Dossier

[La sélection de la rédaction] Les 9 films et séries à voir en juin sur Netflix

Cinéma

Par Elodie le

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Il y a du beau monde au portillon de Netflix ce mois-ci et comme à son habitude la rédaction du Journal du Geek vous présente sa sélection des nouvelles arrivées. Si certains tirent leur révérence en juin, la plateforme nous réserve quelques jolies sensations, mais aussi beaucoup d’émotions.

The Artist

Le film hommage à l’âge d’or hollywoodien qui a fait entrer Jean Dujardin, et Michel Hazanavicius dans la légende du 7e art en remportant notamment 5 oscars, dont celui du meilleur film, meilleur acteur et meilleur réalisateur (avec l’aide d’Harvey Weinstein).

Tourné à Los Angeles, et notamment à Hollywood, dans les rues de Warner et de Paramount, The Artist met en scène Jean Dujardin dans la peau de George Valentin, étoile du cinéma muet des années 20. L’arrivée des films parlants, auxquels il ne croit pas, va le faire sombrer dans l’oubli quand, dans le même temps, l’une de ses fans, la jeune actrice Peppy Miller connait une ascension fulgurante en devenant l’égérie de son ancien studio. Le film retrace leur parcours et chemin croisé.

Une pluie de nominations et récompenses plus tard, The Artist n’a rien perdu de sa superbe et se savoure depuis le 1er juin.

Les gardiens de la Galaxie

Le film de James Gunn sorti en 2014 a soufflé un vent de fraîcheur dans l’univers calibré des super-héros Marvel, Avengers en tête. Avec un héros qui ne répondent en rien aux canons qu’on s’en fait, un ton irrévérencieux et un personnage principal taillé sur mesure pour Chris Pratt – qui touche ici le Graal avec le personnage de Star-Lord, Les Gardiens de la Galaxie détonne !

En 1988, sur Terre, le jeune Peter Quill perd sa mère, victime d’un cancer. En pleurs, il s’enfuit de l’hôpital et se retrouve aspiré par un vaisseau spatial.

Des années plus tard (à notre époque donc), 26 ans pour être exact, le petit Peter est devenu Star-Lord, un hors-la-loi gagnant sa vie en récupérant des trésors à travers la galaxie avec les Ravageurs, une bande de mercenaires. Sa vie va changer le jour où il va tomber sur un artefact mystérieux. Il s’engage alors dans une aventure hors du commun où il rencontre la guerrière Gamora, le terrible Drax, le paisible Groot et Rocket, un raton laveur psychopathe génétiquement modifié…

Sorti en 2014, Les Gardiens de la Galaxy est l’un des meilleurs Marvel sorti ces dernières années. Un pur divertissement visible dès le 13 juin.

Entourage

Sortie en 2015 et réalisé par Doug Ellin, créateur de la série, Entourage, le film, débute 6 mois après la fin de la huitième et dernière saison (diffusé fin 2011). Vince, fraîchement marié et aussitôt divorcé, se remet doucement à bord d’un yacht qui a jeté l’ancre dans les eaux cristallines d’Ibiza. Forcément bien accompagnée d’une tripotée de jeunes femmes ravies de faire la fête il est très vite rejoint par ses amis, tous aussi contents de pouvoir festoyer avec lui. Ari, devenu patron de studio lui propose le rôle-titre de son nouveau projet, ce à quoi Vince consent à la seule condition d’en être également le réalisateur.

Le film est loin d’être un chef-d’œuvre décortiquant les préjugés d’Hollywood, arpentant les coulisses d’une machine à rêves, singeant ses acteurs et nababs, déconstruisant le mythe, on est dans le cliché, le cliché, le cliché. L’abondance, l’opulence, de guest notamment (à l’image de la série), pour pallier le manque criant d’inventivité scénaristique.

Le fil rouge est prétexte à toutes les extravagances, gros sons qui crache, party alcoolisées jusqu’à plus soif, pépées légèrement vêtues et peu vertueuses, bolides, luxe et volupté, plan aérien, etc. Un buddy movie bling bling from L.A. qui atterri le 25 juin.

Trainspotting

Lors de sa sortie en 1996, Trainspotting fait l’effet d’un petit choc et permet à Danny Boyle de confirmer la bonne impression qu’il avait laissée avec Petits Meurtres entre Amis. Cette chronique d’une jeunesse écossaise désœuvrée est rapidement devenue un film culte, malgré un sujet plutôt sensible.

On y découvre l’histoire de Mark et de ses amis Spud et Sick Boy. Ces trois marginaux vivent dans une Édimbourg en proie à la dépression économique, et partagent un goût immodéré pour l’héroïne. Ils commettent des petits larcins, accompagnés de Begbie, qui ne se drogue pas, mais boit et se bat constamment. Bien décidé à arrêter, Mark tente de se sevrer et rencontre au même moment Diane, une jeune fille un peu délurée. Alors que tout va mieux, il réalise qu’il ne trouve aucun sens à sa vie. Il se laisse convaincre par Sick Boy de réaliser un important deal d’héroïne afin de gagner de l’argent pour repartir du bon pied. Mais ses collègues ne sont pas tous devenus clean comme lui…

En alternant entre scène dramatique et humour potache, Boyle arrive à créer un vrai lien entre le spectateur et la bande. Le montage rapide et léché de la mythique première scène donne le ton et a eu obtenu un fort écho auprès de la jeunesse de l’époque. Le sort des protagonistes a beau être triste, le long-métrage n’est jamais réprobateur. C’est aussi un des rares à introduire la notion de plaisir lié à la drogue, malgré ses terribles conséquences. Une fable hallucinée portée par une excellente bande-son. Choose Life ! Depuis le 1er juin sur Netflix.

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Fluctuat Nec Mergitur

Après avoir livré l’un des meilleurs documentaires jamais réalisés sur les attaques du 11 septembre 2001, les frères Jules et Gédéon Naudet s’intéressent cette fois-ci aux tragiques attaques terroristes du 13 novembre 2015, qui se sont déroulées à Paris.

Ce documentaire exclusif à Netflix se divise en trois parties et donne la parole aux personnes ayant subi de plein fouet les attentats ou y ayant assisté. Survivants, policiers, pompiers, hommes politiques. Sans voix off, le documentaire retrace précisément la chronologie des attaques. L’occasion de constater l’ampleur de ces dernières, même si une grande partie de l’attention s’est concentrée sur le massacre du Bataclan.

Sans jamais tomber dans le sensationnalisme, les témoignages permettent d’obtenir une vision globale de l’évènement, et d’apprécier l’impressionnante logistique qu’il a fallu rapidement mettre en place au cœur de la capitale. Les histoires entremêlées sont simples, mais touchantes, et prouvent que chaque personne vit un traumatisme différemment. Si le sentiment de colère semble un peu trop étouffé, l’émotion que procure le visionnage est réelle. On vous le recommande. Depuis le 1er juin sur Netflix.

Classé sans suite Tupac & Biggie

Ultimes morts de la rivalité entre les rappeurs de la côte Ouest (Los Angeles) et la côte Est (New York) des États-Unis dans les années 90, Tupac et Notorious Big (aka Biggie) en étaient les deux étoiles ennemies : le premier Tupac Shakur, du label Death Row Records, a été tué en septembre 1996, et The Notorious B.I.G. du label Bad Boy Records, six mois plus tard en mars 1997. Ils avaient 24 et 25 ans au moment de leur mort.

Leurs meurtres respectif n’a jamais été élucidé générant de nombreuses théories, notamment une selon laquelle Suge Knight, directeur de Death Row Records à l’époque, aurait orchestré les deux assassinats et fut couvert par la police de Los Angeles, la LAPD. Mais son implication n’a jamais été prouvée. Aujourd’hui, il dort en prison dans l’attente de son procès pour le meurtre d’un ancien associé en 2015.

Tupac & Biggie est le premier volet de la série d’anthologie Unsolved, The Murders of Tupac and the Notorious B.I.G. (Classé sans suite, les meurtres de Tupac et Notorious BIG en VF). Le casting est prometteur puisqu’il compte Josh Duhamel (Transformers : The Last Knight, Las Vegas), Jimmi Simpson (Westworld, House of cards) dans le rôle des détectives chargés de l’affaire sur chacune de deux côtes, Bokeem Woodbine (Spiderman Homecoming), qui a joué avec Tupac dans le film Juice en 1992, Marcc Rose dans le rôle de Shakur (N.W.A Straight Outta Compton) et Wavyy Jonez dans le rôle de Christopher Wallace alias Biggie. Puff Daddy, membre éminent du label Bad Boy Records est interprété par Luke James (Insecure, Star).

Les dix épisodes de ce premier volet seront à découvrir le 18 juin.

Sense 8 final

Que vous soyez fan ou non, vous avez certainement entendu parler de la série Sense 8. Ovni télévisuel des sœurs Wachwski diffusé depuis juin 2015 sur Netflix, l’œuvre de science-fiction a généré un engouement et une fidélité hors norme chez les aficionados de la série.

Si bien que l’annonce de son annulation après seulement deux saisons (et un cliffhanger annonciateur d’une troisième saison) laisse les fans dans le désarroi et crée instantanément la polémique. Une campagne acharnée se noue sur les réseaux sociaux et fait plier Netflix qui commande un épisode final pour les contenter.

Sense 8 voit 8 individus éparpillés aux quatre coins du globe connectés par une brusque et violente vision. Désormais, les voilà liés par des expériences intellectuelles, émotionnelles et sensorielles communes, capables du jour au lendemain de se voir, de se sentir, de s’entendre et de se parler comme s’ils étaient au même endroit, et ainsi accéder aux plus sombres secrets des uns et des autres. Seuls sur Terre à disposer de telles facultés, ils sont pourchassés par une obscure organisation intergouvernementale.

Cet épisode final (notre critique), long de 2h30 et tourné en partie à Paris, est visible depuis le 8 juin sur la plateforme.

Luke Cage saison 2

L’homme invincible de Marvel, qui ne peut être « ni brûlé, ni explosé, ni brisé », revient pour une deuxième saison et semble trouver un adversaire à sa taille, le Bushmaster.

Un seul homme peut-il sauver toute une communauté ? Dans sa lutte pour y parvenir, les ténèbres contre lesquelles il se bat vont-elles l’affaiblir ? Alors qu’un nouvel ennemi apparaît et qu’une reine s’empare de Harlem, le héros autrefois invincible commence à montrer ses faiblesses.

La saison 2 arrive le 22 juin prochain.

Glow saison 2

Passée relativement inaperçue lors de sa diffusion en juin 2017, Glow (pour Gorgeous Ladies Of Wresling) est pourtant une série qui vaut le détour, ce serait-ce que pour son univers centré autour du catch féminin.

S’inspirant d’un show éponyme diffusé dans les années 80 faisant la part belle au corps moulé dans des justaucorps en lycra, et aux choucroutes ultra laquées, elle met en scène Ruth (Alison Brie), actrice au chômage, se présentant à une audition après la parution d’une annonce recherchant des femmes « non-conventionnelles ». Une fois sur place, elle apprend qu’il s’agit d’un spectacle de catch féminin télévisé. Rejetée lors des sélections initiales, sa persistance et l’intervention de sa meilleure amie Debbie (Betty Gilpin) lui permettent finalement d’intégrer la troupe et d’y occuper une place centrale.

Série intelligente, délicieusement kitch et drôle sur fond de catch avec une pointe de féminisme, Glow saison 2 déboule le 29 juin sur Netflix.