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[Dossier] Le futur, c’était mieux avant ? La dystopie à Hollywood

Solitude, tristesse intellectuelle, pauvreté

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Par Feel le

Ken, Ken ! Survivant de l’enfer !

Sur une note plus positive (non j’déconne), on trouve des œuvres dans lesquelles l’homme s’est éliminé tout seul, comme un grand, sans l’aide de personne. En tête du classement des méthodes d’auto-destruction, on a la bombe nucléaire, championne toutes catégories, suivie de près par le virus créé par l’homme, le genre qui provoque un peu plus que rougeurs et démangeaisons. Toutefois, ces deux thèmes sont très liés, puisqu’ils font appel à la même peur primale, celle d’être sans défense face à une force de destruction dépassant l’entendement.

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Cette « peur de l’atome » n’est pas nouvelle, puisqu’on la doit à nos grands amis les Américains, et à leur gigantesque feu d’artifice surprise organisé à Hiroshima (puis Nagasaki, vu le succès du premier), en 1945. De là, naîtra d’ailleurs Godzilla quelques années plus tard, allégorie des bombardements dont le peuple Japonais ne se remettra jamais vraiment.

Fait intéressant, l’adaptation cinématographique originale (1968) de La planète des singes, le roman de Pierre Boulle, a choisi d’apporter un twist dystopique devenu culte à cette « simple » critique sociale sur fond de SF. Le monologue final de Charlton Heston retentit encore aujourd’hui, et semble même plus que jamais annonciateur d’un avenir on ne peut plus proche.

Films de référence sur le thème post-apocalyptique :

Tristesse intellectuelle

Mais en matière de dystopie, il n’y a pas que des histoires pleines d’explosions qui plairaient à Michael Bay. Car si dans un futur utopique, tout le monde est beau, gentil, intelligent et sent bon, ça n’est pas vraiment la direction que nous semblons être en train de prendre. Le nivellement par le bas est malheureusement une réalité quotidienne et l’exemple parfait de la comédie qu’il aurait fallu prendre au sérieux est Idiocracy. Dans ce film, un militaire un peu crétin se réveille 500 ans dans le futur, pour découvrir qu’il est -de loin- l’homme le plus intelligent du monde.

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Notre société étant, dans ce futur TOTALEMENT IMAGINAIRE, constituée de demeurés végétant devant leur poste de télévision, gouvernés par un abruti fini, préférant les jeux du cirque à l’idée de redresser son pays. Ça vous rappelle des faits réels ? C’est normal. Pourtant, s’il y a bien un futur dystopique qu’on pourrait éviter si on se mobilisait tous, c’est bien celui-ci. Lisons, documentons-nous, cessons de croire tout ce que les media de masse essayent de nous faire constamment avaler. Et plutôt que d’utiliser la violence, combattons à l’aide de notre cerveau. Tant qu’il fonctionne encore un peu…

Films de référence sur le thème de la misère intellectuelle :

« C’est toujours sur les pauvres gens, que tu t’acharnes obstinément »

Si vivre dans un monde entouré de voisins zombifiés par la télévision terrifie certains d’entre nous, d’autres sont plus effrayés par l’idée de pauvreté financière extrême. Ça tombe bien, c’est un des thèmes les plus souvent abordés dans les œuvres dystopiques, parce qu’un des plus faciles à comprendre. Quand on est défini par ce qu’on possède, que se passe-t-il quand on ne possède plus rien ? Alors les moyens pour y arriver sont légion, mais le résultat est généralement le même : les gens n’ont plus rien et doivent s’entretuer pour un morceau de pain. La vie à Moscou dans les années 90, quoi.

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Notons tout de même qu’une sous-catégorie des films sur ce thème choisit de n’appauvrir qu’une partie de la population (environ 99%), pour l’enrichissement du pour cent restant. Des films comme Soleil Vert ou Elysium, dans lesquels le prolétaire n’a plus que trois droits : Travailler comme un forcené, consommer ce qu’on lui dit de consommer, et fermer sa bouche.

Films de référence sur le thème de la misère sociale :