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[Dossier] Solar Impulse : histoire et avenir de cet avion fou qui vole à l’énergie solaire

Fonctionnement du Solar Impulse

Le Solar Impulse est forcément particulier à piloter puisqu’il nécessite un « éco-pilotage » avec « éco » pour économique.

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La raison est simple : en journée, les panneaux rechargent les batteries qui alimentent les moteurs. Mais lorsque la nuit arrive, les panneaux ne rechargent plus rien. Or, l’énergie embarquée dans les batteries ne permet pas d’alimenter les moteurs pendant TOUTE la période nocturne.

Les ingénieurs ont donc planché sur la question afin d’assurer un vol continu de 5 jours consécutifs. La solution est intéressante :

Pendant la journée, l’avion monte en continue tout en rechargeant les batteries pour atteindre 28 000 pieds d’altitude (8500 mètres). La cabine n’étant pas pressurisée, les pilotes utilisent un masque à oxygène passée une certaine altitude.

La nuit venue, l’appareil entame une descente lente et continue jusqu’à atteindre 6500 pieds. Les batteries sont légèrement sollicitées pour faire tourner lentement les hélices, afin d’éviter le crosswind.

A 6500 pieds, le pilote active à nouveau les moteurs. Bah oui, il ne faut pas descendre plus bas ni aller trop lentement (sinon c’est le crash). Durant l’aube, le pilote maintient l’altitude stable, puis une fois la lumière à nouveau présente, il repart sur une ascension jusqu’à atteindre 28 000 pieds, ascension durant laquelle les batteries se rechargent.

Voici le graphique complet du vol continu éffectué par Bertrand Piccard durant sa traversée de l’Atlantique :
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