Dossier

[Dossier] Pourquoi il faut absolument revoir l’anime Ghost in the Shell

Un univers d'une grande richesse

Cinéma

Par Henri le

Parce que la bande-son est culte

Ghost in the Shell est une œuvre visuelle, mais l’aspect sonore est également très soigné. Réalisée par Kenji Kawai, la bande-son aura marqué des milliers de spectateurs avec un thème d’ouverture inoubliable.

Intitulé « Making of a Cyborg », ce thème accompagne la magnifique séquence de création du Major, et fait rentrer l’histoire de Shirow dans le vif du sujet. Elle est composée d’harmonies bulgares jouées sur des notes de musique traditionnelle japonaise. La langue utilisée est le Yamato, qui est la forme la plus ancienne de la langue nippone.

Ce paradoxe culturel sied parfaitement à l’atmosphère du film, qui malgré son atmosphère asiatique, est censée se dérouler dans un monde totalement cosmopolite. Elle fait également intervenir une voix humaine au milieu d’une composition qui s’enrichit d’éléments électroniques chaque nouvelle fois où il est joué (au début, au milieu et en fermeture du film). Le reste de la bande-son fait la part belle à une musique atmosphérique aux sonorités graves et/ou métalliques, qui confèrent un côté expérimental à l’ensemble.

Parce que c’est la porte ouverte vers un univers étendu… mais très complexe

Le succès de Ghost in The Shell a permis à Shirow de développer son univers en profondeur. L’occasion rêvée d’en savoir plus sur le Major Kusanagi, mais aussi l’équipe de la section 9 dont elle fait partie. Mais le rythme de sortie des anime, ainsi que les nombreuses ellipses présentes dans ces derniers, ne facilitent pas la compréhension pour les néophytes.

A l’occasion de la sortie du film, l’anime vient de faire l’objet d’une remasterisation inédite de l’image et du son, vendue par l’éditeur @Anime. Une bonne occasion de (re)découvrir le film dans les meilleures conditions, d’autant plus que cette dernière contient également Ghost in the Shell 2.0, une version qui a bénéficié de l’apport d’image 100 % numérique (en 3D). Une hérésie pour certains fans, même si le résultat est assez spectaculaire.

Presque dix ans plus tard sort Ghost in the Shell 2 : Innocence. Un épisode qui reprend l’histoire du premier film, en se focalisant plus sur le personnage de Batou. Oshii livre un film magnifiquement animé, doté d’une réflexion dans la lignée de l’épisode original. Pessimiste envers le futur qui nous attend, il continue de questionner sur ce qui fait de nous de vrais humains. Les Français ne s’y sont pas trompés puisqu’Innocence est le premier film d’animation à concourir en sélection officielle au Festival de Cannes de 2004 depuis La Planète sauvage (1973).

La chronologie du reste de la saga est nettement plus complexe à suivre… L’univers de Shirow a par la suite été adapté en une série animée nommée Stand Alone Complex, composée de 52 épisodes, répartie sur deux saisons. Il faut noter qu’ils se déroulent entre le premier et le second film.

Chacune des saisons fera l’objet d’un OAV (comprenez direct-to-video) récapitulatif : Le Rieur et Les 11 individuels. Un troisième film intitulé GITS : Stand Alone Complex : Solid State Society offrira une fin digne de ce nom à cette « seconde » série de qualité. Ils seront bientôt remastérisé en Blu-Ray.

Mais ce n’est pas fini ! Un ensemble de quatre OAV d’environ une heure chacun nommé « Arise » est sorti à partir de 2013. Ils font office de prequel au film original de Masamune Shirow et racontent les premiers exploits du Major. Comme pour le second arc narratif, un film de deux heures (GITS Arise : The Movie) vient conclure le récit de ces quatre OAV. L’histoire se termine donc exactement ou celle de Ghost in the Shell (le tout premier !) commence. Vous suivez encore ?