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[Dossier] Saga Halloween : le classement des films du pire au meilleur

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Cinéma

Par Julien Paillet le

Halloween : 20 ans après, il revient (1998)


Vingt ans après les incidents survenus à Haddonfield, Laurie Strode vit désormais sous une fausse identité. Celle de Keri Tate. Enseignante dans un lycée privé en Californie, et mère d’un fils du nom de John, elle passe son temps à être obsédée par son passé traumatisant et à s’inquiéter. Mais alors que le 31 octobre approche, John décide de s’émanciper en organisant la fête d’Halloween en dépit des avertissements de sa mère. Au même moment, Michael Myers réapparait. Le début des tueries reprend alors.

Après plusieurs épisodes à essayer de refaire inlassablement le même film à chaque fois en un peu plus ringard, Halloween : 20 ans après, il revient dépoussière le mythe en faisant revenir le personnage de Laurie Strode/Jamie Lee Curtis. Une excellente idée, qui permet un retour aux fondamentaux salvateurs en même temps qu’une réelle suite aux deux premiers volets. En découle une bande très efficace, qui réussit à mêler drame psychologique (la relation Laurie-John) et slasher moderne (le dernier quart d’heure est dément). Le tout solidement emballé par la caméra de Steve Miner, l’artisan responsable des excellents Warlock et Lake Placid. Seul ombre au tableau : le masque et la coupe de cheveux atroce de Michael Myers. « Nobody’s perfect » comme disait John E. Brown.

Halloween 2 (1981)


Suite directe du tout premier épisode, le prologue d’Halloween 2 se permet même d’en montrer les dernières minutes pour ensuite poursuivre son récit pratiquement en temps réel. Tout juste rescapée de sa violente confrontation avec Michael Myers, le spectateur retrouve ainsi Laurie Stroode en plein repos à l’intérieur de l’hôpital d’Haddonfield. De son côté, le docteur Loomis assiste à la mort supposée du psychopathe. Dans la rue, face à lui, un homme vêtu d’un masque blanc se fait renverser par une voiture de police qui percute un camion et prend feu. Si les autorités voient là la fin du cauchemar, Loomis reste persuadé que Myers est toujours en vie. La suite de la nuit lui donnera bien évidemment raison.

Si le maître responsable de l’opus original ne se trouve cette fois plus au commande de la réalisation, celui-ci continue en revanche d’occuper les postes de scénariste, compositeur et producteur. Voilà sans doute ce qui permet à ce Halloween 2 d’être plus qu’un simple copycat de son prédécesseur. Avec son ambiance nocturne ultra immersive, son twist scénaristique célèbre et sa musique une fois de plus hypnotique, cette deuxième aventure demeure encore aujourd’hui comme l’une des plus solides de la série à défaut d’être aussi inventive que son insurpassable modèle.

Halloween (1978)


Lors de la nuit d’Halloween 1963, un jeune enfant du nom de Michael Myers tue violemment sa sœur aînée. Quinze ans plus tard, il s’échappe de l’asile psychiatrique dans lequel il était interné et retourne sur les lieux de son crime. L’assassin décide alors de s’en prendre aux adolescents de la ville.

Premier volet de la saga, le Halloween réalisé par John Carpenter n’est pas uniquement le meilleur opus de la série qu’il aura engendrée. Il est aussi un véritable chef-d’œuvre du genre. Inventeur du slasher moderne avec le Black Christmas de Bob Clark sorti quatre ans plus tôt, le film du metteur en scène de New York 1997 révolutionne l’horreur cinématographique grâce à son boogeyman iconique et la limpidité de son récit. Fabuleusement mis en scène de surcroît, cet épisode augural de la franchise marque également les esprits de par son simple concept aussi épuré qu’efficace : des jeunes gens traqués par un tueur invincible qui les décime les uns après les autres. Derrière ce schéma qui deviendra par la suite la formule de tout un pan de la production cinématographique horrifique moderne (Vendredi 13, Scream), se cache en vérité une allégorie de l’une des plus grandes angoisses humaines. Dans Halloween, Myers s’apparente en effet, d’un point de vue analytique, comme une personnification de la mort. Celle-là même qui finit toujours par nous rattraper, telle une ombre lancinante, sans visage, et absurde.