Critique

Black Mirror : On débriefe la saison 5

Smithereens

L'avis du Journal du Geek :
Série

Par Amandine Jonniaux le

Crédits Netflix

Particulièrement émouvant, ce deuxième épisode de Black Mirror a la particularité d’ancrer explicitement le récit à notre époque, plus précisément en 2018. Chris est chauffeur de VTC, et il n’a qu’une seule obsession : avoir une conversation avec Bill Bauer, le fondateur du réseau social à succès Smithereens. Après avoir pris en otage un des stagiaires de l’entreprise, le personnage, brillamment incarné par Andrew Scott finit par déclencher une crise mondiale sans précédent. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les raisons de son geste désespéré.

“Je l’ai lancé, mais je ne peux rien faire pour l’arrêter” – Billy Bauer, fondateur de Smithereens

Crédits Netflix

On ne vous apprendra rien en vous disant que le réseau social Smithereens est plus que largement inspiré de Facebook et Twitter, et que derrière le personnage de Billy Bauer on décèle l’ombre à peine dissimulée de Mark Zuckerberg. L’addiction aux réseaux sociaux, et ses conséquences parfois dramatiques dans nos vies est évidemment au centre de l’épisode, mais d’autres thématiques particulièrement actuelles sont aussi évoquées, comme l’épineuse question de l’utilisation des données personnelles des utilisateurs. Pendant la prise d’otage, les dirigeants de Smithereens parviennent à identifier Chris plus rapidement que les services de police grâce au numéro de téléphone relié à son compte utilisateur. Ce sont aussi eux qui réussissent à placer sur écoute le jeune homme, en détournant le microphone de son smartphone. Une situation qui fait évidemment écho aux nombreuses affaires auxquelles est régulièrement mêlé Facebook face à l’utilisation de ses données utilisateurs, mais aussi plus généralement tous les géants des GAFA.

Dernier point abordé dans cet épisode, et qu’il nous semblait important d’évoquer, la gestion des profils utilisateurs après leur décès. Une problématique qui touche tout particulièrement Facebook, puisque le réseau social comptera à moyen terme plus de morts que de vivants sur sa plateforme.