Dossier

[Dossier] Histoire, lieux, personnages… on récapitule tout ce qu’on sait sur Star Wars Rogue One

Sur le film en lui-même

Cinéma

Par Pierre le

Rogue One, c’est une histoire qui approfondit l’univers de Star Wars mais c’est surtout un gros pari de Disney, nouveau propriétaire de Lucasfilm. En effet, c’est le premier d’une longue liste de spin-off qui viendront s’intercaler entre les épisodes numérotés.

13

Mais c’est quoi la différence ? Les épisodes numérotés suivent les péripéties de la famille Skywalker (Anakin, Luke et Kylo), tandis que les spin-off s’intéressent à d’autres personnages pour des aventures plus intimes. De même, si les films classiques respectent une certaine continuité, les spin-off s’autorisent des allers et retours dans le temps, comme c’est le cas pour Rogue One.

Tout commence en 2012…

Tremblement de terre dans le monde du divertissement en octobre 2012 : Disney rachète Lucasfilm à George Lucas pour quatre milliards de dollars. En officialisant la chose, Disney annonce la mise en chantier d’un septième volet, que les fans n’espéraient plus (Lucas ayant affirmé ne plus vouloir faire de Star Wars). Pas un mot sur les spin-off, qui seront annoncés quelques mois plus tard, en février 2013.

Rogue One est vite pris en main par Disney qui nomme des scénaristes, un réalisateur ainsi que des acteurs (c’est logique, pour un film…). En 2015, le tournage se déroule dans les studios de Pinewood, à Londres, sous la houlette de Gareth Edwards. Avant même les prises de vue, un premier teaser avait été dévoilé à la Comic-Con de San Diego en juillet.

Fin 2015, l’actualité de Rogue One a été effacée par le raz de marée Le Réveil de la Force. Mais le film est revenu sur le devant de la scène en avril avec un premier trailer.

S’en est suivi un making-of en juillet.

Puis un deuxième trailer en août.

Et un en octobre.

Enfin, le dernier trailer a été publié le 28 novembre :

Les gens derrière le film

Rogue One n’est pas un film au rabais pour Disney. La firme de Mickey a en effet constitué une équipe solide pour donner vie à ce premier spin-off. Petit tour d’horizon des noms à retenir :

Gareth Edward, le réalisateur :

gareth

Britannique de son état, Gareth Edwards a été choisi par Disney pour son statut de star montante d’Hollywood. Après quelques documentaires et un téléfilm sur Attila pour la télévision anglaise, il se lance dans la réalisation de son premier long-métrage en 2010.

Une expérience où Edwards fait l’homme orchestre, à la fois réalisateur, scénariste et directeur de la photographie. Il accouche ainsi de Monsters, film au budget modéré qui jouit d’un certain succès critique et commercial.

Legendary lui confie alors la réalisation du reboot de Godzilla, qui sort en 2014. Même si les critiques n’ont pas encensé le film, son sens de la mise en scène et sa manière d’exprimer le gigantisme à l’écran impressionnent. C’est sans doute ce détail qui a convaincu Disney de lui donner les rênes de son Rogue One.

Gary Whitta, John Knoll et Chris Weitz, les scénaristes

Derrière l’histoire de Rogue One, trois hommes. Knoll, surtout connu pour avoir créé Photoshop, a longtemps travaillé dans le monde des effets spéciaux (notamment sur tous les épisodes de la prélogie, sur différents Star Trek et les Pirates des Caraïbes). C’est lui qui signe l’histoire de base, avant d’être aidé par deux plumes.

Gary Whitta, c’est le nom le plus connu de ce trio. Scénariste aussi bien au cinéma (After Earth, Le livre d’Eli) qu’à la télévision (Futurama, Star Trek Voyager) en passant par le jeu vidéo (Gears of War, Duke Nukem Forever), il peaufinera le script en compagnie de Chris Weitz. Weitz est lui connu pour avoir réalisé Twillight 2 (tout le monde fait des erreurs) et American Pie ou pour avoir écrit Fourmiz, Cendrillon ou Pour un Garçon. Il passe quelques fois devant la caméra puisqu’on a pu le voir dans Mr and Mrs Smith ou dans son American Pie.

Michael Giacchino, le compositeur

3d79346ea93a59f7dbcbeb365edf85629c25a465

La musique, dans Star Wars, c’est important. Très important. Et pour la première fois dans l’histoire de la franchise, un film live ne sera pas composé par l’éternel John Williams. Ici, c’est Michael Giacchino qui s’occupera de la partition.

Et Giacchino, c’est un monsieur bien connu de la maison Disney. En effet, il a travaillé sur les musiques de Zootopie, de Tomorrowland, de Ratatouille, Vice Versa, John Carter… Hors Disney, c’est lui qui a également travaillé sur tous les films d’Abrams, dont les deux Star Trek. Néanmoins, il avait cédé la place à Williams pour Le Réveil de la Force. Finalement, il l’aura eu, son Star Wars.

Et la présence de Michael Giacchino était loin d’être acquise. En effet, le français Alexandre Desplat avait été embaûché pour le film. Néanmoins, les reshoots (nous en parlerons dans la suite), ont quelque peu bousculer l’agenda et le français a du abandonner pour une question de calendrier. Annuler sa participation à un Star Wars… Quand même…

Felicity Jones, l’actrice principale

Rogue One: A Star Wars Story(Felicity Jones)Ph: Film Frame©Lucasfilm LFL

Véritable atout de ce spin-off, Felicity Jones tient pour la première fois le premier rôle dans un blockbuster d’envergure. Elle s’est fait connaître très jeune dans la série Amandine Malabul, y jouant une gamine insupportable. Puis, elle a enchaîné les petits rôles dans différents films et séries. Nous l’avons notamment vue dans Doctor Who, Girls ou même Amazing Spider-Man 2.

Mais en 2014, c’est la consécration. L’actrice britannique décroche un Oscar pour son rôle dans La Merveilleuse Histoire du Temps, où elle joue la femme de Stephen Hawking. Ron Howard lui donnera un rôle dans Inferno, le troisième volet de la saga Da Vinci Code. A 33 ans, elle décroche le premier rôle dans Star Wars Rogue One.

C’est quoi cette histoire de reshoots ?

Pour un film Hollywoodien, réaliser des reshoots, ou des prises de vues additionnelles, ce n’est pas quelque chose de rare. Pourtant, lorsque Rogue One a connu un nouveau tournage de quelques semaines, la folie s’est emparée d’Internet. Et l’inquiétude, aussi. Une inquiétude renforcée par la catastrophe Suicide Squad, lui aussi ayant bénéficié de reshoots.

chewie-comic

Mais faut-il vraiment s’inquiéter ? Il n’y a pas de raisons.

En réalité, les reshoots ne changent pas drastiquement un film, puisqu’ils servent avant tout à corriger les derniers défauts, à ajouter du liant entre les scènes ou même à ajouter du temps à certains personnages. Fait amusant, les effets des reshoots sont visibles dès la deuxième bande-annonce, notamment avec le personnage de Saw. Des changements capillaires, notamment.

Images du premier teaser :

screenshot-1

Images de la bande annonce d’août : MAGIE ! DES CHEVEUX !

screenshot-2

Les cheveux, c’est bien, mais ce n’est pas le cœur du problème. Les reshoots ont été réalisés pour rendre le film plus fun, plus léger, selon les premières rumeurs qui évoquaient également des projections test catastrophiques. Néanmoins, Edwards est revenu rapidement sur le problème dans les colonnes d’Entertainment Weekly, expliquant que ces prises de vues additionnelles, supervisées par Tony Gillroy, étaient prévues avant même le tournage principal et que le ton du film resterait sombre. Sur ce dernier point, la chose a été confirmée par le dernier trailer en date.

Et le montage ? Certains évoquaient un Edwards dépossédé de son oeuvre sur cet aspect, comme ce fût le cas pour Suicide Squad. Néanmoins, les choses sont différentes sur Rogue One.

Le montage a bien été confié à Tony Gillroy (vous savez, le gars des reshoots), mais pas totalement. En effet, il a collaboré avec Edwards sur le montage du film. Et les deux bonhommes se connaissent bien, puisqu’ils avaient déjà collaboré ensemble sur le film Godzilla.

Faut-il donc s’affoler de tant de péripéties ? Pas vraiment. Chaque film, qui plus est un blockbuster, passe entre des dizaines, voire des centaines de mains avant d’arriver dans les salles. Les reshoots peuvent être salvateurs, pour rendre un film cohérent, ou au contraire le rendre plus bordélique. Pour le cas Rogue One, il faudra attendre de voir le film pour juger.

Et l’avis de Gareth Edwards, dans tout ça ? Le réalisateur a tenu à rassurer les fans lors de notre interview :

(Les reshoots) c’est plutôt normal en fait. Même pour Monsters, mon premier film, nous avons tourné une grande partie du film puis nous sommes revenus pour les détails. Ça a toujours fait partie du plan et je pense que la réalisation de films est maintenant moins linéaire avec toute la technologie. (…) Et le film qui va sortir est le film que nous avions imaginé au tout début.