Dossier

[Dossier] Les meilleurs films d’horreur asiatiques

Des frissons...

Cinéma

Par Henri le

Ring (1997)

Ring

Le premier Ring fait aujourd’hui partie des classiques du cinéma japonais. La mise en scène est sobre, mais le récit, subtil mélange de thriller et de paranormal, a très bien vieilli. L’utilisation retenue d’effets spéciaux permet de se focaliser sur l’atmosphère, qui n’a, elle, pas subi les affres du temps.

Le long-métrage introduit la figure de Sadako, une jeune fille monstrueuse qui s’attaque à tous ceux ayant visionné une étrange cassette vidéo. Son apparence est aujourd’hui devenue emblématique du cinéma d’épouvante, au même titre que Freddy ou Ghostface, le tueur en série de la saga Scream. Le film a d’ailleurs connu un vrai succès d’estime en Europe, où le public des années 2000 semblait se lasser de la production plus gore venant d’Amérique. Cet engouement rouvrira la brèche des films de genre asiatiques, qui sont sortis de manière plus régulière dans les années qui ont suivi.

The Strangers (2016)

Les précédents films de Na-Hong Jin (The Chaser, The Murderer) ont toujours su trouver un public varié, mais The Strangers pourrait en perdre quelques-uns en route. S’il prend une bonne demi-heure à se mettre en place, le long-métrage décolle à un niveau rarement atteint dans le cinéma coréen. L’action pure laisse place à un patchwork des genres déstabilisant.

Le tout commence comme une enquête sérieuse pour se transformer en un film surnaturel, où bouillonnent les mythes et légendes des pays asiatiques. Le tout est enrobé dans un soupçon de religion. Une proposition de cinéma visuellement ébouriffante à laquelle on pense longtemps après visionnage. Une expérience mystique, que tous les amateurs de films asiatiques se doivent d’avoir vus.

Kairo (2001)

Kairo 2 (1)

Kairo est sans doute le plus grand film de Kiyoshi Kurosawa. Il se démarque lui aussi par la simplicité de son récit tout en capturant l’essence d’une époque. Avant son suicide a priori inexplicable, un informaticien laisse une disquette contenant un virus d’un nouveau genre. Ce dernier a en effet le pouvoir de modifier le comportement des victimes, qui sont de plus en plus nombreuses à disparaitre après avoir vécu d’étranges visions.

Comme la majorité des autres films de cette liste, Kairo privilégie l’atmosphère et les bruitages plutôt que les jumpscares. Les plans sont toujours sombres, parfois encombrés d’objet, et poussent le spectateur à être attentif aux détails. Ici, l’avènement de l’informatique est vu comme une sorte de malédiction, qui écarte les gens plutôt que de les rapprocher. Cet outil si utile au quotidien pourrait-il rendre amorphes les populations… Jusqu’à les transformer en fantôme ? Vous l’aurez compris, Kairo suscite peur et réflexion.