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Comparatif : point par point, quelles différences entre l’iPhone X, l’iPhone 8 et l’iPhone 7 ?

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Par Gaël Weiss le

De l’A10 Fusion à l’A11 Bionic

Sur ce point, il n’y a pas eu de surprise, Apple a dévoilé une nouvelle puce pour ses trois nouveaux smartphones. Exit le A10 Fusion et place au A11 Bionic. Un changement de nom plus important qu’il n’y paraît, puisque ce SoC est une avancée importante pour les iPhone.

Commençons avec quelques données techniques brutes. L’A11 Bionic est une puce à six cœurs (contre quatre sur l’A10 Fusion) basé sur une architecture ARMv8 (64 bits) et gravé en 10 nm. Ces six cœurs se décomposent en deux cœurs hautes-performances (appelés Monsoon) et quatre cœurs basses-performances (appelés Mistral). L’A11 Bionic est accompagné d’un GPU à trois cœurs, d’un coprocesseur de mouvement M11 et de 2 (pour l’iPhone 8) ou 3 Go de RAM (pour l’iPhone 8 Plus et X).

Les promesses maintenant, et surtout ce que tout cela signifie. Selon Apple, l’A11 Bionic se montre plus performant de 25 % sur le cœur haute-performance et jusqu’à 70 % plus rapide sur les cœurs basses-performances. Son GPU est annoncé comme 30 % plus rapide que son prédécesseur. Si cette puce perd sa dénomination de « Fusion », c’est pour une bonne raison : ses six cœurs sont capables de fonctionner simultanément, ce qui n’était pas le cas de l’A10. Dernier point, l’A11 Bionic possède un système neuronal, « un composant conçu spécialement pour l’apprentissage automatique, c’est-à-dire un type d’intelligence artificielle (IA) qui permet aux ordinateurs d’apprendre de l’observation » indique Apple. « Il s’acquitte des tâches d’apprentissage automatique à la cadence ahurissante de 600 milliards d’opérations à la seconde et constitue la force motrice de nouvelles fonctionnalités innovantes telles que Face ID et les Animoji ».

Les Animojis, Face ID ou l’éclairage du mode Portrait sont assurés par le système neural de la puce A11 Bionic selon Apple.

L’A11 sera donc capable de passer rapidement de cœurs basses-performances pour les tâches peu gourmandes (les SMS, aller sur le web) aux cœurs hautes-performances pour les jeux ou des applications 3D. Le fait qu’il soit gravé en 10 nm doit également lui permettre de consommer moins d’énergie et donc d’économiser un peu plus la batterie. C’est en partie ce qui explique pourquoi Apple a réduit la capacité des batteries de ces nouveaux iPhone.

Une puissance démesurée… au service de la réalité augmentée ?

Les premiers benchmarks de cette nouvelle puce sont vraiment très impressionnants. Sur Geekbench, les premiers scores parus laissent entendre que ce SoC est désormais plus puissant que les Core i5 de septième génération des MacBook Air et MacBook Pro de 2017 !

L’un des premiers Benchmark de l’iPhone X comparé à des laptops de 2017. Crédit image :

À quoi servira toute cette puissance ? À beaucoup de choses et pour commencer aux applications en réalité virtuelle. C’est le nouveau cheval de bataille d’Apple, qui a déjà montré les possibilités alléchantes de cette technologie : afficher en temps réel les constellations d’étoiles dans le ciel, jouer à des jeux de stratégie en temps réel sur la table de son salon ou encore afficher des informations sur des joueurs présents dans un stade. Cette puissance est également utilisée par l’appareil photo pour les effets de lumières ou encore par le capteur frontal de l’iPhone X pour mieux détecter les visages. Une synergie hardware/software qu’Apple maîtrise bien mieux que n’importe lequel de ses concurrents.

Les premiers jeux en réalité augmentée devraient apparaître sur les nouveaux iPhone dans les prochains mois.