Dossier

Les 10 films et séries à voir en février sur Netflix

Il neige...

Cinéma

Par Julien Paillet le

Une vérité qui dérange (2006)

Célèbre documentaire des années 2000, Une vérité qui dérange est réalisé par Davis Guggenheim (Une suite qui dérange : le temps de l’action) et illustre le combat passionné de l’ancien Vice-Président Al Gore contre les dérèglements majeurs du système climatique.

Une sorte de Le jour d’après, mais pour de vrai. Plus de douze ans après la sortie du film, le sujet reste plus que jamais d’actualité (surtout au vu des dernières déclarations de Trump concernant l’écologie).

Mommy (2014)

Succès critique et public, Mommy fut considéré comme un des meilleurs films de l’année 2014. Prix du Jury à Cannes (il aurait pu prétendre à plus), le long-métrage du jeune et talentueux Xavier Dolan fait l’effet d’un choc.

Ce mélodrame canadien mettant en scène une mère seule face à son fils hyperactif et violent fait passer le public du rire aux larmes grâce à une écriture ciselée et un sujet universel.

L’occasion de découvrir la superbe prestation d’Anne Dorval, d’Antoine Olivier-Pilon mais aussi de Suzanne Clément en voisine timide et bienveillante. À 25 ans, le réalisateur arrive à déployer une grande énergie pour diriger ses acteurs tout en affûtant son sens aigu de l’observation. À voir absolument.

L’étrange histoire de Benjamin Button (2009)

Philosophique, existentiel, d’une exigence ahurissante et technologiquement novateur (les effets de vieillissement combinés à un acteur virtuel sont époustouflants), Benjamin Button est l’un des chefs d’oeuvre de David Fincher (Alien 3, Seven).

Brad Pitt y joue sans doute l’un des rôles de sa vie, dans un scénario et une mise en scène pouvant se lire et se théoriser à la fois sous le prisme de la condition humaine et le métier de star de cinéma (et notamment les problématiques liées au gender et star studies). Exceptionnel, tant dans la forme que dans le fond.

Le cochon de Gaza

La vie de tous les jours ne nous donne pas souvent l’occasion de rire sur Gaza. Mais la comédie de Sylvain Estibal y arrive avec une certaine élégance. César de la meilleure première œuvre, Le Cochon de Gaza se présente comme une fable poétique, qui évite de se politiser tout en soulignant une situation absurde.

On y découvre le destin de Jafaar, un pêcheur palestinien qui remonte par mégarde un cochon dans ses filets de pêche. Embarrassé par sa trouvaille, il tente malgré tout de le vendre pour améliorer sa condition misérable. L’occasion de découvrir la vie du petit peuple de Gaza coincé entre autoritarisme religieux et contraintes militaires israéliennes.

Sasson Gabai incarne à merveille un quidam qui malgré sa pauvreté, tourne constamment le monde qui l’entoure en dérision. La bête qui lui fait face n’est pas là pour décorer et livre elle aussi une prestation très convaincante ! Un film original et attachant malgré l’actualité brulante qui l’entoure.