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Cinéma social

Cinéma

Par Julien Paillet le

Les poings contre les murs (2013)

La prison fascine le public, et les films qui l’évoquent sont nombreux. Pourtant, peu d’entre eux arrivent à retranscrire l’atmosphère de la vie en cellule. C’est néanmoins le cas du long-métrage « Les Poings contre les murs », un des films chocs de l’année 2013.

Eric est un délinquant de 19 ans qui est envoyé dans une prison particulièrement difficile. En plus des surveillants et des autres détenus violents, il doit également faire face à son père, incarcéré depuis la majorité de son existence. C’est dans ce milieu particulièrement hostile qu’il va apprendre à connaître cet homme qui a réussi à survivre depuis toutes ses années. Malgré les dangers qui guettent, le jeune homme va travailler sur sa propre colère, en réalisant qu’elle est aussi sa pire ennemie.

Bien qu’il soit brutal, le film de David Mackenzie ne se complait jamais dans la violence. Ultra-réaliste, il laisse entrevoir un monde où les codes sociaux n’ont plus d’emprise sur la population. C’est pourtant au milieu de cette jungle que le personnage principal (excellent Jack O’Conell) va explorer une parentalité qu’il n’a jamais connue. Un uppercut filmique.

Looking for Eric (2009)

 

Tous les films de Ken Loach ont quelque chose, mais Looking For Eric a quelque chose en plus. En utilisant la forme du conte, le Britannique propose ici une vision burlesque des différentes questions sociales qui l’obsèdent.

L’occasion de découvrir l’histoire d’Eric Bishop, un postier qui frise la dépression malgré les efforts de ses collègues pour lui remonter le moral. Un soir des plus difficiles, il s’adresse au poster de son idole : Eric Cantona. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le célèbre attaquant des Reds va lui répondre. Mieux encore, il va l’aider à reprendre sa vie en main.

Donner le second rôle à l’ex-joueur de foot semblait être un pari audacieux, mais le Marseillais s’acquitte sans peine de la tâche face à un Steve Evets parfait travailleur désabusé. Assez proche des idées du réalisateur, Cantona insuffle un véritable rythme à ce duo tragi-comique qui parvient à nous toucher en plein cœur. En résulte un film pétillant et enjoué, qui privilégie la solidarité et l’humour à la désespérance. Peut-être pas le plus grand film de son auteur, mais toujours très recommandable.