Test

Test : Huawei P8

Utilisation

Notre avis
7 / 10
Android

Par Pierre le

Huawei nous sert ici son éternelle surcouche EMUI. Une surcouche qui passe en 3.1 pour ce P8. Et les habitués de Huawei trouveront très vite leurs marques. Pour les profanes, sachez que Huawei a toujours proposé une surcouche qui zappait totalement le menu d’applications, à la manière d’iOS. Ainsi, si vous enlevez une application du bureau, elle est totalement désinstallée. Une horreur pour les maniaques du rangement, obligés de créer des dossiers fourre-tout pour laisser un bureau clean.

Néanmoins, Huawei apporte quelques petites choses à sa surcouche. Tout d’abord, il est maintenant possible de masquer des applications sans les désinstaller ! Des applications qui se retrouveront dans un sous menu directement accessible via l’écran d’accueil.

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Huawei a également ajouté un nouvel outil à son smartphone : le screenshot local. Avant d’expliquer en quoi cette fonctionnalité consiste, sachez juste que nous avons là la pire des fausses bonnes idées de la part de Huawei.

Vous voulez prendre un screenshot de la partie supérieure de votre écran, et seulement de la partie supérieure ? Il suffit d’utiliser la jointure de vos doigts pour dessiner un carré à l’endroit voulu. Ensuite, le screen se prend et libre à vous de le recadrer. En plus d’être peu pratique à utiliser (se servir de la jointure des doigts ? Vraiment, Huawei ?), elle n’apporte pas grand-chose. Oh pardon, c’est vrai que recadrer un screen peut vous faire perdre trois précieuses secondes…

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En plus d’être inutile et peu pratique à utiliser, cette fonctionnalité dessert l’expérience utilisateur. Il peut en effet arriver que le smartphone pense que le bout de votre doigt s’avère être une jointure. Ainsi, au lieu de faire glisser l’écran, il ne fait que dessiner une ligne, sous vos doigts. Cela peut paraître anodin, mais la fréquence de cette erreur se montre très pénible avec le temps. En jeu, par exemple, il n’est pas rare de voir la ligne magique apparaître sous votre doigt en lieu et place de l’action désirée. Le pire dans tout cela ? C’est qu’il n’est apparemment pas possible de désactiver cette fonctionnalité, ou si c’est le cas, l’onglet est très bien caché.

Pour le reste, Huawei ne fait qu’améliorer les choses déjà existantes sur son P7. Par exemple, la surcouche vous permet toujours de personnaliser à fond votre terminal via l’application Thèmes. Icônes, fond d’écran, transitions entre les écrans, tout peut être modifié selon votre goût. Si Huawei propose des thèmes officiels, les développeurs et les fans peuvent également ajouter les leurs. Ainsi, chaque P8 sera différent et en accord avec le goût de son propriétaire.

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De même, Huawei nous sert ses habituelles applications dédiées. Des applications qui pourront s’avérer utiles. Par exemple, Sauvegarde vous permet d’enregistrer toutes vos données dans le cloud, au cas où vous auriez un pépin ou que vous changiez de smartphone (pour un autre Huawei). De même, nous retrouvons le Miroir, introduit avec le P7, le gestionnaire de fichiers, etc.

Pour le reste, c’est du grand classique. Les habitués d’EMUI seront en terrain connu et les autres ne devraient pas être trop perdus (mis à part pour l’absence du menu d’applications). Le tout tourne comme un charme et ne souffre d’aucun ralentissement. Nous avons eu un bug, une fois, qui a freezé le smartphone, nous obligeant à le rebooter. Un accident à signaler, mais qui ne s’est jamais reproduit pendant notre semaine de test.

Bref, Huawei maîtrise sa surcouche et a le mérite de proposer quelque chose d’original et d’unique, ne se contentant pas de nous faire une surcouche pour faire une surcouche et installer ses propres applications. Une surcouche qui ne plaira certainement pas à tout le monde, mais qui devrait intriguer les non initiés. Mis à part cette fichue fonctionnalité de screenshot local, ce Huawei P8 est une réussite au niveau du logiciel.

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Notons également que la prise en main du smartphone se montre agréable avec sa coque en aluminium et son poids plume. Nous aurions pu craindre un smartphone qui chauffe lors de l’utilisation. Et surprise, ce n’est pas le cas. La chaleur se montre parfaitement répartie et jamais nous n’avons eu une impression désagréable de chaleur qui se dégageait du terminal. Une réussite au niveau de la conception.

Jeux

Huawei a longtemps été à la ramasse niveau jeu, la faute à un processeur maison qui était un peu à la traîne face à la concurrence. Mais ces défauts ont été corrigés depuis et ce P8 tourne comme un charme niveau jeu. Sur les gros jeux du moment, aucun souci de performance. GTA San Andreas et Vice City tournent parfaitement. Sur d’autres jeux, comme Zombie Highway 2 ou Corridor Z, même le classique Dead Trigger 2 tourne au max. Nous n’avons constaté aucun ralentissement sur ces jeux. Huawei a donc atteint la maturité niveau jeu et le montre encore une fois avec ce P8.

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Batterie

Aïe. Niveau batterie, le P8 ne réussit pas à convaincre. Ici, Huawei a choisi de placer une batterie 2680 mAh au sein de son smartphone. Et même si Huawei fait des efforts dans sa surcouche, en nous rappelant de fermer les applications qui consomment le plus de batterie, cela ne suffit pas. En utilisation normale, le smartphone peine à tenir deux jours. En utilisation un peu plus poussée, le smartphone peine à tenir la journée. Néanmoins, Huawei a tenté deux ou trois choses afin de rallonger l’autonomie. En plus des notifications évoquées plus haut, le smartphone propose une option batterie ultra, qui désactive toutes les applications, met la luminosité au minimum et nous laisse en 2G, afin de grappiller quelques petites heures. Néanmoins, pour les gros utilisateurs, cela ne suffira pas. Un gros défaut qui nous fait regretter le Mate 7 et son autonomie monstrueuse.