Dossier

Les meilleurs films et séries comiques à voir sur Netflix en ce moment

Cinéma

Par Henri le

Rire, c’est bon pour la santé. Tous les médecins le disent ! Ça tombe bien, Netflix propose de nombreuses comédies. Mais elles ne se valent pas toutes… Alors, suivez le guide !

Le catalogue français des films de Netflix est loin d’égaler son homologue américain. Mais on y trouve tout de même de nombreux longs-métrages qui valent le détour (et quelques chefs-d’œuvre quand même). Après s’être focalisé sur les films de science-fiction, d’horreur, de fantastique, nous tacherons cette fois-ci de vous redonner le sourire. La vie n’est certes pas toujours amusante, mais certains films arrivent toujours à nous remonter le moral.

Nous vous avons donc concocté une sélection comprenant quelques grands classiques et des films plus récents à voir en ce moment sur Netflix. On ne sait jamais exactement quand ces derniers disparaissent de la plateforme, alors dépêchez-vous !

Les Trois Frères

On ne va pas vous citer que des grands classiques, mais il est  impossible de ne pas évoquer « Les Trois Frères ». Tout simplement, car il s’agit du meilleur film des Inconnus (et de loin) et, car il a démocratisé de nombreuses répliques cultes.

Réunis par un héritage qu’ils n’attendaient pas, trois demi-frères vont devoir apprendre à se connaitre. Le problème, c’est que malgré leurs différences sociales évidentes, aucun d’entre eux ne dispose d’une vie si rangée que ça. Et quand un jeune bambin fait son apparition et qu’ils comprennent que l’un d’entre eux est le père, tout ne va faire qu’empirer.

Réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan, le film conserve une certaine jeunesse et se veut un condensé des meilleures blagues de nombreux spectacles parus auparavant. Le talent des trois amis lui permet de conserver un rythme devenu rare dans les comédies françaises actuelles. Il n’était pourtant pas facile de passer deux après l’excellent Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré !

Dikkenek

Dikkenek est l’un des plus beaux OFNI du cinéma, et la comédie phare de toute une génération de jeunes belges. Regroupant un casting étonnement solide, cette digression en plein cœur de Bruxelles et de sa région n’a ni queue ni tête… Mais se révèle absolument inoubliable.

C’est aussi et surtout ce film qui a permis aux spectateurs de découvrir le génial Francois Damiens. Sous les traits de Claudy Focan, directeur des abattoirs d’Anderlecht, le comédien livre une prestation hilarante, qui l’a suivi longtemps dans sa carrière (avec ses inénarrables caméras cachées).

Mention spéciale aux seconds rôles comme Florence Foresti et Jérémie Renier, qui renforce l’aspect loufoque de l’ensemble. Un long-métrage dont on se demande encore comment il a pu voir le jour. Tant mieux !

Dodgeball / Même pas mal !

Et les Américains dans tout ça ? Si Netflix ne propose plus les très sympathiques Tonnerre sous les Tropiques, la plateforme conserve tout de même Dodgeball. Porté par le duo Vince Vaughn et Ben Stiller, le film de Rawson Marshal Thurber réussit le pari d’être absolument débile, mais toujours réjouissant.

Peter Lafleur est propriétaire d’un petit club de sport que désire ardemment White Goodman, le patron d’une énorme enseigne nommée Globo Gym. Pour sauver sa salle, Peter Lafleur va donc participer à un tournoi de balle au prisonnier pour récupérer les 50 000 dollars dont il a besoin.

Contre toute attente, le film tient debout grâce à la prestation survitaminée de Ben Stiller, excellent en débile bodybuildé à l’humour vaseux, et à des références à la pelle. Si vous voulez vous détendre rapidement, et n’avez pas peur de perdre quelques neurones, vous voilà servi !

Comment c’est loin

On connaissait le talent d’Orelsan pour le rap, mais son premier film a également surpris la critique et ses fans. Il y raconte, non sans humour, ses déboires et celle de son ami Gringe (Guillaume Tranchant) alors qu’ils étaient encore inconnus.

Un récit plutôt mature sur une France « périphérique » que l’on n’associe pas forcément au rap alors qu’elle en écoute aussi. Les deux artistes forment un duo attachant qui lorgne vers le Clerks de la bande à Kevin Smith, mais qui sent surtout le vécu. L’occasion de constater qu’ils se sont inspirés de cet ennui provincial et de leurs galères quotidiennes pour trouver leur style. Des glandeurs plutôt attachants !

The Nice Guys

The Nice Guys est passé plutôt inaperçu chez nous lors de sa sortie, mais il s’agissait pourtant d’une des meilleures comédies de 2016 ! Le long-métrage nous plonge dans le Los Angeles des années 70, entre trafic louche et musique funk, et propose de suivre une enquête pour le moins déjantée.

Russel Crowes et Ryan Gosling incarnent deux détectives privées chargées de faire la lumière sur le prétendu suicide d’une starlette. Grâce à leurs méthodes originales, ils vont découvrir que ce n’était que la pointe d’un iceberg beaucoup plus gros… et dangereux.

Ce n’était pas forcement gagné, mais le duo composé par les deux acteurs marche à merveille. Ce cogneur bourru et ce maladroit nonchalant nous offrent quelques scènes particulièrement sympathiques. On a surtout l’impression qu’ils s’amusent beaucoup à tourner. Et c’est communicatif.

Burn After Reading

Burn After Reading n’est peut-être pas considéré comme un film majeur des frères Cohen, mais cela ne l’empêche pas d’être excellent. Optant pour un scénario volontairement alambiqué les réalisateurs créé un imbroglio hilarant dont seul le spectateur comprend la cause.

Un ancien analyste de la CIA est renvoyé et décide d’écrire ses mémoires en se noyant dans l’alcool. Hélas, il perd le CD contenant son travail. Ce dernier est récupéré par Linda et Chad, deux employés d’une salle de fitness, qui décident de s’en servir pour en tirer de l’argent. Mais leur plan ne va pas se dérouler comme prévu…

Une fois encore, les Coen arrivent à monter un casting fabuleux et soigne les rôles secondaires. Brad Pitt joue un idiot inoubliable. Allez-y, c’est de la bonne.

Et les Séries

Archer

Si South Park a durablement marqué l’univers de la série d’animation pour adultes, Archer en est un digne héritier ! Les thématiques abordées ne sont peut-être pas aussi profondes, mais le rire est bien là. On adore la mise en scène qui donne l’impression de regarder une peinture Roy Liechtenstein prendre vie, et l’écriture qui permet d’apprécier chacun des personnages (ce qui est plutôt rare).

Archer est un séduisant espion qui travaille dans une agence de renseignement dirigée par sa mère tyrannique. Malgré des aptitudes physiques très avantageuses, il passe son temps à penser à autre chose que sa mission, surtout s’il y a un verre ou une jolie femme à proximité. Un James Bond trash et désopilant qui mérite vraiment le coup d’œil !

Family Business

Cela fait un moment que Netflix cherche la bonne recette pour une série exclusive en France. La firme a donc décidé de faire confiance au jeune Igor Gotesman (déjà derrière le sympathique Five) pour mettre en scène en scène Family Business.

Gerard Hazan (Gerard Darmon) tient une boucherie casher criblée de dettes dans le quartier du marais (Paris). Il aimerait bien que son fils Joseph (Jonathan Cohen) la reprenne. Mais ce dernier aimerait y vendre une marchandise nettement plus lucrative.

On se réjouit de retrouver Jonathan Cohen, alias Serge le mytho dans ces six épisodes courts plutôt dans l’ère du temps. Les tribulations de cette famille juive qui se cache décidément beaucoup de secrets s’enchaînent de façon agréable et parfois drôle, sans trop tomber dans la caricature. Dans l’air du temps

The Good Place

The Good Place raconte l’histoire d’Eleanor Shellstrop (Kristen Bell) qui se retrouve dans un paradis appelé le Bon Endroit après avoir été écrasée par un semi-remorque. Sauf qu’Eleanor pense avoir été envoyé dans ce paradis par erreur, puisque Le Bon Endroit est un lieu auquel on seulement accès les âmes les plus pures après leurs morts. Et qu’elle n’était pas vraiment quelqu’un de recommandable lorsqu’elle était vivante.

Elle rencontrera un philosophe répondant au nom de Chidi, Tahani, une voisine trop parfaite, et Jason, un sage qui a fait vœu de silence, et tentera par tous les moyens de s’améliorer pour mériter sa place au Bon Endroit.

Le pitch a beau être un peu loufoque, on plonge avec plaisir dans cette série grâce à la performance de Kristen Bell, délicieuse en loup dans la bergerie. Sa relation avec Danson est certes comique, mais insuffle une profondeur assez inattendue au propos général. On vous recommande !

Brooklyn 99

Brooklyn Nine-Nine, c’est la série policière et comique qu’on attendait (et qu’on a finalement eu en 2013). Bien loin des Experts ou de NCIS, la brigade de la 99e menée d’une main de maître par Ray Holt est une vraie bande de bras cassés. Les personnages sont tous plus névrosés les uns que les autres, depuis Amy et son amour des trieurs en plastique jusqu’à Jake qui voue un véritable culte à la saga Die Hard. Des sketchs vivants, qu’on prend plaisir à accompagner au fil des années et des enquêtes !

Brooklyn Nine-Nine, c’est la sitcom feel-good qu’on regarde par curiosité, et qu’on finit par adorer, tant pour ses intrigues complètement loufoques que pour son humour douteux (mais hilarant). Les six premières saisons sont actuellement disponibles sur Netflix, tandis que la septième devrait être diffusée d’ici l’année prochaine.

Sex Education

Sex Education est une série originale Netflix venue d’Angleterre qui a visiblement tapé dans le mille puisque la critique et les spectateurs l’ont beaucoup appréciée. Comme son nom l’indique, elle se focalise sur une bande de lycéens à la découverte de leur sexualité. Mais elle aborde la question de façon frontale et décomplexée.

Otis est un ado timide et réservé dont la mère est sexologue. À force de l’écouter parler, il va devenir un véritable expert sur le sujet. La jolie Maeve va s’en rendre compte et s’en servir pour répondre aux nombreuses interrogations des couples du lycée… Et se faire accessoirement un peu d’argent !

Si la direction artistique, presque anachronique peut désarçonner, le rythme est très bon. Les thèmes sont modernes et formulés pour un public jeune, capable de s’identifier à ces problématiques (parfois douloureuses). Mais rassurez-vous les plus anciens s’amuseront aussi à se souvenir de cette période.