Test

[Test] DriveClub : À défaut de vrombir, il ronronne [PS4]

Notre avis
7 / 10

Par 4ugeek le

Les amateurs de jeux de courses n’ont que l’embarras du choix en cette rentrée. Premier arrêt au stand pour étudier DriveClub et son aspect social très marqué. Alors, Alors ?
driveclub_gc2013screens_0005

Alors qu’il devait rejoindre le line-up de sortie de la PS4, il aura fallu quasiment une année supplémentaire pour que DriveClub débarque dans les paddocks, les développeurs d’Evolution Studios ayant préféré revoir leur copie pour livrer un produit léché. A l’origine des World Rally Championship et autres Motorstorm, le studio britannique, sous la houlette de Sony Computer Entertainment, avait annoncé la couleur en précisant que l’accent serait mis sur la conduite malgré un parti pris résolument arcade et un ancrage dans le social, la composante clef de DriveClub.

driveclub_screens3_0009

Qu’on se le dise, DriveClub est un jeu purement arcade. Si vous êtes aficionados de simulation, inutile d’aller laisser de la gomme sur le bitume de DriveClub. La contrepartie à cela, c’est qu’il suffit de quelques tours de piste pour prendre en main le jeu grâce à un pilotage très assisté. Si la physique change en fonction des véhicules (suivant la puissance, qu’il s’agisse d’une traction avant ou d’une propulsion, le poids…), on peine toutefois à ressentir les transferts de charge dans les virages. L’autre bémol provient des dégâts infligés aux véhicules parfois peu réalistes et qui sont simplement de l’ordre du visuel. Votre Aston Martin offrira la même conduite après plusieurs collisions et autres sorties de route.

C’est là un parti pris qui déplaira aux fans de pilotage mais qui permet au joueur de se concentrer exclusivement sur l’aspect scoring. On ne joue pas à DriveClub dans un souci de mimétisme avec la réalité mais plutôt pour se frotter aux autres dans les très nombreux leaderboards. Tant et si bien que prime est donnée non pas forcément à celui qui finit premier mais à ceux qui relèveront les challenges proposés dans les courses. Tout est fait pour que le challenge et le scoring soient au coeur de l’expérience. La précision, les dépassements impeccables, la vitesse maximum dans un secteur donné, le suivi d’une trajectoire indiquée en bleu sur certaines portions.. sont autant de défis dynamiques qui viennent pimenter les runs et se transformer en points sonnants et trébuchants. On augmente ainsi ses points d’XP, passe d’un niveau de pilote à un autre et gagne de nouveaux véhicules (et couleurs de carrosserie) aux caractéristiques différentes. Ici, pas de sortie de route synonyme de rage-quitting comme c’est souvent le cas dans les jeux de course où la moindre erreur est irrattrapable.

DriveClub décomplexe le joueur néophyte en permettant des rebonds dans les glissières des virages et des chicanes très conciliantes. Conscients des possibles dérives, les développeurs ont toutefois pensé à instaurer des pénalités pour mauvaise conduite : pertes de points en cas de collision (ce qui évitera que les parties en multi ne se transforment en stock-car), de virage mal négocié et de sortie de route mais aussi vitesse réduite durant un instant. Une sortie de route atteignant 3 secondes enclenche, elle, votre propre respawn. Quant à l’IA des concurrents, elle s’adapte à votre niveau, façon… Mario Kart 8 quasiment.

driveclub_gc2013screens_0009

Voilà pour les règles qui jettent les bases de l’expérience DriveClub. Une expérience qui se conjugue avant tout en mode social. Celui du club qui vous poussera à glaner des points et du niveau pour votre écurie qu’on rejoint ou qu’on peut soi-même créer. L’expérience de club peut se faire entre amis (jusqu’à 6 maximum par club) ou en rejoignant des clubs ouverts (ou même privés en demandant une invitation).

Les trois disciplines phares sont la course, le contre-la-montre et le drift. On les retrouve dans les épreuves simples mais aussi dans celles du solo (à l’exception du drift) agrémentées d’objectifs et de trophées à débloquer en fonction de vos réussites. Si on augmente les points de son profil et ceux de son club, on peut aussi se mesurer directement aux autres joueurs ou autres équipes en ligne (pas de local en revanche).

Venons-en aux défis qu’on poste comme des statuts Facebook et auxquels on se mesure sans retenue. Qu’ils soient individuels ou bien de club (entre amis ou communautaires), ils prennent la forme d’une épreuve (avec durée limitée dans le temps) à laquelle vous vous êtes déjà frottée. Ce sont peut-être ces défis qui font le sel de DriveClub. De sel, il ne sera malheureusement pas question sur les routes en altitude de Putre au Chili, ni même sur celles de Norvège. Car les intempéries ne se sont pas (encore) invitées sur les routes de DriveClub. Seule la visibilité en fonction de l’heure de la journée et du ciel vient jouer les troubles-fêtes. Une rétine qui sera par ailleurs à la fête avec les jeux de lumière et les nombreux détails, le tout en 1080p et en parfaite fluidité (même si à 30 ips au plus).

driveclub_gc2013packs_0002

Malgré son aspect social poussé, DriveClub ne laissera pas le joueur adepte des expériences plus solo sur le bord de la route. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, le jeu a bien été pensé avant tout pour qu’on se mesure aux autres, de manière directe en PvP ou bien en sessions asynchrones. Et pour devenir le roi du bitume, rien de tel que des petits défis entre amis (ou pas). Malheureusement, on regrettera qu’Evolution Studios ne soit pas allé encore plus loin dans ce sens, se contentant de trois catégories de défis (contre-la-monte, course et drift). DriveClub n’en reste pas moins un jeu de course typé (trop) arcade agréable avec de nombreux véhicules à débloquer.

DriveClub, disponible à partir du 8 octobre 2014, sur PS4.

NB : les images qui illustrent cet article sont des images éditeur.

Les amateurs de jeux de courses n’ont que l’embarras du choix en cette rentrée. Premier arrêt au stand pour étudier DriveClub et son aspect social très marqué. Alors, Alors ?
driveclub_gc2013screens_0005

Alors qu’il devait rejoindre le line-up de sortie de la PS4, il aura fallu quasiment une année supplémentaire pour que DriveClub débarque dans les paddocks, les développeurs d’Evolution Studios ayant préféré revoir leur copie pour livrer un produit léché. A l’origine des World Rally Championship et autres Motorstorm, le studio britannique, sous la houlette de Sony Computer Entertainment, avait annoncé la couleur en précisant que l’accent serait mis sur la conduite malgré un parti pris résolument arcade et un ancrage dans le social, la composante clef de DriveClub.

driveclub_screens3_0009

Qu’on se le dise, DriveClub est un jeu purement arcade. Si vous êtes aficionados de simulation, inutile d’aller laisser de la gomme sur le bitume de DriveClub. La contrepartie à cela, c’est qu’il suffit de quelques tours de piste pour prendre en main le jeu grâce à un pilotage très assisté. Si la physique change en fonction des véhicules (suivant la puissance, qu’il s’agisse d’une traction avant ou d’une propulsion, le poids…), on peine toutefois à ressentir les transferts de charge dans les virages. L’autre bémol provient des dégâts infligés aux véhicules parfois peu réalistes et qui sont simplement de l’ordre du visuel. Votre Aston Martin offrira la même conduite après plusieurs collisions et autres sorties de route.

C’est là un parti pris qui déplaira aux fans de pilotage mais qui permet au joueur de se concentrer exclusivement sur l’aspect scoring. On ne joue pas à DriveClub dans un souci de mimétisme avec la réalité mais plutôt pour se frotter aux autres dans les très nombreux leaderboards. Tant et si bien que prime est donnée non pas forcément à celui qui finit premier mais à ceux qui relèveront les challenges proposés dans les courses. Tout est fait pour que le challenge et le scoring soient au coeur de l’expérience. La précision, les dépassements impeccables, la vitesse maximum dans un secteur donné, le suivi d’une trajectoire indiquée en bleu sur certaines portions.. sont autant de défis dynamiques qui viennent pimenter les runs et se transformer en points sonnants et trébuchants. On augmente ainsi ses points d’XP, passe d’un niveau de pilote à un autre et gagne de nouveaux véhicules (et couleurs de carrosserie) aux caractéristiques différentes. Ici, pas de sortie de route synonyme de rage-quitting comme c’est souvent le cas dans les jeux de course où la moindre erreur est irrattrapable.

DriveClub décomplexe le joueur néophyte en permettant des rebonds dans les glissières des virages et des chicanes très conciliantes. Conscients des possibles dérives, les développeurs ont toutefois pensé à instaurer des pénalités pour mauvaise conduite : pertes de points en cas de collision (ce qui évitera que les parties en multi ne se transforment en stock-car), de virage mal négocié et de sortie de route mais aussi vitesse réduite durant un instant. Une sortie de route atteignant 3 secondes enclenche, elle, votre propre respawn. Quant à l’IA des concurrents, elle s’adapte à votre niveau, façon… Mario Kart 8 quasiment.

driveclub_gc2013screens_0009

Voilà pour les règles qui jettent les bases de l’expérience DriveClub. Une expérience qui se conjugue avant tout en mode social. Celui du club qui vous poussera à glaner des points et du niveau pour votre écurie qu’on rejoint ou qu’on peut soi-même créer. L’expérience de club peut se faire entre amis (jusqu’à 6 maximum par club) ou en rejoignant des clubs ouverts (ou même privés en demandant une invitation).

Les trois disciplines phares sont la course, le contre-la-montre et le drift. On les retrouve dans les épreuves simples mais aussi dans celles du solo (à l’exception du drift) agrémentées d’objectifs et de trophées à débloquer en fonction de vos réussites. Si on augmente les points de son profil et ceux de son club, on peut aussi se mesurer directement aux autres joueurs ou autres équipes en ligne (pas de local en revanche).

Venons-en aux défis qu’on poste comme des statuts Facebook et auxquels on se mesure sans retenue. Qu’ils soient individuels ou bien de club (entre amis ou communautaires), ils prennent la forme d’une épreuve (avec durée limitée dans le temps) à laquelle vous vous êtes déjà frottée. Ce sont peut-être ces défis qui font le sel de DriveClub. De sel, il ne sera malheureusement pas question sur les routes en altitude de Putre au Chili, ni même sur celles de Norvège. Car les intempéries ne se sont pas (encore) invitées sur les routes de DriveClub. Seule la visibilité en fonction de l’heure de la journée et du ciel vient jouer les troubles-fêtes. Une rétine qui sera par ailleurs à la fête avec les jeux de lumière et les nombreux détails, le tout en 1080p et en parfaite fluidité (même si à 30 ips au plus).

driveclub_gc2013packs_0002

Malgré son aspect social poussé, DriveClub ne laissera pas le joueur adepte des expériences plus solo sur le bord de la route. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, le jeu a bien été pensé avant tout pour qu’on se mesure aux autres, de manière directe en PvP ou bien en sessions asynchrones. Et pour devenir le roi du bitume, rien de tel que des petits défis entre amis (ou pas). Malheureusement, on regrettera qu’Evolution Studios ne soit pas allé encore plus loin dans ce sens, se contentant de trois catégories de défis (contre-la-monte, course et drift). DriveClub n’en reste pas moins un jeu de course typé (trop) arcade agréable avec de nombreux véhicules à débloquer.

DriveClub, disponible à partir du 8 octobre 2014, sur PS4.

NB : les images qui illustrent cet article sont des images éditeur.

Notre avis

Ronronnant

7 / 10