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[Dossier] X-Men : Bryan Singer a-t-il changé le monde ?

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Dossiers / Comparatifs

Par Feel le

Si la volonté première de Marvel a très certainement été financière, dans l’idée d’attirer tout un nouveau public, en proposant un univers qui démarre de zéro, avec des codes redéfinis, une ambiance plus contemporaine et des ennemis moins pittoresques, l’univers Ultimate a permis à Marvel d’étoffer encore plus le Marvel Universe en proposant quelques histoires épiques, et des versions remises au goût du jour de la plupart des personnages les plus célèbres. Dès lors, si l’on analyse les relations de cause à effet, on comprend que sans les X-Men de la Fox et donc sans Bryan Singer, il n’y aurait certainement pas eu l’univers Ultimate. Et sans l’univers Ultimate, il y a très peu de chances que Marvel se soit lancé dans des adaptations comme Iron Man, Captain America ou les Vengeurs. Pas non plus de Deadpool ou de série Daredevil, ou en tout cas pas avec cette exigence de production et de réalisation. Alors même si ça en dérange certains, nous ne pouvons que remercier Bryan Singer d’être (in)directement à l’origine de l’âge d’or cinématographique des super héros.

Monde alternatif

L’erreur que peuvent faire de nombreux fans lorsqu’ils vont voir une adaptation de comics au cinéma, c’est de se méprendre sur la définition même de l’adaptation. Hormis Watchmen et le premier Sin City, les adaptations copier/coller archi-fidèles au medium original sont tout de même hyper rares. Les libertés prises par les scénaristes et/ou les réalisateurs vont parfois au-delà de ce que l’on est habitué à voir en tant que fan, et sont de deux ordres : soit une incompréhension totale et une méconnaissance absolue du personnage ou de la série originale, soit un désir de s’affranchir de l’œuvre de départ et d’y apporter une touche personnelle. Et ce n’est pas toujours la première qui donne les pires résultats. Par exemple, ne pas comprendre ce qu’est vraiment Superman peut amener à quelque chose comme Man of Steel. Maîtriser son sujet mais vouloir par contre apporter sa touche personelle donnerait quelque chose comme le Superman de Tim Burton (dont nous vous parlerons prochainement dans un dossier spécial). Pourtant, le Superman de Snyder a bien fonctionné, alors que celui de Burton, qui aurait pu être incroyable, a été jeté aux oubliettes. Comme quoi.

Tout ça pour dire que parfois, un regard neuf sur une œuvre aussi majeure que les X-Men, présenté à l’aide d’un medium différent, peut avoir des avantages insoupçonnés, aussi bien pour l’éditeur, que les fans les plus sceptiques (non, pas comme des fosses). Et qu’on aime ou pas le travail de Singer sur les X-Men, force est de constater qu’il a pu nous permettre de voir des mutants coller des pains sur écran géant à tout un tas de super vilains. Et ça, vu comme ça a fait avancer le shmilblik, ça n’a pas de prix. Enfin si, celui d’une place de cinéma, d’un DVD ou d’un Blu-ray.

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Et demain ?

Pour finir sur Singer et sa vision des X-Men et du X-Verse, il semble que l’on n’ait pas tout à fait fini d’en entendre parler. S’il est fort possible que X-Men Apocalypse soit un peu le chant du cygne en matière de films sur l’équipe principale (en attendant un possible X-Force), nous savons déjà que Bryan Singer va être producteur d’un show X-Men pour la télé et d’une série X-Men, annoncés respectivement pour 2016 et 2017, et qu’un troisième spin-off Wolverine devrait très bientôt venir clore le chapitre des mutants du professeur Xavier au cinéma. Bryan Singer n’a donc pas dit son dernier mot et, même si tous les fans des X-Men ne partagent pas sa vision, nous pouvons tous le remercier pour le travail qu’il a fait pour cette bande de rejets de la société, en leur donnant une visibilité universelle, et un casting sympa pour les immortaliser. Dans trente ans, quand vous irez au cinéma pour voir la sortie de film de super héros du mois avec votre petit-fils, vous pourrez lui dire que papy/mamie était là quand les films de super héros ont changé le monde… et la vie du nerd que vous étiez.