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Test du PC gamer Thunderobot ST-Plus : quelques euros en moins, beaucoup de désagréments en plus

Au quotidien

Ordinateurs

Par Pierre le

Utilisation et performances

Pourquoi acheter un PC de marque alors qu’il existe des constructeurs chinois et indépendants comme Thunderobot ? Pour toutes les raisons que nous allons évoquer ci-dessous. Car si le Thunderobot est un PC qui marche, ce n’est en revanche pas un PC qui fait des étincelles.

Les gros jeux du moment tournent sur le Thunderobot, notamment grâce à ses caractéristiques tout à fait honnêtes. Si la présence d’une 1050 Ti seulement ne vous permettra pas de pousser les derniers jeux en ultra, ils tournent sans souci en high à plus de 35 FPS, que ce soit GTA V ou Battlefield 1.

Bref, ce PC gamer fait tourner des jeux pour gamer, et c’est une chose tout à fait normale. En réalité, le contraire aurait été scandaleux. Ce qui est scandaleux, en revanche, c’est bien les finitions du PC.

Premier constat, et non des moindres, puisque le PC a une fâcheuse tendance à planter. Lors de notre test, notre Thunderobot a complètement planté quatre fois. Planté complètement, étant donné que ni la manœuvre traditionnelle CTRL+ALT+SUPPR ni même l’appui prolongé sur le bouton d’allumage n’a permis de le débloquer. Seule alternative ? Retirer la batterie détachable.

Un plantage qui intervient de manière totalement aléatoire, que ce soit en jeu ou même alors qu’il n’est pas utilisé et qu’il affiche son écran de vieille.

Ajoutons à cela une solidité douteuse, un bruit assez pénible ainsi qu’une chaleur dégagée sous la main réellement handicapante.

Un clavier et un trackpad décevants

Concernant le trackpad, c’est une véritable catastrophe. Thunderobot nous offre en effet un trackpad comme on en fait plus : désagréable sous les doigts, peu réactif, et faisait le strict minimum. Sur ce coup, on se croirait revenu sur les PC portables du début des années 2000. Qu’importe, puisque sur un PC de gamer, une souris viendra se greffer à la machine lors des sessions de jeu.

Quant au clavier, il s’avère un peu plus moderne, malgré une finition discutable. La frappe se montre toutefois agréable, sans non plus être transcendante. Notons que Thunderobot propose son propre logiciel par défaut dans le PC, afin de changer la couleur des led (sur trois zones) ainsi que d’ajouter des macros.

Un logiciel austère, mais pour le coup efficace.

Une autonomie qui fait peur

Dernier point : l’autonomie. Là encore ce n’est pas brillant. En effet, nous sommes loin d’une batterie qui permet une certaine autonomie, puisque nous tenons à peine une heure en jeu, et deux petites heures seulement en bureautique.

Les PC de gamers n’ont jamais été réputés pour leur autonomie, mais ici, nous atteignons tout de même un niveau réellement handicapant pour l’utilisateur.

Notre avis

La promesse était d'offrir un PC d'aussi bonne qualité et aussi puissant que ceux de la concurrence pour quelques centaines d'euros moins chers. Si elle a été tenue au niveau de la puissance, nous en sommes tout de même loin au niveau de la qualité. En effet, le Thunderobot multiplie les maladresses et les erreurs. Bref, nous sommes encore loin du niveau des machines d'Asus, de MSI, d'Acer ou même d'Alienware, qui coûtent certes plus cher à même puissance, mais qui sont beaucoup mieux finis.

4 / 10