Test

Test – Jojo’s Bizarre Adventure HD

Notre avis
5 / 10

Par 4ugeek le

Jojo Bizarre Adventure HD est disponible depuis cet été sur les plateformes de téléchargement XBLA et PSN. Ce jeu de combat made in Capcom est sorti dans les salles d’arcade en 1998 sur CPS 3 système. Ce remake est l’occasion de redécouvrir un jeu complètement barré mais très intéressant, tant pour son incroyable direction artistique que son système de combat original.

Il faut savoir que Jojo Bizarre Adventure c’est d’abord un manga fleuve du génial Hirohiko Araki, publié dans le magazine Ultra Jump depuis… 1986 ! Si au Japon cette œuvre est considéré comme culte, elle se traine en France une réputation de série pour gros otaku crasseux aux visuels plutôt crypto gay : les poses un peu ambiguës que prennent ses héros durant les moments clés mais surtout le soin tout particulier apporté aux accoutrements et attitudes des personnages surprennent les nouveaux lecteurs. Pourtant, l’œuvre d’Araki a marqué toute une génération d’artistes, et les références à Jojo dans les médias sont nombreuses : Benimaru de la série King of Fighters et Tsunade de Naruto a été inspirée par des personnages de la série. Mais son fan le plus célèbre est probablement Hiro Nakamura, le geek de Heroes. Il est vrai que cette œuvre fleuve qui suit les frasques de la famille Joestar sur plusieurs générations peut sembler compliqué, mais bon, toutes les grands-mères du monde sont capables de suivre Amour, Gloire et Beauté avec assiduité, alors… Les plus curieux pourront découvrir un arc majeur de ce récit grâce aux éditions Tonkam qui la republient à partir de Février 2013.

En 2010, Araki a même été exposé au Louvre.

Malgré tout l’amour que sa fanbase peut lui donner, Jojo reste un jeu de second plan destiné à une caste de joueurs assez restreinte. La version HD que Capcom nous propose est l’adaptation de la deuxième itération du jeu sorti en 1999 (sous titré Heritage for the Future). Le gameplay bouffe un peu à tous les râteliers pour nous recracher un melting pot original de tout ce que le jeu de baston a fait de meilleur. L’une des originalités du titre, et c’est peut être un détail pour beaucoup, c’est le stand. Cette sorte d’alter-ego psychique du personnage est doté de pouvoirs surnaturels. On trouve donc les habituelles trois attaques par puissance et un mode stand qui offre au héros des mouvements inédits : double saut, coups spéciaux plus puissants, meilleure résistance aux attaques ennemies, et bien entendu des capacités propres à chaque protagoniste. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le stand n’est pas obligatoirement une matérialisation humanoïde et peut prendre différentes formes. Celui de Hol Horse est un revolver (The Emperor) et ne s’utilisera pas comme le Silver Chariot de Polnareff. Le stand partage la barre de vie de son utilisateur, mais possède aussi une propre jauge qui, si elle se trouve vide, assomme automatiquement le joueur et le laisse impuissant un court moment. Son utilisation prend donc des proportions extrêmement stratégiques, surtout lors de combos.
L’autre originalité du jeu, le Blazing Fists, intervient lorsque deux personnages exécutent un coup de même puissance en même temps. Ce cas de figure assez rare voit se départager les adversaires en bourrinant un bouton d’attaque et montrer qui a la plus grosse. On est loin de l’instantané d’un Tekken, mais à force d’entraînement, ce jeu complexe qui peut sembler hermétique aux néophytes se révèle au final être un véritable bonheur de baston 2D.

Le stand peut servir de bouclier… Avec prudence tout de même.

Techniquement, le jeu est magnifique et montre à quel point Capcom pouvait se targuer d’être un spécialiste ès 2D. Tous les personnages du manga sont réussis et animés avec justesse. Le passage à la Haute Definition se fait cette fois ci presque sans dénaturer l’œuvre originale en utilisant un lissage crayonné pour accentuer les ombres. Qu’on aime ou pas, les puristes pourront toujours retirer l’option pour revoir les graphismes d’époque, même si forcément, sur une télévision de bourgeois, ça peut parfois piquer les yeux. Comme d’habitude dans les productions Capcom, les décors sont magnifiques et restent très fidèles aux scènes clés que l’on peut parcourir dans l’œuvre originale. On retrouvera la cellule de prison du début, la chambre d’hôtel ou encore les ruelles des villes du Moyen Orient que les personnages sont amenés à traverser. Avec ses 22 personnages jouables, impossible aux joueurs de ne pas trouver chaussure à son pied.
Mais ce titre sympathique est bafoué par un pitoyable mode network. Les lags, déconnexions, instabilités et autres freezes se sont invités à la fête et les parties se déroulent rarement dans des conditions optimales. Cette véritable plaie tue la seule évolution du soft. C’est assez tragique puisque c’est vraiment le seul élément nouveau que les joueurs attendaient, le seul point sur lequel il ne fallait pas fauter, la seule feature qui aurait renouvelé Jojo’s Bizarre Adventure, qui auraient pu évangéliser de nouveaux joueurs et lui rendre enfin ses lettres de noblesses.

L’autre point noir, et non des moindres, c’est son prix. Jojo’s Bizarre Adventure HD est plein de qualités, agréable à jouer, une fois bien pris en main. Il a un charme fou, mais il fait malheureusement face à une concurrence assez rude dans son secteur. Le titre part sur ses 14 printemps et l’eau a coulé sous les ponts depuis sa sortie initiale. Le jeu de baston a évolué, ses joueurs tout autant. 20 euros c’est le prix demandé pour Super Street Fighter IV AE sur PSN ou XBLA. C’est le même prix que Street Fighter Third Strike qui reste la référence en la matière. Pour moins cher et sur les mêmes plateformes, on trouve Skull Girls et bien d’autres légendes du jeu de combat en 2D qui disposent d’un netcode pas infaillible, mais plus utilisable. Les bacs à promotions des boutiques sont remplis de jeu de combat au potentiel sympathie du même niveau, sans compter sur le fait que des mastodontes arrivent avant la fin de l’année. A moins d’être fan hardcore du jeu ou de vraiment vouloir s’investir corps et âmes, la décision la plus sage serait d’attendre une baisse de prix.

Jojo Bizarre Adventure HD est disponible depuis cet été sur les plateformes de téléchargement XBLA et PSN. Ce jeu de combat made in Capcom est sorti dans les salles d’arcade en 1998 sur CPS 3 système. Ce remake est l’occasion de redécouvrir un jeu complètement barré mais très intéressant, tant pour son incroyable direction artistique que son système de combat original.

Il faut savoir que Jojo Bizarre Adventure c’est d’abord un manga fleuve du génial Hirohiko Araki, publié dans le magazine Ultra Jump depuis… 1986 ! Si au Japon cette œuvre est considéré comme culte, elle se traine en France une réputation de série pour gros otaku crasseux aux visuels plutôt crypto gay : les poses un peu ambiguës que prennent ses héros durant les moments clés mais surtout le soin tout particulier apporté aux accoutrements et attitudes des personnages surprennent les nouveaux lecteurs. Pourtant, l’œuvre d’Araki a marqué toute une génération d’artistes, et les références à Jojo dans les médias sont nombreuses : Benimaru de la série King of Fighters et Tsunade de Naruto a été inspirée par des personnages de la série. Mais son fan le plus célèbre est probablement Hiro Nakamura, le geek de Heroes. Il est vrai que cette œuvre fleuve qui suit les frasques de la famille Joestar sur plusieurs générations peut sembler compliqué, mais bon, toutes les grands-mères du monde sont capables de suivre Amour, Gloire et Beauté avec assiduité, alors… Les plus curieux pourront découvrir un arc majeur de ce récit grâce aux éditions Tonkam qui la republient à partir de Février 2013.

En 2010, Araki a même été exposé au Louvre.

Malgré tout l’amour que sa fanbase peut lui donner, Jojo reste un jeu de second plan destiné à une caste de joueurs assez restreinte. La version HD que Capcom nous propose est l’adaptation de la deuxième itération du jeu sorti en 1999 (sous titré Heritage for the Future). Le gameplay bouffe un peu à tous les râteliers pour nous recracher un melting pot original de tout ce que le jeu de baston a fait de meilleur. L’une des originalités du titre, et c’est peut être un détail pour beaucoup, c’est le stand. Cette sorte d’alter-ego psychique du personnage est doté de pouvoirs surnaturels. On trouve donc les habituelles trois attaques par puissance et un mode stand qui offre au héros des mouvements inédits : double saut, coups spéciaux plus puissants, meilleure résistance aux attaques ennemies, et bien entendu des capacités propres à chaque protagoniste. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le stand n’est pas obligatoirement une matérialisation humanoïde et peut prendre différentes formes. Celui de Hol Horse est un revolver (The Emperor) et ne s’utilisera pas comme le Silver Chariot de Polnareff. Le stand partage la barre de vie de son utilisateur, mais possède aussi une propre jauge qui, si elle se trouve vide, assomme automatiquement le joueur et le laisse impuissant un court moment. Son utilisation prend donc des proportions extrêmement stratégiques, surtout lors de combos.
L’autre originalité du jeu, le Blazing Fists, intervient lorsque deux personnages exécutent un coup de même puissance en même temps. Ce cas de figure assez rare voit se départager les adversaires en bourrinant un bouton d’attaque et montrer qui a la plus grosse. On est loin de l’instantané d’un Tekken, mais à force d’entraînement, ce jeu complexe qui peut sembler hermétique aux néophytes se révèle au final être un véritable bonheur de baston 2D.

Le stand peut servir de bouclier… Avec prudence tout de même.

Techniquement, le jeu est magnifique et montre à quel point Capcom pouvait se targuer d’être un spécialiste ès 2D. Tous les personnages du manga sont réussis et animés avec justesse. Le passage à la Haute Definition se fait cette fois ci presque sans dénaturer l’œuvre originale en utilisant un lissage crayonné pour accentuer les ombres. Qu’on aime ou pas, les puristes pourront toujours retirer l’option pour revoir les graphismes d’époque, même si forcément, sur une télévision de bourgeois, ça peut parfois piquer les yeux. Comme d’habitude dans les productions Capcom, les décors sont magnifiques et restent très fidèles aux scènes clés que l’on peut parcourir dans l’œuvre originale. On retrouvera la cellule de prison du début, la chambre d’hôtel ou encore les ruelles des villes du Moyen Orient que les personnages sont amenés à traverser. Avec ses 22 personnages jouables, impossible aux joueurs de ne pas trouver chaussure à son pied.
Mais ce titre sympathique est bafoué par un pitoyable mode network. Les lags, déconnexions, instabilités et autres freezes se sont invités à la fête et les parties se déroulent rarement dans des conditions optimales. Cette véritable plaie tue la seule évolution du soft. C’est assez tragique puisque c’est vraiment le seul élément nouveau que les joueurs attendaient, le seul point sur lequel il ne fallait pas fauter, la seule feature qui aurait renouvelé Jojo’s Bizarre Adventure, qui auraient pu évangéliser de nouveaux joueurs et lui rendre enfin ses lettres de noblesses.

L’autre point noir, et non des moindres, c’est son prix. Jojo’s Bizarre Adventure HD est plein de qualités, agréable à jouer, une fois bien pris en main. Il a un charme fou, mais il fait malheureusement face à une concurrence assez rude dans son secteur. Le titre part sur ses 14 printemps et l’eau a coulé sous les ponts depuis sa sortie initiale. Le jeu de baston a évolué, ses joueurs tout autant. 20 euros c’est le prix demandé pour Super Street Fighter IV AE sur PSN ou XBLA. C’est le même prix que Street Fighter Third Strike qui reste la référence en la matière. Pour moins cher et sur les mêmes plateformes, on trouve Skull Girls et bien d’autres légendes du jeu de combat en 2D qui disposent d’un netcode pas infaillible, mais plus utilisable. Les bacs à promotions des boutiques sont remplis de jeu de combat au potentiel sympathie du même niveau, sans compter sur le fait que des mastodontes arrivent avant la fin de l’année. A moins d’être fan hardcore du jeu ou de vraiment vouloir s’investir corps et âmes, la décision la plus sage serait d’attendre une baisse de prix.

Notre avis

oldies

5 / 10