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[Test] Far Cry 4 : D’une qualité qui ne trompe pas [PS4]

Notre avis
8 / 10

Par Alvin le

Il y a quelques jours, Assassin’s Creed Unity nous a déçu et pas qu’un peu (notre test), ce qui n’a pas manqué de vous faire réagir. Aujourd’hui, Far Cry 4 sort et se situe même au-delà de nos attentes. Comme quoi, on ne demande pas plus qu’un studio qui travaille les points faibles de son précédent jeu pour nous combler !

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Il y a deux ans, Far Cry 3 avait agréablement surpris tout le monde. Ubisoft avait tiré les leçons de son Far Cry 2 franchement saoulant sur pas mal de points de gameplay et avait eu la bonne idée de tout miser sur un méchant très charismatique et déjanté, Vaas, pour donner une vraie ambiance au jeu. Le scénario, volontairement caricatural des blockbusters hollywoodiens où le gentil blanc américain vient sauver un peuple indigène offrait pas également mal de bons moments. Malheureusement, il en faisait aussi un peu trop.

Pour Far Cry 4, Ubisoft a osé un scénario un peu plus “sérieux”, en tout cas, relativement crédible. Le héros, dont on ignore tout, revient à Kyrat, la terre de ses ancêtres, pour disperser les cendres de sa mère comme elle le lui a demandé. Kyrat est un micro-état dont la communauté internationale se fout, car profondément enclavé dans les montagnes et sans ressources naturelles intéressantes. Bref, l’endroit parfait pour monter une monarchie autoritaire comme l’a fait Pagan Min, le méchant aux cheveux roses. Alors que Vaas était un fou manipulé, Pagan Min est beaucoup plus rationnel, civilisé, vicieux. Bien sûr, il est cruel et dépourvu d’empathie pour les “terroristes” qui veulent le destituer mais c’est un personnage de dictateur crédible, qui peut rappeler ceux des romans d’espionnages comme S.A.S., et j’ai trouvé ça, à titre personnel, beaucoup plus intéressant. Le jeu garde de toute façon son second degré habituel mais là aussi, l’humour est mieux dosé et de façon plus subtile. Youtube, les séries, Barack Obama, les occidentaux, les drogues et même les religions, tout y passe et est traité de façon réussie. Les personnages, un peu caricaturaux mais attachants, ont assez d’épaisseur pour qu’on s’intéresse à l’histoire du jeu.

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Ensuite, il faut le dire, Kyrat est un terrain de jeu finalement beaucoup plus original et sympathique que Rook Island. Certes, on aime les plages et les cocotiers mais les décors de Far Cry 3 avaient tendance à beaucoup se ressembler. C’est moins le cas dans Far Cry 4 car, montagne oblige, le level-design est beaucoup plus vertical. On a des points de repère, un horizon, des sentiers sinueux, des grottes cachées, des temples, de petits monuments… Même la conduite est ainsi plus intéressante, surtout celle des moyens de locomotion aériens (mini-hélico, parapente) car on peut profiter du superbe paysage. Ce savoyard de Kocobé ne dira pas le contraire : la montagne, ça vous gagne ! Graphiquement, Far Cry 4 sait se montrer vraiment très beau, on se surprend souvent à juste profiter quelques secondes du paysage tandis qu’on roule vers un objectif, musique bollywood en fond. Tous les endroits ne sont pas forcément polishés comme il faudrait mais FC4 affiche, la plupart du temps, un rendu qui fait vraiment new gen.

La structure du jeu est la même que dans l’épisode précédent, agrémentée de pas mal de petites nouveautés et d’améliorations, au point parfois de ne plus savoir où donner de la tête. La campagne est toujours composée d’objectifs imposés par plusieurs personnages à rejoindre sur la carte mais on a désormais de véritables choix à effectuer. Le Sentier d’Or, le groupe d’indépendantistes pour lequel on combat, a deux leaders aux stratégies radicalement opposées, chacun vous demandant évidemment de le choisir avec des dilemmes parfois corsés : faut-il capturer les champs d’opium de Pagan Min pour financer la révolution ou bien détruire ce poison, quitte à appauvrir encore le pays ? La fin dépendra de ces choix et l’on apprécie vraiment d’avoir rajouté ce côté “ouvert” à la campagne.

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Il y a également toujours une ribambelle d’annexes pour s’occuper : courses, escortes, combats en arène, capture de tours radio, d’avant-postes, des mini-missions aléatoires contre l’armée, des centaines de collectibles à trouver… Et bien sûr, il y a toujours la chasse et la collecte de plantes pour améliorer ses équipements et crafter des seringues, mais qui sont cette fois beaucoup moins mis en avant et c’est mieux. Au final, le monde semble vraiment plus dense et cohérent, avec des activités plus variées. On a parfois l’impression d’être un peu dans un Skyrim-FPS, et c’est un compliment. Pour les missions principales, le jeu a un peu plus mis l’accent sur les séquences d’infiltration, où l’on profite d’une IA légèrement plus permissive qu’auparavant, tout en offrant de belles séquences de shoot. Les missions d’exploration en plein blizzard de haute montagne sont également bien trouvées, celles au paradis où l’on combat des démons avec son tigre sont un peu moins amusantes, quoique superbes.

Quelques mots sur le multijoueur enfin. Notez déjà que le fameux mode coop très mis en avant par Ubisoft ne s’applique qu’aux activités de l’open-world et pas aux missions de la campagne. Dommage, même si cela permet quelques beaux combats, notamment pour la capture des bases très défendues qui sont assurément plus simples avec un binôme. L’éditeur de missions par la communauté est une chouette idée pour prolonger la durée de vie du jeu même si ce n’est pas pour cela qu’on l’achètera. Le multi compétitif à 5 contre 5 fait enfin quant à lui office de simple bonus, mais espérait-on vraiment que ce serait le nouveau Battlefield

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Bref, en un mot comme en cent, Far Cry 4 est à mon sens une réussite, parce qu’il fait exactement ce qu’on attendait de lui : être Far Cry 3 en mieux. Beau, varié, doté d’une campagne intéressante, moins délirante mais plus crédible, offrant un vrai sentiment de liberté, c’est un jeu open-world prenant, riche et où l’on ne s’ennuie pas. Certains trouveront que l’on est en terrain trop connu, et on ne peut pas leur reprocher. Maintenant, Ubisoft a clairement visé ceux qui ont aimé l’épisode précédent pour ne pas les décevoir avant tout. Alors qu’Assassin’s Creed commence à s’essoufler, Far Cry semble avoir le potentiel pour devenir la nouvelle franchise forte d’Ubi, que l’éditeur français fait grandir comme il faut. En tout cas, pour nous, le choix est fait !

Sur PlayStation 4, version sur laquelle nous avons testé le jeu, le titre est beau, fluide et n’a pas montré de bugs au cours de nos parties. La version PC est parait-il assez mal optimisée mais comporte toutes les options graphiques que l’on est en droit d’attendre, et c’est important de le souligner.
Le jeu est disponible sur PS4, PS3, Xbox One, Xbox 360 et PC
Les images qui illustrent ce test sont des images éditeur

Il y a quelques jours, Assassin’s Creed Unity nous a déçu et pas qu’un peu (notre test), ce qui n’a pas manqué de vous faire réagir. Aujourd’hui, Far Cry 4 sort et se situe même au-delà de nos attentes. Comme quoi, on ne demande pas plus qu’un studio qui travaille les points faibles de son précédent jeu pour nous combler !

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Il y a deux ans, Far Cry 3 avait agréablement surpris tout le monde. Ubisoft avait tiré les leçons de son Far Cry 2 franchement saoulant sur pas mal de points de gameplay et avait eu la bonne idée de tout miser sur un méchant très charismatique et déjanté, Vaas, pour donner une vraie ambiance au jeu. Le scénario, volontairement caricatural des blockbusters hollywoodiens où le gentil blanc américain vient sauver un peuple indigène offrait pas également mal de bons moments. Malheureusement, il en faisait aussi un peu trop.

Pour Far Cry 4, Ubisoft a osé un scénario un peu plus “sérieux”, en tout cas, relativement crédible. Le héros, dont on ignore tout, revient à Kyrat, la terre de ses ancêtres, pour disperser les cendres de sa mère comme elle le lui a demandé. Kyrat est un micro-état dont la communauté internationale se fout, car profondément enclavé dans les montagnes et sans ressources naturelles intéressantes. Bref, l’endroit parfait pour monter une monarchie autoritaire comme l’a fait Pagan Min, le méchant aux cheveux roses. Alors que Vaas était un fou manipulé, Pagan Min est beaucoup plus rationnel, civilisé, vicieux. Bien sûr, il est cruel et dépourvu d’empathie pour les “terroristes” qui veulent le destituer mais c’est un personnage de dictateur crédible, qui peut rappeler ceux des romans d’espionnages comme S.A.S., et j’ai trouvé ça, à titre personnel, beaucoup plus intéressant. Le jeu garde de toute façon son second degré habituel mais là aussi, l’humour est mieux dosé et de façon plus subtile. Youtube, les séries, Barack Obama, les occidentaux, les drogues et même les religions, tout y passe et est traité de façon réussie. Les personnages, un peu caricaturaux mais attachants, ont assez d’épaisseur pour qu’on s’intéresse à l’histoire du jeu.

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Ensuite, il faut le dire, Kyrat est un terrain de jeu finalement beaucoup plus original et sympathique que Rook Island. Certes, on aime les plages et les cocotiers mais les décors de Far Cry 3 avaient tendance à beaucoup se ressembler. C’est moins le cas dans Far Cry 4 car, montagne oblige, le level-design est beaucoup plus vertical. On a des points de repère, un horizon, des sentiers sinueux, des grottes cachées, des temples, de petits monuments… Même la conduite est ainsi plus intéressante, surtout celle des moyens de locomotion aériens (mini-hélico, parapente) car on peut profiter du superbe paysage. Ce savoyard de Kocobé ne dira pas le contraire : la montagne, ça vous gagne ! Graphiquement, Far Cry 4 sait se montrer vraiment très beau, on se surprend souvent à juste profiter quelques secondes du paysage tandis qu’on roule vers un objectif, musique bollywood en fond. Tous les endroits ne sont pas forcément polishés comme il faudrait mais FC4 affiche, la plupart du temps, un rendu qui fait vraiment new gen.

La structure du jeu est la même que dans l’épisode précédent, agrémentée de pas mal de petites nouveautés et d’améliorations, au point parfois de ne plus savoir où donner de la tête. La campagne est toujours composée d’objectifs imposés par plusieurs personnages à rejoindre sur la carte mais on a désormais de véritables choix à effectuer. Le Sentier d’Or, le groupe d’indépendantistes pour lequel on combat, a deux leaders aux stratégies radicalement opposées, chacun vous demandant évidemment de le choisir avec des dilemmes parfois corsés : faut-il capturer les champs d’opium de Pagan Min pour financer la révolution ou bien détruire ce poison, quitte à appauvrir encore le pays ? La fin dépendra de ces choix et l’on apprécie vraiment d’avoir rajouté ce côté “ouvert” à la campagne.

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Il y a également toujours une ribambelle d’annexes pour s’occuper : courses, escortes, combats en arène, capture de tours radio, d’avant-postes, des mini-missions aléatoires contre l’armée, des centaines de collectibles à trouver… Et bien sûr, il y a toujours la chasse et la collecte de plantes pour améliorer ses équipements et crafter des seringues, mais qui sont cette fois beaucoup moins mis en avant et c’est mieux. Au final, le monde semble vraiment plus dense et cohérent, avec des activités plus variées. On a parfois l’impression d’être un peu dans un Skyrim-FPS, et c’est un compliment. Pour les missions principales, le jeu a un peu plus mis l’accent sur les séquences d’infiltration, où l’on profite d’une IA légèrement plus permissive qu’auparavant, tout en offrant de belles séquences de shoot. Les missions d’exploration en plein blizzard de haute montagne sont également bien trouvées, celles au paradis où l’on combat des démons avec son tigre sont un peu moins amusantes, quoique superbes.

Quelques mots sur le multijoueur enfin. Notez déjà que le fameux mode coop très mis en avant par Ubisoft ne s’applique qu’aux activités de l’open-world et pas aux missions de la campagne. Dommage, même si cela permet quelques beaux combats, notamment pour la capture des bases très défendues qui sont assurément plus simples avec un binôme. L’éditeur de missions par la communauté est une chouette idée pour prolonger la durée de vie du jeu même si ce n’est pas pour cela qu’on l’achètera. Le multi compétitif à 5 contre 5 fait enfin quant à lui office de simple bonus, mais espérait-on vraiment que ce serait le nouveau Battlefield

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Bref, en un mot comme en cent, Far Cry 4 est à mon sens une réussite, parce qu’il fait exactement ce qu’on attendait de lui : être Far Cry 3 en mieux. Beau, varié, doté d’une campagne intéressante, moins délirante mais plus crédible, offrant un vrai sentiment de liberté, c’est un jeu open-world prenant, riche et où l’on ne s’ennuie pas. Certains trouveront que l’on est en terrain trop connu, et on ne peut pas leur reprocher. Maintenant, Ubisoft a clairement visé ceux qui ont aimé l’épisode précédent pour ne pas les décevoir avant tout. Alors qu’Assassin’s Creed commence à s’essoufler, Far Cry semble avoir le potentiel pour devenir la nouvelle franchise forte d’Ubi, que l’éditeur français fait grandir comme il faut. En tout cas, pour nous, le choix est fait !

Sur PlayStation 4, version sur laquelle nous avons testé le jeu, le titre est beau, fluide et n’a pas montré de bugs au cours de nos parties. La version PC est parait-il assez mal optimisée mais comporte toutes les options graphiques que l’on est en droit d’attendre, et c’est important de le souligner.
Le jeu est disponible sur PS4, PS3, Xbox One, Xbox 360 et PC
Les images qui illustrent ce test sont des images éditeur

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