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[Test] F1 2013 : du classique et de la légende [Xbox 360]

Notre avis
7 / 10

Par 4ugeek le

Comment créer un jeu de niche, pouvant plaire aux puristes autant qu’aux amateurs, devant être renouvelé chaque année ? Voilà le point de départ d’un jeu F1. À l’arrivée, que vaut cette édition 2013 ?

À l’instar des jeux à licences comme FIFA, Madden ou NBA 2K, les jeux “F1 series” sont intrinsèquement liés à la saison qu’ils couvrent. Mais à la différence d’un jeu de foot qui peut être facilement mis à jour, un développeur de jeu de F1 doit s’affranchir d’une contrainte supplémentaire : il doit attendre la fin de la saison en cours (celle qu’il permettra de jouer). Les raisons sont simples :
1) Aucune équipe ne confiera ses secrets avant que la saison ne soit terminée, et certainement pas pour un jeu vidéo.
2) Les voitures évoluant dans le secret tout au long de la saison, la voiture finale n’a souvent plus grand chose à voir avec celle des premiers essais pré-saison.
3) Ça permet de se baser sur les chronos réels réalisés par les différents pilotes.

_bmUploads_2013-08-19_4799_F1_2013_002_WIPSi les différences entre les saisons 2011 et 2012 n’étaient pas flagrantes, celles entre cette version 2013 et les autres sont assez marquantes. Passons sur les essais “jeune pilote”, idée complètement inutile servant en fait de didacticiel, qui vous agacera plus qu’elle nous aidera à prendre en main la voiture et venons en aux faits : tout est bien meilleur !

L’intelligence artificielle vous rentrera moins dedans (si c’est le cas, c’est que vous freinez beaucoup trop tôt, beaucoup trop fort, et que vous changez brusquement de trajectoire). Il y a parfois des ratés mais globalement, le progrès par rapport à la version 2012 est net.
Les dégâts se ressentent un peu plus. Il faudra quand même vérifier qu’ils sont bien actifs dans les options. Bonne nouvelle pour les débutants : on peut n’activer que le côté visuel des dégâts.
– L’usure des pneus est un pur bonheur. Une réussite assez impressionnante, plus nuancée et plus impactante que sur les précédentes versions. Résultat : les stratégies de courses basées sur les pneus s’avèrent bien plus efficaces qu’auparavant. L’usure se fait sentir au fil des tours, et les dérapages se paient chers en fin de course.
La réalisation gagne encore en qualité : c’est beau et c’est fluide, la sensation de vitesse est bien présente et toutes les vues intérieures sont jouables.
– L’ambiance sonore, la qualité et la fidélité du bruit des moteurs ont encore gagné en réalisme et en qualité. Si vous avez la chance de bénéficier d’un bon home cinema ou d’un bon casque, vous allez réellement vibrer à chaque montée de rapport.

_bmUploads_2013-08-19_4811_F1_2013_1988_Williams_006_WIPEn revanche, les pénalités sont encore trop aléatoires, et il n’est pas rare que vous en subissiez une alors qu’un adversaire vous est rentré dedans.
Nous l’avons dit mais le didacticiel imposé est agaçant. Et concrètement, le mode carrière manque d’un petit truc le rendant vraiment accrocheur.

Soyons honnête, sans le mode Classique, on aurait du mal à sauter le pas une dernière fois avec l’arrivée des consoles next-gen. Mais pour le coup, Codemasters a fait fort ! Pas moins de 10 voitures classiques des années 80 et 90, et 17 pilotes de l’époque. On pardonnera des erreurs d’associations dues aux manques de pilotes classiques tant le reste est bien fait. Deux anciens circuits sont également jouables (4 sur l’édition “classique”). Les voitures sont parfaitement modélisées, et la jouabilité est en accord avec le plumage. D’ailleurs, sitôt que vous aurez viré le filtre jaune urine de l’écran (via les options de jeu) vous pourrez profiter de tout le plaisir apporté. Mais attention, les défis sont restreints (3 seulement), le contenu plutôt limité et encore une fois, il faut payer plus pour bénéficier d’autres éléments, un peu frustrant pour les fans de la série…

_bmUploads_2013-08-19_4801_F1_2013_004_WIPEncore une fois, pour amortir le coût de développement d’un tel jeu, il faut faire des concessions. On retrouve ainsi régulièrement des joueurs se plaignant d’un côté trop “arcade” du jeu. Arcade ne signifiant pas “facile” mais “irréaliste. Et ce n’est pas totalement faux. Alors effectivement, il est difficile pour nous, qui n’avons jamais conduit de F1 de notre vie, de juger du réalisme. Mais pour avoir eu entre les mains le volant d’une Formule Renault, j’ai trouvé que sans les aides, le jeu retranscrivait assez bien les sensations éprouvées. D’ailleurs, si F1 2013 se joue plutôt bien au pad, il prend tout son intérêt avec un volant. Le niveau de difficulté ayant de nombreux paliers (trajectoires, aides en tout genre, dégâts,etc) on se retrouve avec un jeu qui reste polyvalent et qui saura s’adapter à presque tous les acheteurs potentiels du jeu. Quant aux plus téméraires, il leur suffira de désactiver toutes les aides et de jouer en mode expert. Finir premier dans un Grand Prix est alors plus difficile que de taper l’incruste dans le casting du prochain Fast & Furious.

F1 2013 réussit un bon pari : faire mieux que la monture 2012 à tous les niveaux. Gameplay plus jouissif, mode classique réellement travaillé, évolutions bien réelles (usure des pneus, IA, réaction de la voiture), nombreux modes de jeux, ça fait pas mal de nouveautés. Mais on est tout de même assez loin du bouquet final auquel on aurait pu s’attendre. Primo, le mode classique est bien fait, mais le contenu est bien trop faible ce qui est dommage vu l’intérêt de ce dernier. De plus, faire payer le jeu plus cher pour délivrer 5 voitures, 7 pilotes et deux circuits supplémentaires est mesquin. Et puis enfin, il y a malgré la réalisation, une sorte de platitude latente teintée d’ennui. Le jeu manque de spectaculaire et génère bien trop de temps morts. Si vous possédez la version 2012, vous apprécierez la 2013, mais peut-être pas au prix fort. Pour les autres qui souhaitent essayer la F1, qui acceptent de ne jouer qu’avec un seul type de véhicule, et qui désirent un jeu complexe mais accessible, alors cet opus sera un excellent investissement.

F1 2013, c’est disponible sur Xbox 360, PS3 et PC pour environ 60 euros et à 70 euros pour la Classic Edition.

Comment créer un jeu de niche, pouvant plaire aux puristes autant qu’aux amateurs, devant être renouvelé chaque année ? Voilà le point de départ d’un jeu F1. À l’arrivée, que vaut cette édition 2013 ?

À l’instar des jeux à licences comme FIFA, Madden ou NBA 2K, les jeux “F1 series” sont intrinsèquement liés à la saison qu’ils couvrent. Mais à la différence d’un jeu de foot qui peut être facilement mis à jour, un développeur de jeu de F1 doit s’affranchir d’une contrainte supplémentaire : il doit attendre la fin de la saison en cours (celle qu’il permettra de jouer). Les raisons sont simples :
1) Aucune équipe ne confiera ses secrets avant que la saison ne soit terminée, et certainement pas pour un jeu vidéo.
2) Les voitures évoluant dans le secret tout au long de la saison, la voiture finale n’a souvent plus grand chose à voir avec celle des premiers essais pré-saison.
3) Ça permet de se baser sur les chronos réels réalisés par les différents pilotes.

_bmUploads_2013-08-19_4799_F1_2013_002_WIPSi les différences entre les saisons 2011 et 2012 n’étaient pas flagrantes, celles entre cette version 2013 et les autres sont assez marquantes. Passons sur les essais “jeune pilote”, idée complètement inutile servant en fait de didacticiel, qui vous agacera plus qu’elle nous aidera à prendre en main la voiture et venons en aux faits : tout est bien meilleur !

L’intelligence artificielle vous rentrera moins dedans (si c’est le cas, c’est que vous freinez beaucoup trop tôt, beaucoup trop fort, et que vous changez brusquement de trajectoire). Il y a parfois des ratés mais globalement, le progrès par rapport à la version 2012 est net.
Les dégâts se ressentent un peu plus. Il faudra quand même vérifier qu’ils sont bien actifs dans les options. Bonne nouvelle pour les débutants : on peut n’activer que le côté visuel des dégâts.
– L’usure des pneus est un pur bonheur. Une réussite assez impressionnante, plus nuancée et plus impactante que sur les précédentes versions. Résultat : les stratégies de courses basées sur les pneus s’avèrent bien plus efficaces qu’auparavant. L’usure se fait sentir au fil des tours, et les dérapages se paient chers en fin de course.
La réalisation gagne encore en qualité : c’est beau et c’est fluide, la sensation de vitesse est bien présente et toutes les vues intérieures sont jouables.
– L’ambiance sonore, la qualité et la fidélité du bruit des moteurs ont encore gagné en réalisme et en qualité. Si vous avez la chance de bénéficier d’un bon home cinema ou d’un bon casque, vous allez réellement vibrer à chaque montée de rapport.

_bmUploads_2013-08-19_4811_F1_2013_1988_Williams_006_WIPEn revanche, les pénalités sont encore trop aléatoires, et il n’est pas rare que vous en subissiez une alors qu’un adversaire vous est rentré dedans.
Nous l’avons dit mais le didacticiel imposé est agaçant. Et concrètement, le mode carrière manque d’un petit truc le rendant vraiment accrocheur.

Soyons honnête, sans le mode Classique, on aurait du mal à sauter le pas une dernière fois avec l’arrivée des consoles next-gen. Mais pour le coup, Codemasters a fait fort ! Pas moins de 10 voitures classiques des années 80 et 90, et 17 pilotes de l’époque. On pardonnera des erreurs d’associations dues aux manques de pilotes classiques tant le reste est bien fait. Deux anciens circuits sont également jouables (4 sur l’édition “classique”). Les voitures sont parfaitement modélisées, et la jouabilité est en accord avec le plumage. D’ailleurs, sitôt que vous aurez viré le filtre jaune urine de l’écran (via les options de jeu) vous pourrez profiter de tout le plaisir apporté. Mais attention, les défis sont restreints (3 seulement), le contenu plutôt limité et encore une fois, il faut payer plus pour bénéficier d’autres éléments, un peu frustrant pour les fans de la série…

_bmUploads_2013-08-19_4801_F1_2013_004_WIPEncore une fois, pour amortir le coût de développement d’un tel jeu, il faut faire des concessions. On retrouve ainsi régulièrement des joueurs se plaignant d’un côté trop “arcade” du jeu. Arcade ne signifiant pas “facile” mais “irréaliste. Et ce n’est pas totalement faux. Alors effectivement, il est difficile pour nous, qui n’avons jamais conduit de F1 de notre vie, de juger du réalisme. Mais pour avoir eu entre les mains le volant d’une Formule Renault, j’ai trouvé que sans les aides, le jeu retranscrivait assez bien les sensations éprouvées. D’ailleurs, si F1 2013 se joue plutôt bien au pad, il prend tout son intérêt avec un volant. Le niveau de difficulté ayant de nombreux paliers (trajectoires, aides en tout genre, dégâts,etc) on se retrouve avec un jeu qui reste polyvalent et qui saura s’adapter à presque tous les acheteurs potentiels du jeu. Quant aux plus téméraires, il leur suffira de désactiver toutes les aides et de jouer en mode expert. Finir premier dans un Grand Prix est alors plus difficile que de taper l’incruste dans le casting du prochain Fast & Furious.

F1 2013 réussit un bon pari : faire mieux que la monture 2012 à tous les niveaux. Gameplay plus jouissif, mode classique réellement travaillé, évolutions bien réelles (usure des pneus, IA, réaction de la voiture), nombreux modes de jeux, ça fait pas mal de nouveautés. Mais on est tout de même assez loin du bouquet final auquel on aurait pu s’attendre. Primo, le mode classique est bien fait, mais le contenu est bien trop faible ce qui est dommage vu l’intérêt de ce dernier. De plus, faire payer le jeu plus cher pour délivrer 5 voitures, 7 pilotes et deux circuits supplémentaires est mesquin. Et puis enfin, il y a malgré la réalisation, une sorte de platitude latente teintée d’ennui. Le jeu manque de spectaculaire et génère bien trop de temps morts. Si vous possédez la version 2012, vous apprécierez la 2013, mais peut-être pas au prix fort. Pour les autres qui souhaitent essayer la F1, qui acceptent de ne jouer qu’avec un seul type de véhicule, et qui désirent un jeu complexe mais accessible, alors cet opus sera un excellent investissement.

F1 2013, c’est disponible sur Xbox 360, PS3 et PC pour environ 60 euros et à 70 euros pour la Classic Edition.

Notre avis

Honnête

7 / 10