Dossier

[La sélection de la rédaction] Les 10 films et séries à voir en janvier sur Netflix

Des films

Cinéma

Par Mathieu le

No Country for Old Men (13 janvier)

L’Oscar du meilleur film 2008 est forcément à voir au moins une fois. Réalisé par les frères Coen, le long-métrage nous transporte dans un Texas poussiéreux et grisâtre dans lequel l’exceptionnel Javier Bardem (Anton Chigurh) livre une interprétation pleine d’éclats. On suit ici l’histoire de Llewelyn Moss (Josh Brolin), un homme tombé là au mauvais moment et qui découvre une camionnette pleine de corps sans vie et une mallette avec deux millions de dollars. Il ne sait pas encore à qui cet argent appartient et va devoir vite comprendre, avec l’aide du vieillissant Shérif Bell (Tommy Lee Jones), s’il veut survivre. Un thriller poignant, reflet d’une société où le mal croise le bien via différents chemins.

Dragon Ball Z : Fusions & Le Poing du Dragon

Deux excellents OAV Dragon Ball Z pour le prix d’un. Alors que les deux récents longs-métrages « Battle of Gods » et « La résurrection de F » sont déjà disponibles sur la plateforme de SVoD, c’est au tour de deux grands classiques, très appréciés des fans, de faire leur arrivée. Il faut se rappeler que ces animés sont arrivés ensemble en France, au cinéma, sous le nom de « Dragon Ball Z : le film » et étaient diffusés l’un après l’autre. Dans Fusions, on peut suivre l’affrontement de Gokû et Vegeta face à Janemba, un monstre purement maléfique né suite à une catastrophe en Enfer. On découvre ainsi la fusion Gogeta, qui est depuis cet OAV restée très appréciée des amateurs de la série. Le Poing du Dragon est lui le seul des deux à avoir été écrit, et supervisé, par Akira Toriyama lui-même. On fait ainsi la connaissance de Tapion, un personnage énigmatique qui cache un terrible secret. Gokû, Gohan, Vegeta et cie vont ainsi devoir faire équipe avec leur nouvel allié afin de battre le géant Hildegarn. Ce dernier OAV est l’un des rares à pouvoir se situer chronologiquement dans l’œuvre de Toriyama puisqu’il se déroule quelques semaines après l’affrontement contre Bou. Les deux animés profitent de dessins de qualité et un soin particulier a été apporté aux animations ce qui avait particulièrement plu, à leur sortie, il y a déjà près de 23 ans.

Le Terminal

Steven Spielberg retrouve ici son acteur fétiche, Tom Hanks, et s’inspire d’une incroyable histoire vraie. On suit ainsi l’histoire de Viktor Navorski, un touriste qui atterrit à l’aéroport JFK de New-York, comme des milliers d’autres chaque jour. Seul problème : le gouvernement de son pays, la Cracozie (inventé pour le film) a changé depuis son départ. Et il n’est pas autorisé à y retourner. Il doit donc apprendre à vivre dans l’aéroport puisque les portes des États-Unis lui sont également fermées. Viktor devient donc un apatride et va tenter de vivre sa vie, même bloqué dans son terminal. Cette comédie dramatique, devenue un classique rapidement après sa sortie, vaut le coup d’œil, ne serait-ce que pour l’interprétation, une fois encore impeccable, d’un Tom Hanks plus que talentueux.

L’étrange Noël de Monsieur Jack

Beau, sombre et poétique, L’Étrange Noel de Monsieur Jack est la vision toute burtonienne de Noël. Ou quand le « Roi des citrouilles » de la Fête des Morts de la ville d’Halloween, Jack Skellington, entreprend de prendre la place du Père Noel… Si ce film n’est pas réalisé par Tim Burton, alors retenu sur le tournage de Batman, Le Défi, mais par Henri Selick, l’animation en volume (stop-motion) de L’Étrange Noël de Mr. Jack en porte néanmoins l’empreinte. Adapté d’un poème de Tim Burton, rédigé au début des années 80 alors qu’il travaillait encore comme animateur pour les studios Disney, le long-métrage a nécessité pas moins de trois ans de tournage. Un conte musical qui n’a pas pris une ride malgré ses 25 ans.

Polisse

Le film coup de poing de Maïwenn, sorti en 2011 et qui a été nominé dix fois aux Césars. Si son casting seul pourrait convaincre de vous laisser tenter (géniales Karine Viard et Marina Foïs, extraordinaire Joey Starr), c’est surtout son propos et sa mise en scène qui en font une œuvre à part. On suit le quotidien de policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) entre arrestations et auditions. Face à des comportements déviants et parfois méprisables, ces hommes et femmes se doivent de faire régner la justice et la paix, dans un monde loin d’être rose où l’impensable donne l’impression de revenir chaque jour. Au-delà du thème qu’il aborde, Polisse est aussi incroyablement intelligent dans sa façon de dépeindre les situations et ses personnages, notamment en ce qui concerne les relations entre collègues dans un milieu si difficile. Une pépite du cinéma français.

The Raid 2

Considéré, certainement à juste titre, comme l’un des meilleurs films d’action de tous les temps, le second épisode d’une trilogie initiée en 2012 par Gareth Evans a beaucoup fait parler. On y suit l’histoire de Rama, un jeune policier de Jakarta qui, après les évènements troublants du premier acte, va cette fois devoir infiltrer un syndicat du crime où la guerre règne entre la mafia indonésienne et les yakuzas. Il se fait alors passer pour un voyou nommé « Yuda » et va en prison dans l’unique but de gagner la confiance d’Uco, fils du magnat du crime indonésien. Au-delà de nous proposer une vision rarement vue de la corruption et de la criminalité qui domine le pays, The Raid 2 présente surtout des scènes d’action sublimes chorégraphiées avec minutie. On a le souffle coupé durant les 2h30 de projection et on prend un véritable plaisir coupable à voir le héros, Rama, donner des leçons a des ennemis de plus en plus coriaces. Un classique instantané que les amateurs d’arts martiaux ne peuvent qu’apprécier à sa juste valeur.

A Most Violent Year

New York, années 80. Abel Morales, un entrepreneur scrupuleux spécialisé dans la livraison de fioul domestique, est en pleine ascension. Son entreprise devient alors la cible régulière de braqueurs de camions, en même temps que la justice américaine cherche à le coincer pour mauvaises pratiques. Abel Morales et Anna, son épouse, vont devoir faire front pour défendre leur probité auprès des autorités américaines sans pour autant céder à la violence face à ceux qui les attaquent. Décevant au box-office (un peu plus de 12 millions de recettes pour un budget de 20 millions de dollars) et relativement discret lors de son passage en salles (en France, le 31 décembre 2014), A Most Violent Year est une de ces pépites injustement méconnues. J.C. Chandor (Margin Call) réussit un véritable tour de force en installant puis en conservant une vraie tension tout au long du long-métrage et ce, sans user de la violence. Mention également à l’excellente prestation des acteurs principaux, Oscar Isaac et Jessica Chastain, convaincants.