Dossier

Top(s) 5 : Les films de l’année de la rédaction

Le top 5 de Henri

Cinéma

Par Redac JDGe le

5/ Much Loved

Avec Much Loved, le réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch évoque la vie de quatre prostituées travaillant dans les rues de Marrakech. Il s’attaque ainsi à un sujet tabou au Maroc, où ces femmes sont à la fois utilisées et condamnées par la même société. Un film qui vaut grandement pour son portrait subtil de femmes de caractère, tiraillées entre leur foi et un profond désir d’émancipation.

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4/ Mad Max Fury Road

Mad Max : Fury Road fait l’effet d’un grand huit. Doté d’une féroce envie de déboulonner les verrous scénaristiques de ses concurrents, Miller livre un film visuellement hallucinant, qui ne s’embarrasse guère d’un scénario complexe. Cette tornade de sang et de suie laisse le spectateur usé, mais repu. Une leçon de divertissement populaire, qui rend hommage au background de la saga et égratigne méchamment le reste d’une industrie bien trop timorée.

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3/ Sicario

Habitué des films psychologiquement torturés, Denis Villeneuve change de cap avec Sicario. Le Canadien arrive à saisir toute la violence des trafiquants de drogue, qui sévissent dans les zones frontalières avec le Mexique. L’occasion de profiter du talent immense de Roger Deakins, directeur de la photographie, et d’un casting parfaitement calibré. Difficile de ne pas être happé par cette tension lourde, presque animale, habilement distillée pendant plus de deux heures.

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2/ Mia Madre

Après « Le Caiman » et « Habemus Papam », Nanni Moretti se focalise cette fois-ci sur un personnage féminin. En racontant l’histoire du décès de sa propre mère, il livre une histoire bouleversante, où oscillent moments durs et traits d’humour. Un film lent, mais jamais long, qui touche sa cible à chaque fois, et résonne encore longtemps après visionnage. À voir absolument.

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1/ Le Fils de Saul

Pour son premier film, Lazslo Nemes nous livre le choc de l’année. À travers les yeux d’un Sonderkommando, prisonnier juif chargé de nettoyer les chambres à gaz, le réalisateur hongrois nous laisse entrevoir l’enfer vécu par ces hommes mentalement brisés. La mise en scène, sobre mais enlevée, a le bon gout de ne pas montrer l’horreur de face. Tout se déroule en hors-champs, mais rien ne nous est vraiment épargné. Deja un classique.

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