Dossier

[Dossier] Power Rangers : Des collants fluo au blockbuster

America, F... yeah !

La différence majeure entre les séries de Sentaï et les Power Rangers tient à un élément central : le casting est ici composé d’américains. Autre différence notable, les Power Rangers sont des ados et/ou de jeunes adultes, là ou pendant très longtemps les Sentaï étaient composés d’adultes. Les éléments dramatiques (comme la mort de membres de l’équipe, assez fréquente chez les Sentaï), est ici remplacée par des passages comiques et des personnages secondaires bien souvent ridicules, mais au delà de ça, c’est virtuellement la même chose. À chaque épisode, un nouveau streum arrive, terrorise des gens dans un centre commercial/une rue/une école/une plateforme pétrolière, les Rangers arrivent en civil, affrontent une horde de clones aux capacités offensives d’un chiot de deux mois, se font secouer par le méchant monstre, se transforment et démontent le monstre après moult cabrioles, sauts de trampolines hors champ et autres tirs de rayons laser. Puis le vilain monstre est ressuscité par un des grands méchants, qui en profite pour lui donner une taille gigantesque. Les Rangers font alors appel à leurs Zords, qu’ils combinent en un robot tout aussi gigantesque, à la puissance de feu d’environ douze fois la Corée du Nord. S’ensuit un combat titanesque entre les deux entités, qui se projettent contre des immeubles en polystyrène. Puis le méchant se prend une super attaque de la mort qui tue, et rentre en pleurant chez sa mère (ou explose. Généralement il explose). Pour finir, les Rangers vont se prendre un milk shake au bar du coin, en se marrant comme des baleines. Fin de l’épisode, CTRL+C/CTRL+V et on est repartis pour un nouvel épisode. Et y’a des gens qui kiffent ? Bah un peu, mon n’veu !