA pour un PC…).

Le Miracast est presque systématiquement supporté par les terminaux Android. Il est donc judicieux de vérifier si la HDTV supporte cette variation autour du Wifi Direct. Sachez cependant qu’un boîtier tel que le PTV-3000 de Netgear ajoute le Miracast à n’importe quel téléviseur. La différence avec le support natif de cette technologie sans fil viendra du fait qu’avec un boîtier externe, une entrée HDMI sera utilisée.

Le filaire reste le meilleur moyen de dupliquer l’écran de son terminal mobile sur un téléviseur. Les normes mises en oeuvre par les constructeurs sont le MHL et le SlimPort. De nombreux modèles disposent d’un port HDMI compatible avec le MHL.

C’est le MHL 3.0 qui va permettre de faire transiter des vidéos en 4K/Ultra HD via cette norme.

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