Test

Honor View 20 : notre test du premier haut de gamme de 2019

Logiciel, Performances, Autonomie, photo

Notre avis
8 / 10
Smartphone

Par Camille Suard le

Logiciel, Performances, Autonomie

Cela fait maintenant des années que nous sommes habitués au mariage Android et EMUI. La surcouche logicielle de Huawei, comme tant d’autres caractéristiques, se déploient aussi sur les appareils de sa marque fille Honor. Le View 20 accueille pour la toute première fois en France Magic UI, l’interface estampillée Honor. Aujourd’hui EMUI et Magic UI se ressemblent beaucoup, mais la société a clairement exprimé son ambition de s’éloigner progressivement de sa grande sœur. Même organisation, même navigation, même style, applications inutiles préinstallées, animojis… Les différences se comptent sur les doigts de la main et avant tout d’ordre esthétique.

 

Comme les encoches, le trou peut-être masqué dans les paramètres d’affichage. Mais honnêtement, moi qui ne suis pas très convaincue par les notch plus classiques, il ne m’a pas dérangé, au contraire. Comme il n’est pas centré, on l’oublie très vite. Même pendant le visionnage d’une vidéo ou lors d’une partie de jeu, sa position fait qu’on ne le remarque pas : notre pouce tombe bien souvent dessus. Et pendant les parties en plein écran de PUBG Mobile par exemple, fini les angles morts ! Enfin, notons que c’est bien Android Pie 9.0.

Le View 20 se voit particulièrement bien équipé. Tout comme les fleurons de Huawei avant lui, il se dote de la dernière puce mobile haut de gamme du constructeur : le Kirin 980. Ce dernier a déjà fait ses preuves sur le Mate 20 Pro sorti il y a quelques mois. Couplé à 6 ou 8 Go de RAM selon les versions, il ne souffre pas de gros problèmes dans les tâches quotidiennes et dans la navigation.  Cependant, le logiciel de l’appareil photo s’est crashé deux fois et l’application Snapchat a vraiment du mal. Les résultats de benchmarks parlent d’eux-mêmes et les parties de jeux gourmands se sont déroulées sans le moindre souci : qualité des graphismes la plus élevée et fluidité à toute épreuve. Il chauffe, évidemment, mais la température ne devient jamais insupportable et la chaleur se dissipe plutôt bien.

Après une bonne journée d’utilisation — c’est-à-dire une heure de jeu, la prise de photo pendant une balade d’une heure, l’envoi d’une dizaine de messages, la lecture d’articles, la consultation des réseaux sociaux — il restait le lendemain matin à 9h plus de 45 % de batterie. C’est vraiment pas mal du tout, mais il faut dire qu’avec 4000 mAh de capacité et un Kirin 980 bien optimisé et dopé à l’intelligence artificielle, on n’en attendait pas moins ! Le smartphone de Honor arrive à tenir presque deux journées complètes. Excellent, tout comme le OnePlus 6T et c’est supérieur à ce que propose Xiaomi avec ses smartphones les plus haut de gamme. Et pourtant, il ne s’agit pas d’une dalle Oled, mais d’une IPS.

La recharge rapide fonctionne très bien avec le chargeur inclus dans le packaging. Pour passer de 3 % à 57 %, il aura fallu une demi-heure. Un quart d’heure de plus pour dépasser les 75 % et enfin, un total de une heure et vingt cinq minutes pour recharger à 100 % la batterie. Il réussit donc à faire là encore presque aussi bien que son rival, le OnePlus 6T. Pour cinq minutes à peu près, on ne va pas chipoter. Malheureusement, il n’est pas non plus compatible avec la recharge sans-fil, contrairement à un Xiaomi Mi Mix 3 par exemple. 

Photo

Alors que Huawei impressionne par ses trois puis quatre modules photo dorsaux respectivement intégrés sur les P20 Pro et Mate 20 Pro de 2018, Honor surprend en ne choisissant qu’une seule caméra. Un parti pris osé, à la manière d’un Pixel de Google. Le traitement logiciel vient donc exécuter une grande partie du travail. Le grand capteur de Sony et ses 48 Mégapixels prend des clichés de bonne facture, quand les conditions le permettent.

À l’extérieur, en plein jour, le résultat impressionne. En zoomant sur vos photos, vous constaterez la présence de très nombreux détails, même à l’horizon. Les couleurs retranscrites respectent bien celles de la réalité, tout comme les effets de textures et les contrastes. L’intelligence artificielle semble plus convaincante qu’auparavant. Les couleurs sont moins exagérées et les résultats, s’ils différent peu dans l’ensemble peuvent parfois améliorer quelque peu les photos. Néanmoins, je trouve que généralement, les couleurs manquent un peu d’éclat, comparé aux photophones déjà bien installés, du côté de Samsung ou même de Huawei.

En lumières basses, les choses se gâtent un peu. Cela vaut surtout en intérieur ou les clichés souffrent par l’omniprésence de bruit. En ville, les clichés s’en sortent assez bien et le mode nuit peut parfois réussir à redonner un peu de lumière et de couleurs dans les endroits les plus sombres. Il faut cependant attendre environ 5 secondes que le traitement soit effectué. S’il y a du mouvement évidemment, vous aurez le droit à quelques surprises comme des traînées lumineuses.

La caméra avant de 25 Mégapixels est excellente pour les autoportraits : des couleurs naturelles, des détails (à vous de forcer le mode beauté si vous souhaitez une peau de bébé), un effet flou en arrière-plan possible et plutôt bien détouré… Il n’y a pas grand-chose à reprocher à cet appareil photo frontal.

Quant au capteur 3D qui donne la possibilité de prendre des scènes en 3D et donc de tourner autour du sujet capturé… Rien de très probant, ni de très facile à prendre en main. C’est amusant quand on a enfin réussi à s’en servir, mais c’est tellement anecdotique qu’on l’oublie très vite.

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3 Où l'acheter, Galerie Photo, Conclusion
Sommaire
  1. Présentation, design et écran
  2. Logiciel, Performances, Autonomie, photo
  3. Où l'acheter, Galerie Photo, Conclusion