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Segway Drift W1 : nous avons testé les rollers du futur !

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Par Camille Suard le

Imaginez des rollers, ou plutôt, imaginez un hoverboard scindé en deux parties, une pour chaque pied. Voilà en tout cas à quoi ressemblent les Drift W1 ou e-Skates de Segway. Première surprise, il n’y a pas d’attaches pour lier ses pieds à ces hovershoes a contrario des patins à roulettes ou rollers classiques. Cela veut dire qu’il sera donc impossible de soulever son pied et l’appareil en même temps pour contourner des obstacles. Si pour certains cela n’a rien de très rassurant, au moins, si la machine s’emballe… vous pourrez très rapidement vous en séparer !

Chacun de ces patins possède une seule roue, un bouton de mise en tension, des voyants pour indiquer le niveau de batterie, des attaches à l’avant et à l’arrière pour le transport à la main ainsi que des LED. D’ailleurs, avec ces éclairages aux deux extrémités, difficile de passer inaperçu. À Paris, ce genre de petit moyen de transport ne surprend plus vraiment.

Sous les pieds, le tapis en caoutchouc permet de rester bien stable et d’accrocher la chaussure. Aucun ne risque de glisser ! À l’avant comme à l’arrière, des sortes de pare-chocs, en caoutchouc également, ont été placés, afin de protéger vos e-Skates en cas de collision. Certifiés IP54, ils peuvent circuler sous la pluie sans problème, chose que j’ai pu vérifier par moi-même.  Le poids total est de 7 Kg, tout de même, donc pour le “facile à transporter”, on repassera. C’est transportable, mais loin d’être facile. La vitesse maximale grimpe jusqu’à 12 Km/h et le poids maximal autorisé monte à 100 Kg. Ces rollers du futur supportent les pentes à 10 degrés, mais guère plus.

Les Segway Drift W1 au meilleur prix

[nextpage title= »L’expérience »]Pour me familiariser avec l’appareil, et n’ayant pas tellement l’habitude de me déplacer avec des hoverboard, j’ai commencé en intérieur. J’ai revêtu ma paire de baskets pour l’occasion puisqu’en chaussette ou avec des talons c’est déconseillé pour des raisons évidentes de sécurité. Il faut bien poser à plat ses pieds pour maintenir un contrôle total sur les rollers. On les allume, on les dispose à plat, ni trop éloignés, ni trop près l’un de l’autre et on commence par poser un pied. Le mieux c’est de s’aider en s’appuyant sur une table, une chaise ou sur les épaules de quelqu’un de fiable.

Quand le premier pied se trouve assez stabilisé, on passe au second. Les toutes premières fois, cela peut demander à s’y reprendre plusieurs fois. Mais on prend vite le coup de main (ou de pied), surtout si on arrive à appliquer la seule règle qui vaille pour ce genre d’objet : la confiance en soi ! Tout passe par là. Si vous paniquez, vous risquez d’envoyer un roller à l’autre bout de la pièce et vous retrouver par terre très rapidement. On respire un bon coup, on ne fait qu’un avec Segway (je ne pensais pas dire une chose pareille dans ma vie), on maîtrise parfaitement la technologie… et tout roule !

Pour avancer, reculer, tourner ou même s’immobiliser, il convient de balancer son poids dans la direction souhaitée, comme bon nombre d’autres produits de ce type.

Bouger dans l’appart, c’est validé. Passons à l’extérieur. Et c’est là qu’on rigole. Si les vidéos promotionnelles nous montrent des jeunes super heureux de pratiquer leur nouveau hobbie dans la rue, dans la réalité, il n’en n’est rien. Si déjà passer les plinthes d’une porte n’était pas une mince affaire, vous imaginez bien que la moindre bosse sur la route peut vite devenir un calvaire. Même sur un chemin ou une route assez lisse, rouler n’a rien d’agréable. On se retrouve vite secouée. Oui, cela arrive aussi avec des rollers basiques, mais avec ces derniers, on ne reste pas immobile à subir les secousses : on participe au mouvement et on donne de la vitesse en élançant ses jambes, ce qui permet de ne pas rendre l’expérience désagréable.

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J’ai essayé dans un parc, comme vous pouvez le voir ci-dessus. Le sol goudronné était plat donc c’était praticable. Même si j’ai gagné en assurance avec le temps, je n’ai pas réellement pris de plaisir pendant cette promenade à cause des secousses. Je sentais tout mon corps vibrer et quand on est quasi immobile, ça n’offre pas des sensations très agréables.

Grimper ou descendre d’un trottoir ? N’y comptez même pas ! C’est la gamelle assurée. Donc, se déplacer en ville pour passer à la boulangerie ou rejoindre le bureau, c’est peu recommandable, vous ne feriez que descendre-monter-descendre-monter. Et vu le poids de ces deux engins, ça n’aurait rien d’une partie de plaisir, croyez-moi. Quand la marque met en avant sa portabilité, notamment en montrant une personne tenir d’une seule main la paire de ces rollers… Dans la réalité, ça ne va pas de soi aussi facilement !

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Autonomie

Enfin, un dernier souci si on veut se déplacer avec dehors : son autonomie. Après une quarantaine de minutes, les e-Skates s’éteignent. Il faut donc bien prévoir le coup lors de vos petites escapades. Une alerte stridente retentit et il faut donc s’arrêter pour recharger l’appareil. Segway fournit un chargeur avec une double sortie pour brancher les deux rollers en même temps. La batterie de 44,4 Wh retrouve 100 % de ses capacités au bout de trois longues heures environ. Difficile à vrai dire de céder à des envies spontanées : il vaut mieux préméditer leur utilisation.

Où l’acheter ?

Les e-Skates Segway Drift W1 sont déjà disponibles à la vente en France directement sur la boutique en ligne de la marque, au prix de 399 euros. C’est un prix relativement élevé, surtout pour un produit finalement assez limité dans son utilisation comme nous avons pu le constater.

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