Dossier

Les 10 films et séries à voir en février sur Netflix

Alors autant regarder des films !

Cinéma

Par Julien Paillet le

American Gangster (2007)

Ridley Scott y revisite l’histoire vraie de Frank Lucas, devenu parrain de la pègre de Harlem dans les années 70. Conscient que la Guerre du Vietnam avait rendu de nombreux soldats accros à l’héroïne, il organise un gigantesque trafic qui le rendra extrêmement riche. Mais malgré sa prudence, la fortune qu’il amasse ne va pas lui apporter que des amis.

Incarné par un Denzel Washington au meilleur de sa forme, Lucas fait face à l’inspecteur Richie Roberts (très bon Russell Crowe), bien décidé a le faire tomber. Le rythme est nerveux, l’écriture particulièrement réussie. Un film violent, mais passionnant.

Funny People (2009)

Petit chef d’oeuvre de Judd Apatow, Funny People narre l’histoire d’un comédien à succès à Hollywoodien (Adam Sandler, peut être ici dans son meilleur rôle) qui découvre du jour au lendemain qu’il est atteint d’une leucémie.

D’une personnalité égocentrique et solitaire, l’acteur va sombrer dans la dépression et tenter de renouer avec son passé et ses proches. Un film extraordinaire capable de faire reconsidérer son existence au spectateur au travers de la trajectoire du personnage sublime interprété par Sandler. A voir et/ou revoir immédiatement.

King Kong  (2005)

Chef d’oeuvre insensé de Peter Jackson qui, seulement deux ans après avoir achevé sa colossale trilogie de fantasy (Le seigneur des anneaux), sort sur les écrans le film de toute une vie : le remake du mythique King Kong de 1933 réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack.

À l’arrivée, le metteur en scène du Hobbit donne naissance à une oeuvre monstrueuse de gigantisme et de romantisme, entre pur hommage et réappropriation intime du classique des années 30. Absolument immanquable.

La Passion du Christ

À l’époque, le film sulfureux de Mel Gibson avait fait couler énormément d’encre. Accusé d’être réactionnaire, pervers, naïf, le film a réussi à littéralement scinder le public en deux. Son arrivée sur la plateforme vous permettra de vous faire un véritable avis.

Nettement moins allégorique que La Dernière Tentation du Christ de Scorsese (grand scandale également), le long-métrage use et abuse d’effet stylistique pour appuyer le calvaire du Christ dont on découvre ici les douze dernières heures. Tout comme Braveheart avant lui, Mel Gibson choisi la subjectivité quitte à ce qu’une partie du public y perçoive une vision politique. Le long-métrage reste cependant un énorme choc visuel, qui met en image la liturgie qui a alimenté la civilisation de nombreux peuples pendant plus de deux millénaires.

Jim Caviezel y joue le rôle d’une vie. Que l’on adhère ou non au style emphatique de l’ensemble, sa prestation hallucinée entièrement en araméen ne peut laisser insensibles les spectateurs. Les notes orientales de la bande-son de John Debney, qui rappelle parfois la musique perse, donnent un véritable volume à la mise en scène de Gibson. Reste une étonnante parabole de l’intolérance et de la cruauté ordinaire. Une radicalité assez rare dans le cinéma américain. À vous de voir.