Critique

[Critique] Men In Black International : tous les codes de la série pour un opus réussi

L'avis du Journal du Geek :
Cinéma

Par Antoine le

Men In Black International sort dans les salles ce mercredi, avec Chris Hemsworth, Tessa Thompson et Liam Neeson. Un opus divertissant et visuellement impressionnant qui devrait plaire aux fans de la série, malgré une intrigue un peu maigre.

© Columbia

La franchise des Men In Black a accouché de son premier film en 1997. Devenu instantanément culte, Men In Black premier du nom a également posé un certain nombre de codes qui sont devenus des constantes dans les opus suivants. Ainsi, les fans de bestiaire intergalactique complètement loufoque et de technologie futuriste en auront leur argent : cette marque de fabrique de la série est restée omniprésente.

Niveau scénario, du Men in Black dans le texte: Molly, alias Agent M (Tessa Thompson) est une jeune femme qui a passé son enfance et son adolescence à tenter d’entrer au MIB. Elle finit enfin par atteindre son but au moment précis où l’agence ultra-secrète de lutte contre les menaces extraterrestres est remise à contribution. En effet, une force extraterrestre omnipotente, nommée la Ruche, se fait de plus en plus inquiétante.

Mais la plus grande menace ne vient pas toujours de l’endroit le plus évident, et l’agence est pour la première fois forcée de faire face à une menace en interne. Au point d’hypothéquer l’avenir de l’agence, et forcément, de l’univers entier. L’occasion d’aller jouer des coudes avec son nouveau binôme, l’agent H (Chris Hemsworth), aux quatre coins du monde, de Paris à Naples en passant par Marrakech. D’où le nom de cet opus, International. Rien d’absolument novateur en somme, mais loin d’être vide pour autant.

Quelques arcs de l’histoire sont refermés de manière assez abrupte, alors qu’ils auraient assez facilement pu être creusés. Cela nous laisse légèrement sur notre faim, mais pas autant que la scène finale. Gros regret du film, elle se révèle vraiment téléphonée, et n’offre aucun suspense ni vrai rebondissement.

Un casting convaincant et du spectacle à chaque scène

Le film reste tout de même divertissant. Chris Hemsworth est très bon dans le rôle de l’agent H : provocateur, légèrement prétentieux et tellement doué qu’il en devient insupportable, ses blagues potaches rythment le film dans la plus pure tradition des Men In Black.

Tessa Thompson est, elle aussi, convaincante dans son rôle de jeune surdouée impertinente qui a toujours réponse à tout. Liam Neeson, plus discret, ne fait pas vraiment d’étincelles. Il faut dire qu’il n’a pas spécialement été mis en valeur par la réalisation… Certains y verront peut-être un rapport à la polémique qu’il avait générée fin avril dernier et à la suite de laquelle des fans avaient demandé son retrait pur et simple du film.

Les Men In Black ont souvent été à la pointe de la technologie en termes de production, et ce nouvel épisode ne fait pas exception. La CGI est tout bonnement exceptionnelle, et ce tout le long du film.

Qu’il s’agisse d’aliens complètement farfelus, d’armes de haute technologie ou de véhicules ultra-perfectionnés, le constat est le même : la réalisation 3D est sensationnelle et parfaitement intégrée, du début à la fin. Un travail de titan qui ravira les mordus d’effets spéciaux. Mention spéciale à deux méchants, sur lesquels on en aurait volontiers appris davantage mais au look particulièrement réussi.

Notre avis

Un Men In Black dans son jus, au scénario un peu léger mais qui réussit à divertir pendant deux heures avec son bestiaire, ses effets spéciaux, ses scènes d’action intenses et ses blagues (très) potaches. Même si on est tentés d’être d’une infinie mauvaise foi, en disant qu’il manquera toujours quelque chose à un Men in Black sans Will Smith et Tommy Lee Jones.

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