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[Dossier] Power Rangers : Des collants fluo au blockbuster

Ranger argenté

La popularité de la première série Power Rangers est telle que Saban épuise assez rapidement le stock d’images de Zyuranger qu’il a achetées et il a donc l’idée de contacter directement la Toei (producteur de la série originale) et Rainbow Productions (concepteurs des costumes et des monstres) pour commander de nouveaux épisodes. Il obtient alors la création de 25 monstres inédits et la réalisation de nouvelles scènes de combat de Rangers et de Zords. Comme quoi, quand on a des valises pleines de liasses de billets, on peut même faire plier les plus territoriales des boites de production japonaises.

Du côté des jouets, Bandai gérant déjà la licence Super Sentai, il n’a fallu que quelques coups de peinture par-ci par là, quelques adaptations d’accessoires pour coller aux normes hors Japon et des boites estampillées Power Rangers, pour inonder le marché international de figurines et autres robots transformables. Saban a eu le nez fin, et le retour sur investissement va être l’un des meilleurs de sa carrière. La machine Power Rangers sera l’une des plus productives et des plus rentables de toute l’histoire de la série télé pour kids. Et tant pis si la majorité des adultes, Saban compris, trouvent ça complètement débile ; le cœur de cible adore et en redemande. Du coup, les séries vont se succéder, réutilisant chaque fois le même concept de découpage/transformation/remontage des séries Super Sentai de l’année précédente, pour le plus grand bonheur des fans.

Deux films sortiront même au cinéma, respectivement en 1995 puis en 1997, qui remporteront un succès mitigé auprès des critiques, mais rapporteront beaucoup d’argent à Saban.
Il conservera un contrôle créatif quasi total sur sa franchise, jusqu’en 2001, lorsque Walt Disney va la racheter lors d’une acquisition massive.