Test

DJI Osmo Pocket : on a testé cette petite révolution de la caméra de poche

Utilisations et fonctionnalités

Tests et Impressions

Par Camille Suard le

Il existe trois modes de capture vidéo : le verrouillage de la nacelle qui permet de faire des mouvements sans que celle-ci bouge, le suivi de mouvement où la nacelle suit le sujet et ses mouvements et enfin le mode FPV qui crée des plans plus originaux. En effet, si vous bougez la caméra à gauche ou à droite cette dernière suit le mouvement.

Nous trouvons par ailleurs un mode nuit, timelapse avec plusieurs possibilités dont le déplacement de la nacelle de droite à gauche pour plus d’effets, le panorama photo pour accéder à un très grand-angle, le mode tracking pour suivre votre sujet en mouvement ou votre propre visage quand vous réalisez des vlogs par exemple, etc.

La caméra a l’intelligence de détecter le mode vertical, ce qui est avouons-le vraiment très pratique pour un partage sur les réseaux sociaux et visualiser les vidéos sur un smartphone. Puisqu’on parle de partage, un mot sur l’absence malheureuse d’une fonctionnalité live. Impossible de commencer un direct, les vidéos et photos ne peuvent être envoyées sur les RS ou encore YouTube qu’en différé. Cela aurait été sympa de profiter de l’application pour réaliser des directs. Maintenant, cette fonction live est disponible pour les autres produits DJI donc il se peut qu’une mise à jour prochaine apporte cette fonctionnalité.

Parlons d’abord du tandem caméra et smartphone. Dans cette configuration-là, c’est bien toujours le capteur de l’Osmo Pocket qui enregistre photos et vidéos. Avec l’application, vous pourrez réaliser des plans qui demandent davantage de précisions, de réglages, d’effets et d’ambitions. Vous gardez un oeil sur-le-champ de vision, ce qui peut se révéler pratique dans certaines situations, si vous filmez près du sol par exemple ou essayez de capturer des endroits difficiles d’accès. L’écran du téléphone permet aussi d’aller plus loin avec le mode tracking : vous dessinez un rectangle autour du sujet pour verrouiller la cible, mais vous pouvez aussi choisir l’emplacement de la personne dans le cadre. Si vous voulez que la caméra la suive dans ses déplacements, mais la garde par exemple en bas à droite du cadre, c’est possible.

En plus de l’édition de photos et vidéos, le Story Mode sur l’application propose de rassembler quatre moments différents afin de créer un effet et un mini film, dans le but d’un partage sur les réseaux sociaux. C’est rigolo à essayer, après je sais très bien que je n’utiliserai pas ce genre de mode, un peu trop superficiel. La dernière mise à jour apporte par ailleurs son lot de nouveautés bienvenues, avec une réorganisation des menus plus logique, le mode Pro (ou plutôt le dernier réglage depuis le smartphone) devient cette fois accessible même en dehors de l’application mobile et il est désormais possible de filmer en 4k à 24fps pour un rendu cinématique (à la base, c’était 30fps ou 60fps).

L’utilisation avec le smartphone ne se trouve cependant pas pratique dans toutes les situations. On a moins de liberté de mouvement, d’autant plus que le poids de celui-ci peut venir, petit à petit, déconnecter ce dernier de la prise USB-C (ou Lightning) de l’Osmo. L’intérêt aussi de l’Osmo Pocket, c’est de pouvoir se passer de son téléphone pour ne pas le décharger et s’encombrer dans les déplacements. Le désavantage par rapport à la GoPro c’est le champ de vision, qui ne nous donne pas le choix. Cela aurait été bien d’avoir la possibilité de jouer avec un grand-angle, un plan moyen et un autre plus serré. Ici, il faut faire avec 26 mm et un angle de 80 degrés. C’est assez proche du visage finalement et du coup, difficile de montrer son environnement. À noter qu’au passage en mode selfie pour se filmer, l’Osmo Pocket active automatiquement le tracking du visage, pratique pour les vlogueurs.

Enfin, son autonomie peut facilement atteindre les deux heures voire un peu plus en continu. Recharger la caméra ne prend qu’une heure et demie environ. C’est toujours mieux qu’une GoPro par exemple, mais on ne peut pas changer de batterie.

La qualité des vidéos

La caméra de l’Osmo Pocket contient un capteur 1/ 2,3 pouces, ce qui rappelle ceux utilisés dans les drones de DJI comme le Mavic Air. Ça ne parait pas fou sur le papier, et pourtant, je trouve que ça permet de réaliser des films avec une qualité proche et peut-être même un tout petit peu au-dessus des meilleurs smartphones. On doit beaucoup à sa nacelle mécanique qui offre une bien meilleure stabilisation que celles optiques ou électroniques, qu’on a l’habitude de voir sur les caméras de poches et téléphones.

Les vidéos 4K en 60fps ont un débit de 120 mbits/s, ce qui est supérieur à la concurrence. L’appareil capture un grand nombre d’informations et les détails sont au rendez-vous. Le problème provient de la plage dynamique. On peut se retrouver avec un fort contraste : soit le sujet plonge dans l’obscurité, car la source lumineuse prend le dessus, soit au contraire le sujet se trouve baigné de lumière, mais la zone abritant l’éclairage comme le ciel donne lieu à une image brûlée. L’autre problème, c’est l’autofocus, pas toujours très convaincant et qui a la fâcheuse habitude de se perdre. On notera tout de même que le récent firmware permet d’avoir un autofocus plus fiable.

En basses lumières on perd évidemment en détails et couleurs, on perçoit aussi la présence de bruit. Mais ça reste relativement de bonne qualité dans l’ensemble, on ne va pas se mentir.

Pour filmer des ralentis ou encore appliquer des effets dans l’application après la capture, il faut se rabattre sur une capture en Full HD (jusqu’à 60fps également, mais aussi 120fps depuis le dernier firmwaere). Même là, le résultat apporte satisfaction.

Le micro intégré sert de prise de son d’appoint, mais n’offre pas une grande qualité audio. Le résultat reste utilisable, mais si vous avez un peu d’ambition dans vos créations de contenus, il faudra repasser à la caisse pour un adaptateur pour enfin, brancher un micro digne de ce nom. DJI a pensé à la réduction de bruit, ce qui fonctionne plutôt bien. En parlant de micro, on regrettera le manque d’option pour y brancher typiquement un micro-shotgun (s’il y avait un pas de vis par exemple, on aurait pu utiliser des adaptateurs génériques) et cela se limitera plutôt à un micro-cravate.