Dossier

[Notre sélection cinéma] Ces biopics geeks qu’il faut avoir vus

Des ordinateurs et des hommes

Cinéma

Par Henri le

Steve Jobs

L’emblématique fondateur d’Apple a toujours intrigué, et on comprend pourquoi. Derrière sa brillante carrière se cache un homme caractériel, où le génie frôle parfois une forme de tyrannie. Si Jobs, sorti en 2013, était bien trop policé et glorifiait clairement le personnage, le film de Danny Boyle (notre critique) est nettement plus nuancé. Le réalisateur décide de sortir des sentiers battus en proposant plusieurs moments clés de la vie de Jobs, repartis sur les désormais célèbres keynotes de la firme.

Les dialogues signés Aaron Sorkin sont précis et incisifs et donnent à Michael Fassbender un rôle à la mesure de son talent. Les joutes verbales qui animent le long-métrage permettent de conserver un rythme bouillonnant, qui se rapproche de celui d’une pièce de théâtre. Probablement le film qui se rapproche le plus de l’esprit original de Jobs.

The Social Network

David Fincher sait à peu près tout filmer, mais il réalise un véritable tour de force avec The Social Network. En se penchant sur la création mouvementée de Facebook, l’Américain arrive à insuffler des éléments de thriller à une histoire qui ne s’y prêtait pas forcément. C’est aussi une plongée fascinante dans l’esprit de Mark Zuckerberg, interprété par un Jesse Eisenberg impeccable.

L’occasion de découvrir que dans le monde de l’informatique moderne, le sens du business est au moins aussi important que l’invention en elle-même. Le scénario et les dialogues d’Aaron Sorkin (encore lui) décortiquent habilement comment un esprit pourtant solitaire a pu créer la plus gigantesque plateforme de sociabilisation en ligne. Aussi intelligent qu’effrayant.

Les pirates de la Silicon Valley

Sorti en 1999, Les Pirates de la Silicon Valley est un téléfilm assez peu connu qui aura laissé un bon souvenir aux geeks de l’époque. Réalisé par Martyn Burke, ce dernier se focalise une nouvelle fois sur l’ascension de Steve Jobs, mais également sur celles de son meilleur ennemi, Bill Gates. On y découvre une époque foisonnante, où l’informatique grand public connait un essor considérable.

L’œuvre s’intéresse bien sûr aux caractères bien trempés des deux hommes, mais aussi à d’autres figures importantes, comme celle de Paul Allen, cofondateur de Windows. Noah Wyle et Anthony Michael Hall font du bon travail pour incarner ce duo de jeunes idéalistes, qui vont réussir à mettre des géants comme IBM et Xerox à leur pied. Un téléfilm presque historique et qui a plutôt bien vieilli.