Test

Test : LG G3 S

Notre avis
6 / 10
Smartphone

Par 4ugeek le

Comme c’est de coutume désormais, LG se plie à la règle qui veut qu’à un vaisseau amiral soit associé une version plus compacte. Au LG G3 sorti en juin 2014, répond donc le LG G3 S. Si seul un « S » diffère dans son appellation, est-il pour autant très proche de son ainé ? Présente-t-il les mêmes qualités ? Autant de réponses auxquelles nous répondons dans notre test.

LG_G3s_Avant_c

En deux mots

Version compacte du LG G3, le LG G3 S est-il le digne héritier du vaisseau amiral LG ? Ou bien s’égare-t-il sur un chemin de traverse ? C’est la question à laquelle nous allons répondre avec ce test.

Le LG G3 S est un terminal avec écran de 5 pouces affichant une définition 720p. Il est animé par un Snapdragon 400 alimenté par une batterie amovible de 2450 mAh et bénéficie de 8 Go de mémoire flash (extensible via microSD de 64 Go au maximum). Voici pour le rapide tour d’horizon.

Packaging

Le LG G3 S est livré avec :

  • Un chargeur AC/DC capable de fournir 0.85 A sous 5v (soit 3.4 Watts)
  • Une paire d’écouteurs de base
  • Un câble USB / mini USB
  • Un manuel (Guide de démarrage rapide)

LG_G3s_Package_a

Petit aparté pour signaler que le LG G3 S est équipé d’une batterie de 2450 mAh. Présentant à ses bornes une tension de 3.955 volts, il faut donc (en théorie et en considérant que la tension aux bornes de la batterie est constante) 2 heures et 17 minutes pour la charger à l’aide du chargeur fourni.

Mais, nous examinerons surtout l’autonomie de ce terminal mobile dans la partie idoine de ce test.

LG_G3s_Batterie_2450mAh

Design, finition et ergonomie

Initié avec le LG G2, la disposition dorsale des boutons physiques est reprise ici, comme c’est également le cas pour le LG G3. Le G3 S ne présente ainsi aucun bouton sur les tranches, comme c’est pourtant la règle sur tous les smartphones du marché. Les touches du volume sonore et de marche/arrêt sont en effet situées sous le capteur de l’APN dorsal.

LG_G3s_Back_c

On s’habitue très rapidement à cette ergonomie singulière. Après un temps d’adaptation, on trouve très facilement les boutons à une main et il n’y a plus d’appuis inopinés sur les boutons grâce à cette disposition.

De surcroît, ce choix (position dorsale et centrale) des boutons permet au LG G3 S d’offrir la même ergonomie aux droitiers qu’aux gauchers. Un détail qui n’en est donc pas un puisque, seulement en France, il y aurait 9 millions de gauchers.

Le bât blesse en revanche lorsque vient le moment de faire une capture d’écran avec les touches (bouton volume bas et power maintenus appuyés simultanément). On y arrive, mais c’est loin d’être trivial. Qu’à cela ne tienne puisqu’il suffit de passer par l’application Quick Memo. On fait ainsi glisser le bouton Home vers le haut de l’écran en optant pour cette application. Dès lors, il ne reste plus qu’à sélectionner la petite disquette située en haut à droite de l’écran pour réaliser une capture d’écran et la sauvegarder dans Galerie ou bien QuickMemo+. Dans ce dernier cas, vous pourrez même annoter le screenshot ou bien dessiner dessus.

Le Knock-On introduit par LG et repris par d’autres constructeurs depuis le LG G2 est bien de la partie. Il suffit de tapoter l’écran à deux reprises pour le sortir de veille ou le mettre en veille (pourvu que les appuis se fassent dans une zone vide).

Autre possibilité, celle de déverrouiller l’écran avec un code Knock-Code à effectuer dans le bon ordre, on peut le faire écran en veille afin de le sortir de veille.

Ajoutons, le port microUSB situé en position centrale dans la tranche inférieure basse et la prise jack 3.5 mm à sa gauche.

LG_G3s_Avant_c

Le G3 S, c’est aussi un poids de 134 grammes et un encombrement de 137,75 x 69,6 x 10.3 mm. Il est donc à peine plus léger que le G3 (qui dispose pourtant d’un écran de 5.5 pouces et d’une batterie de 3000 mAh, contre 5 pouces et 2450 mAh pour le G3 S). Dommage également qu’il soit plus épais que son grand frère (10.3 mm contre 8.9 mm).

On notera surtout que la coque arrière légèrement bombée sur les bords facilite la prise en main.

LG_G3s_Back_b

Comment ne pas parler de la housse Quick Circle conçue spécialement par LG et qui permet notamment de consulter ses notifications sans allumer son smartphone. Un véritable gage d’ergonomie et de confort d’utilisation.

La finition est par ailleurs au rendez-vous même si le choix du plastique pour la coque arrière pourra en chagriner plus d’un. Comme pour le G3, LG a opté pour une coque en plastique à l’aspect métal brossé. L’illusion est moins bonne que sur le G3, mais et elle n’offre pas le toucher « froid » du métal ou de l’alu.

Quoi qu’il en soit, on est bien face à un produit parfaitement assemblé.

LG_G3s_Avant_d

Connectivité

Passons au crible ce secteur clé qui peut faire ou défaire la note globale d’un smartphone lors d’un test.

Le LG G3 s’illustrait dans ce secteur en étant complet. Qu’en est-il du G3 S ?

Côté connectivité cellulaire, on reste sur un support de la 4G LTE de catégorie 4 (et non 6), ce qui se traduit par des débits de 150 Mb/s (descendant) et 50 Mb/s (montant). Le smartphone de LG supporte aussi la 3G HSPA (42.2/21.1 Mb/s).

L’accroche réseau est très bonne que ce soit en 3G ou bien 4G. Les communications sont parfaitement servies par une excellente clarté sonore. Rien à redire sur ces deux points.

Il perd en revanche la connectivité Wi-Fi ac mais reste complet par ailleurs avec le support du Bluetooth 4.0, du NFC, du Wi-Fi Direct, de la géolocalisation via les constellations GPS et GLONASS. Il dispose aussi d’un port infrarouge permettant de commander un appareil (HDTV, amplificateur audio…) via l’application Quick Remote, peut jouer le rôle de HotSpot Wi-Fi et est compatible DLNA. Pas de support de la norme de recharge sans fil Qi en revanche (contrairement au G3).

Test du Bluetooth et du NFC avec enceinte Hercules AE NEO
Test du Bluetooth et du NFC avec enceinte Hercules WAE NEO

Le G3 S supporte en théorie l’USB OTG (On-The-Go), ce qui permet de lui adjoindre un support de stockage flash via son port microUSB. Toutefois, lors de ce test, une clé USB PK K’3 signée PK Paris n’était pas reconnue par le terminal.

Test de l'USB OTG avec clé USB PK K'3 signé PK Paris
Test de l’USB OTG avec clé USB PK K’3 signé PK Paris

Il supporte bien le Miracast (via le Wi-Fi Direct dans les paramètres). En revanche, vous ne pourrez pas compter sur une connexion filaire (MHL ou SlimPort) pour déporter l’affichage sur un téléviseur via le HDMI.

Pas de support des MHL et SlimPort
Pas de support des MHL et SlimPort

Comme tout smartphone qui se respecte, le G3 S embarque de nombreux capteurs (Infrarouge notamment pour détecter le double tap sur l’écran), mais aussi un accéléromètre, un capteur de proximité et un magnétomètre. Malheureusement, aucune trace de gyroscope si l’on fait un petit tour dans l’onglet « Sensors » de CPU-Z. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous (gamers), ça veut dire beaucoup. En effet, le gyroscope des smartphones est fréquemment utilisé par les jeux mobiles.

Pas de gyroscope.
Pas de gyroscope.

Ecran

On passe d’un écran de 5.5 pouces (LG G3) à un écran LCD de 5 pouces. Cette transition lui confère l’avantage de la prise en main grâce à un encombrement réduit.

Ici, pas de Full HD puisque le constructeur sud-coréen a opté pour une définition 720p (deux fois moins de pixels affichés). Est-ce si grave ? La finesse d’affichage (quantifiée avec la distance entre les pixels ou bien avec la densité de pixels par pouce) est de 293 ppp (pixels par pouce). C’est certes moins qu’un Moto X 2014 (écran de 5.2 pouces Full HD, soit 424 ppp). Mais cela reste plus que correct à l’usage. N’oublions pas également que l’excès de zèle en la matière alourdit le prix du terminal et se paye cache au niveau des performances. Le LG G3 en a fait les frais dans une certaine mesure. S’il affiche une définition QHD sur son écran de 5.5 pouces (1440 x 2560 pixels), il conservait un SoC Snapdragon 801 (MSM8975AC) à l’instar des ténors du premier semestre (Galaxy S5, HTC One M8…) qui se « contentaient « de la Full HD. Un choix du constructeur qui s’est logiquement ressenti dans des tests de benchmark (AnTuTu par exemple).

Le G3 S étant animé par un chiche Snapdragon 400 (avec GPU Adreno 305), le choix de la Full HD n’aurait donc pas été pertinent.

L’écran apparaît peu lumineux et il est difficile de l’utiliser correctement à l’extérieur quand il y a beaucoup de soleil. Le contraste de cet écran n’est pas non plus bluffant.

Autre bémol quant à la protection de l’écran : on passe à un Gorilla Glass 2 (contre 3 pour le G3).

Performances

Si vous êtes adepte des composants les plus avancés, il faudra passer votre chemin. Ici, pas de Snapdragon 801 et encore moins de S 805. LG a opté pour un SoC Snapdragon 400 (MSM8226). Pas de quoi affoler les moulinettes des benchmarks puisque la puce de Qualcomm embarque quatre coeurs à architecture Cortex-A7 cadencés jusqu’à 1.2 GHz et un désuet GPU Adreno 305. Ce dernier est en théorie capable de développer une puissance de 21.6 GFlops. C’est plus de deux fois moins que ce que permet l’Adreno 320 embarqué dans le SoC APQ8064 du Nexus 4 par exemple (smartphone sorti en 2012 déjà).

LG_G3_S_CPU-Z_b

LG_G3_S_CPU-Z_a

Il suffit de se pencher sur les spécifications du LG G2 mini pour constater que les deux smartphones partagent le même SoC (aucune évolution donc de ce côté-là). C’est aussi la même puce qui anime les Motorola Moto G (2013, 2014 et 4G), des smartphones à toutefois moins de 200 euros. On trouve également ce Snapdragon 400 dans le HTC One Mini 2.

On passe par ailleurs de 2 ou 3 Go de LPDDR3 (sur les différentes versions du G3) à 1 Go de mémoire vive LPDDR2.

Malgré ce constat, le G3 S est à l’aise dans de nombreuses situations. Il s’avère parfaitement adapté pour surfer sur le Web (avec plusieurs onglets ouverts), faire du multitâche (sans toutefois trop en abuser)… Il l’est beaucoup moins pour les jeux, notamment 3D. La fluidité de l’interface est bonne dans l’ensemble même si, lors de ce test, on a pu constater çà et là quelques ralentissements ponctuels.

Comme à l’accoutumée, le terminal est passé dans la moulinette de plusieurs applications de benchmark et voici les scores obtenus.

Quadrant
Quadrant
AnTuTu
AnTuTu
Vellamo
Vellamo
Epic Citadel
Epic Citadel

Photo, vidéo et son

D’emblée, on constate que le flash à deux LEDS du G3 a laissé sa place à un flash mono LED. Exit également le capteur de 13 MPixels qui laisse ici place à un APN avec capteur de 8 MPixels. Reste que l’autofocus laser, l’une des particularités du G3, est bien de la partie. En façade, LG a également troqué le capteur de 2.1 MPixels pour un capteur de 1.3 Mpixels.

La captation vidéo se « contente « de la Full HD à 30 ips, alors que le G3 permettait de s’essayer à la vidéo 4K / UHD (3840 par 2160 pixels) à 30 ips. Dommage à l’heure où les téléviseurs 4K se démocratisent.

En premier lieu, s’il est fréquent de prendre des photos par temps ensoleillé, sachez que l’écran peu lumineux du G3 S ne vous facilitera pas la tâche.

L’absence de stabilisation optique pour l’APN principal n’est pas non plus de nature à prendre de bons clichés dans des conditions de faible luminosité.

D’un point de vue ergonomique, il n’y a pas de bouton physique dédié pour déclencher la prise de vue (c’est de plus en plus rare d’ailleurs). Mais, on pourra utiliser les boutons du volume sonore à cet effet.

On retrouve par ailleurs le système laser pour l’autofocus déjà présent sur le G3. La mise au point ultra rapide annoncée par LG et effectivement présente sur le G3, est à nouveau de la partie. Rapidité, mais aussi précision sur le focus sont indéniablement associés à son APN.

Déception en revanche du côté de l’application photo dépouillée des modes Magic Focus (focus réalisé a posteriori lorsque ce mode a été activé au préalable) et Mode Double (permet d’activer les deux APN simultanément afin de placer un selfie dans la photo principale).

Malheureusement, on déchante rapidement. Le G3 S permet bien de prendre de très belles photos. Mais, ce n’est pas systématique. En témoigne cet exemple de photo de primevère (et oui, The Winter is not coming) qui illustre certains problèmes. On trouve un très fort contraste naturel entre le vert foncé et le jaune très pâle des fleurs. Ce jaune est d’ailleurs ici saturé en blanc sur l’une des trois fleurs. Plus surprenant, le HDR n’y remédie malheureusement pas franchement.

Avec HDR
Avec HDR
Sans HDR
Sans HDR
Capable aussi du meilleur
Capable aussi du meilleur
S'en sort bien dans des conditions délicates
S’en sort bien dans des conditions délicates

Côté son, le G3 S se contente d’un haut-parleur situé au dos de l’appareil. Excentré, il continue à diffuser le son correctement même lorsque le terminal est posé sur une surface plane. Si l’on pousse les décibels, il ne sature pas si facilement. En contrepartie, les basses sont peu prononcées.

LG_G3s_microUSB_Jack

Autonomie

Le constructeur sud-coréen a opté pour une batterie de 2550 mAh (contre 2440 mAh pour le LG G2 mini). Un choix qui paraît cohérent en regard de la fréquence du processeur, de la définition (nombre de pixels à gérer) et de la taille d’écran (5 pouces).

LG_G3s_Back_a

Dans la pratique, on dépasse la journée d’utilisation avec une utilisation classique. C’est un bon point pour ceux qui sont fréquemment éloignés d’une prise de courant par leur profession par exemple.

On trouve par ailleurs le mode « économie d’énergie » (dans « Paramètres »—> « Batterie »). Activé dans les paramètres, il désactive certaines fonctionnalités lorsque le niveau de la charge passe sous les 30%.

LG_G3s_Autonomie

Notons également que la batterie est amovible.

Interface

Le LG G3 S bénéficie de la surcouche Optimus UI 3.0 à Android 4.4.2. LG a été prompt à réagir suite la sortie de la ROM stock Android 5.0 Lollipop en commençant la transition (en Pologne avant d’autres pays). Ceci concerne le G3. On attend désormais de voir quand le G3 S bénéficiera de cette mise à jour majeure d’Android.

Optimus UI fait la part belle au flat design avec des tons pastel plus que des couleurs acidulées.

LG_G3s_Ecran_Accueil_a

On a vu qu’Optimus UI intégrait des fonctions telles que Knock On ou encore Knock Code. On trouve aussi un mode invité qui s’avèrera pratique si vous voulez prêter votre smartphone. Dans ce mode, on peut même choisir les applications qui s’afficheront aux yeux de l’invité.

On trouve aussi Quick Memo pour prendre à la volée des notes manuscrites.

On notera que l’assistant personnel de LG baptisé « Smart Notice » disparaît. Ce n’est toutefois pas une grosse perte puisqu’il s’avère souvent redondant avec Google Now. On retrouve en revanche Smart Cleaning qui s’occupe de faire des coupes claires quand l’espace de stockage vient à être saturé. Le mode fractionné (qui fractionne l’écran en deux) disparaît également, tout comme LG Health (podomètre) et Smart Tips (informations et explications sur les fonctionnalités).

Le G3 S peut aussi être paramétré pour ne pas s’étendre (la fonctionnalité doit être activée dans les paramètres) tant qu’il détecte un visage.

Quick Remote associé à l’émetteur du terminal permet de contrôler un dispositif tel qu’un amplificateur audio ou bien un téléviseur (pourvu que l’appareil en question dispose d’un récepteur IR).

LG_G3s_Avant_b

Conclusion et Galerie

Proposé à son lancement à 349 euros, le LG G3 S souffrait de la comparaison avec certains terminaux moins onéreux. Un tarif difficile à justifier quand on voit que le LG G3 est maintenant proposé à 399 euros sur certains sites d’e-commerce. À 250 euros (on peut désormais le trouver à ce tarif), le rapport qualité-prix devient très intéressant pour peu qu’on ne cherche pas la performance à tout prix. Compact et complet, il conviendra à de nombreux utilisateurs. On pourra cependant rester sur sa faim si on le compare à des terminaux tels que l’Archos 50 Diamond attendu pour début 2015.

La Galerie Photo

Comme c’est de coutume désormais, LG se plie à la règle qui veut qu’à un vaisseau amiral soit associé une version plus compacte. Au LG G3 sorti en juin 2014, répond donc le LG G3 S. Si seul un « S » diffère dans son appellation, est-il pour autant très proche de son ainé ? Présente-t-il les mêmes qualités ? Autant de réponses auxquelles nous répondons dans notre test.

LG_G3s_Avant_c

En deux mots

Version compacte du LG G3, le LG G3 S est-il le digne héritier du vaisseau amiral LG ? Ou bien s’égare-t-il sur un chemin de traverse ? C’est la question à laquelle nous allons répondre avec ce test.

Le LG G3 S est un terminal avec écran de 5 pouces affichant une définition 720p. Il est animé par un Snapdragon 400 alimenté par une batterie amovible de 2450 mAh et bénéficie de 8 Go de mémoire flash (extensible via microSD de 64 Go au maximum). Voici pour le rapide tour d’horizon.

Packaging

Le LG G3 S est livré avec :

  • Un chargeur AC/DC capable de fournir 0.85 A sous 5v (soit 3.4 Watts)
  • Une paire d’écouteurs de base
  • Un câble USB / mini USB
  • Un manuel (Guide de démarrage rapide)

LG_G3s_Package_a

Petit aparté pour signaler que le LG G3 S est équipé d’une batterie de 2450 mAh. Présentant à ses bornes une tension de 3.955 volts, il faut donc (en théorie et en considérant que la tension aux bornes de la batterie est constante) 2 heures et 17 minutes pour la charger à l’aide du chargeur fourni.

Mais, nous examinerons surtout l’autonomie de ce terminal mobile dans la partie idoine de ce test.

LG_G3s_Batterie_2450mAh

Design, finition et ergonomie

Initié avec le LG G2, la disposition dorsale des boutons physiques est reprise ici, comme c’est également le cas pour le LG G3. Le G3 S ne présente ainsi aucun bouton sur les tranches, comme c’est pourtant la règle sur tous les smartphones du marché. Les touches du volume sonore et de marche/arrêt sont en effet situées sous le capteur de l’APN dorsal.

LG_G3s_Back_c

On s’habitue très rapidement à cette ergonomie singulière. Après un temps d’adaptation, on trouve très facilement les boutons à une main et il n’y a plus d’appuis inopinés sur les boutons grâce à cette disposition.

De surcroît, ce choix (position dorsale et centrale) des boutons permet au LG G3 S d’offrir la même ergonomie aux droitiers qu’aux gauchers. Un détail qui n’en est donc pas un puisque, seulement en France, il y aurait 9 millions de gauchers.

Le bât blesse en revanche lorsque vient le moment de faire une capture d’écran avec les touches (bouton volume bas et power maintenus appuyés simultanément). On y arrive, mais c’est loin d’être trivial. Qu’à cela ne tienne puisqu’il suffit de passer par l’application Quick Memo. On fait ainsi glisser le bouton Home vers le haut de l’écran en optant pour cette application. Dès lors, il ne reste plus qu’à sélectionner la petite disquette située en haut à droite de l’écran pour réaliser une capture d’écran et la sauvegarder dans Galerie ou bien QuickMemo+. Dans ce dernier cas, vous pourrez même annoter le screenshot ou bien dessiner dessus.

Le Knock-On introduit par LG et repris par d’autres constructeurs depuis le LG G2 est bien de la partie. Il suffit de tapoter l’écran à deux reprises pour le sortir de veille ou le mettre en veille (pourvu que les appuis se fassent dans une zone vide).

Autre possibilité, celle de déverrouiller l’écran avec un code Knock-Code à effectuer dans le bon ordre, on peut le faire écran en veille afin de le sortir de veille.

Ajoutons, le port microUSB situé en position centrale dans la tranche inférieure basse et la prise jack 3.5 mm à sa gauche.

LG_G3s_Avant_c

Le G3 S, c’est aussi un poids de 134 grammes et un encombrement de 137,75 x 69,6 x 10.3 mm. Il est donc à peine plus léger que le G3 (qui dispose pourtant d’un écran de 5.5 pouces et d’une batterie de 3000 mAh, contre 5 pouces et 2450 mAh pour le G3 S). Dommage également qu’il soit plus épais que son grand frère (10.3 mm contre 8.9 mm).

On notera surtout que la coque arrière légèrement bombée sur les bords facilite la prise en main.

LG_G3s_Back_b

Comment ne pas parler de la housse Quick Circle conçue spécialement par LG et qui permet notamment de consulter ses notifications sans allumer son smartphone. Un véritable gage d’ergonomie et de confort d’utilisation.

La finition est par ailleurs au rendez-vous même si le choix du plastique pour la coque arrière pourra en chagriner plus d’un. Comme pour le G3, LG a opté pour une coque en plastique à l’aspect métal brossé. L’illusion est moins bonne que sur le G3, mais et elle n’offre pas le toucher « froid » du métal ou de l’alu.

Quoi qu’il en soit, on est bien face à un produit parfaitement assemblé.

LG_G3s_Avant_d

Connectivité

Passons au crible ce secteur clé qui peut faire ou défaire la note globale d’un smartphone lors d’un test.

Le LG G3 s’illustrait dans ce secteur en étant complet. Qu’en est-il du G3 S ?

Côté connectivité cellulaire, on reste sur un support de la 4G LTE de catégorie 4 (et non 6), ce qui se traduit par des débits de 150 Mb/s (descendant) et 50 Mb/s (montant). Le smartphone de LG supporte aussi la 3G HSPA (42.2/21.1 Mb/s).

L’accroche réseau est très bonne que ce soit en 3G ou bien 4G. Les communications sont parfaitement servies par une excellente clarté sonore. Rien à redire sur ces deux points.

Il perd en revanche la connectivité Wi-Fi ac mais reste complet par ailleurs avec le support du Bluetooth 4.0, du NFC, du Wi-Fi Direct, de la géolocalisation via les constellations GPS et GLONASS. Il dispose aussi d’un port infrarouge permettant de commander un appareil (HDTV, amplificateur audio…) via l’application Quick Remote, peut jouer le rôle de HotSpot Wi-Fi et est compatible DLNA. Pas de support de la norme de recharge sans fil Qi en revanche (contrairement au G3).

Test du Bluetooth et du NFC avec enceinte Hercules AE NEO
Test du Bluetooth et du NFC avec enceinte Hercules WAE NEO

Le G3 S supporte en théorie l’USB OTG (On-The-Go), ce qui permet de lui adjoindre un support de stockage flash via son port microUSB. Toutefois, lors de ce test, une clé USB PK K’3 signée PK Paris n’était pas reconnue par le terminal.

Test de l'USB OTG avec clé USB PK K'3 signé PK Paris
Test de l’USB OTG avec clé USB PK K’3 signé PK Paris

Il supporte bien le Miracast (via le Wi-Fi Direct dans les paramètres). En revanche, vous ne pourrez pas compter sur une connexion filaire (MHL ou SlimPort) pour déporter l’affichage sur un téléviseur via le HDMI.

Pas de support des MHL et SlimPort
Pas de support des MHL et SlimPort

Comme tout smartphone qui se respecte, le G3 S embarque de nombreux capteurs (Infrarouge notamment pour détecter le double tap sur l’écran), mais aussi un accéléromètre, un capteur de proximité et un magnétomètre. Malheureusement, aucune trace de gyroscope si l’on fait un petit tour dans l’onglet « Sensors » de CPU-Z. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous (gamers), ça veut dire beaucoup. En effet, le gyroscope des smartphones est fréquemment utilisé par les jeux mobiles.

Pas de gyroscope.
Pas de gyroscope.

Ecran

On passe d’un écran de 5.5 pouces (LG G3) à un écran LCD de 5 pouces. Cette transition lui confère l’avantage de la prise en main grâce à un encombrement réduit.

Ici, pas de Full HD puisque le constructeur sud-coréen a opté pour une définition 720p (deux fois moins de pixels affichés). Est-ce si grave ? La finesse d’affichage (quantifiée avec la distance entre les pixels ou bien avec la densité de pixels par pouce) est de 293 ppp (pixels par pouce). C’est certes moins qu’un Moto X 2014 (écran de 5.2 pouces Full HD, soit 424 ppp). Mais cela reste plus que correct à l’usage. N’oublions pas également que l’excès de zèle en la matière alourdit le prix du terminal et se paye cache au niveau des performances. Le LG G3 en a fait les frais dans une certaine mesure. S’il affiche une définition QHD sur son écran de 5.5 pouces (1440 x 2560 pixels), il conservait un SoC Snapdragon 801 (MSM8975AC) à l’instar des ténors du premier semestre (Galaxy S5, HTC One M8…) qui se « contentaient « de la Full HD. Un choix du constructeur qui s’est logiquement ressenti dans des tests de benchmark (AnTuTu par exemple).

Le G3 S étant animé par un chiche Snapdragon 400 (avec GPU Adreno 305), le choix de la Full HD n’aurait donc pas été pertinent.

L’écran apparaît peu lumineux et il est difficile de l’utiliser correctement à l’extérieur quand il y a beaucoup de soleil. Le contraste de cet écran n’est pas non plus bluffant.

Autre bémol quant à la protection de l’écran : on passe à un Gorilla Glass 2 (contre 3 pour le G3).

Performances

Si vous êtes adepte des composants les plus avancés, il faudra passer votre chemin. Ici, pas de Snapdragon 801 et encore moins de S 805. LG a opté pour un SoC Snapdragon 400 (MSM8226). Pas de quoi affoler les moulinettes des benchmarks puisque la puce de Qualcomm embarque quatre coeurs à architecture Cortex-A7 cadencés jusqu’à 1.2 GHz et un désuet GPU Adreno 305. Ce dernier est en théorie capable de développer une puissance de 21.6 GFlops. C’est plus de deux fois moins que ce que permet l’Adreno 320 embarqué dans le SoC APQ8064 du Nexus 4 par exemple (smartphone sorti en 2012 déjà).

LG_G3_S_CPU-Z_b

LG_G3_S_CPU-Z_a

Il suffit de se pencher sur les spécifications du LG G2 mini pour constater que les deux smartphones partagent le même SoC (aucune évolution donc de ce côté-là). C’est aussi la même puce qui anime les Motorola Moto G (2013, 2014 et 4G), des smartphones à toutefois moins de 200 euros. On trouve également ce Snapdragon 400 dans le HTC One Mini 2.

On passe par ailleurs de 2 ou 3 Go de LPDDR3 (sur les différentes versions du G3) à 1 Go de mémoire vive LPDDR2.

Malgré ce constat, le G3 S est à l’aise dans de nombreuses situations. Il s’avère parfaitement adapté pour surfer sur le Web (avec plusieurs onglets ouverts), faire du multitâche (sans toutefois trop en abuser)… Il l’est beaucoup moins pour les jeux, notamment 3D. La fluidité de l’interface est bonne dans l’ensemble même si, lors de ce test, on a pu constater çà et là quelques ralentissements ponctuels.

Comme à l’accoutumée, le terminal est passé dans la moulinette de plusieurs applications de benchmark et voici les scores obtenus.

Quadrant
Quadrant
AnTuTu
AnTuTu
Vellamo
Vellamo
Epic Citadel
Epic Citadel

Photo, vidéo et son

D’emblée, on constate que le flash à deux LEDS du G3 a laissé sa place à un flash mono LED. Exit également le capteur de 13 MPixels qui laisse ici place à un APN avec capteur de 8 MPixels. Reste que l’autofocus laser, l’une des particularités du G3, est bien de la partie. En façade, LG a également troqué le capteur de 2.1 MPixels pour un capteur de 1.3 Mpixels.

La captation vidéo se « contente « de la Full HD à 30 ips, alors que le G3 permettait de s’essayer à la vidéo 4K / UHD (3840 par 2160 pixels) à 30 ips. Dommage à l’heure où les téléviseurs 4K se démocratisent.

En premier lieu, s’il est fréquent de prendre des photos par temps ensoleillé, sachez que l’écran peu lumineux du G3 S ne vous facilitera pas la tâche.

L’absence de stabilisation optique pour l’APN principal n’est pas non plus de nature à prendre de bons clichés dans des conditions de faible luminosité.

D’un point de vue ergonomique, il n’y a pas de bouton physique dédié pour déclencher la prise de vue (c’est de plus en plus rare d’ailleurs). Mais, on pourra utiliser les boutons du volume sonore à cet effet.

On retrouve par ailleurs le système laser pour l’autofocus déjà présent sur le G3. La mise au point ultra rapide annoncée par LG et effectivement présente sur le G3, est à nouveau de la partie. Rapidité, mais aussi précision sur le focus sont indéniablement associés à son APN.

Déception en revanche du côté de l’application photo dépouillée des modes Magic Focus (focus réalisé a posteriori lorsque ce mode a été activé au préalable) et Mode Double (permet d’activer les deux APN simultanément afin de placer un selfie dans la photo principale).

Malheureusement, on déchante rapidement. Le G3 S permet bien de prendre de très belles photos. Mais, ce n’est pas systématique. En témoigne cet exemple de photo de primevère (et oui, The Winter is not coming) qui illustre certains problèmes. On trouve un très fort contraste naturel entre le vert foncé et le jaune très pâle des fleurs. Ce jaune est d’ailleurs ici saturé en blanc sur l’une des trois fleurs. Plus surprenant, le HDR n’y remédie malheureusement pas franchement.

Avec HDR
Avec HDR
Sans HDR
Sans HDR
Capable aussi du meilleur
Capable aussi du meilleur
S'en sort bien dans des conditions délicates
S’en sort bien dans des conditions délicates

Côté son, le G3 S se contente d’un haut-parleur situé au dos de l’appareil. Excentré, il continue à diffuser le son correctement même lorsque le terminal est posé sur une surface plane. Si l’on pousse les décibels, il ne sature pas si facilement. En contrepartie, les basses sont peu prononcées.

LG_G3s_microUSB_Jack

Autonomie

Le constructeur sud-coréen a opté pour une batterie de 2550 mAh (contre 2440 mAh pour le LG G2 mini). Un choix qui paraît cohérent en regard de la fréquence du processeur, de la définition (nombre de pixels à gérer) et de la taille d’écran (5 pouces).

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Dans la pratique, on dépasse la journée d’utilisation avec une utilisation classique. C’est un bon point pour ceux qui sont fréquemment éloignés d’une prise de courant par leur profession par exemple.

On trouve par ailleurs le mode « économie d’énergie » (dans « Paramètres »—> « Batterie »). Activé dans les paramètres, il désactive certaines fonctionnalités lorsque le niveau de la charge passe sous les 30%.

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Notons également que la batterie est amovible.

Interface

Le LG G3 S bénéficie de la surcouche Optimus UI 3.0 à Android 4.4.2. LG a été prompt à réagir suite la sortie de la ROM stock Android 5.0 Lollipop en commençant la transition (en Pologne avant d’autres pays). Ceci concerne le G3. On attend désormais de voir quand le G3 S bénéficiera de cette mise à jour majeure d’Android.

Optimus UI fait la part belle au flat design avec des tons pastel plus que des couleurs acidulées.

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On a vu qu’Optimus UI intégrait des fonctions telles que Knock On ou encore Knock Code. On trouve aussi un mode invité qui s’avèrera pratique si vous voulez prêter votre smartphone. Dans ce mode, on peut même choisir les applications qui s’afficheront aux yeux de l’invité.

On trouve aussi Quick Memo pour prendre à la volée des notes manuscrites.

On notera que l’assistant personnel de LG baptisé « Smart Notice » disparaît. Ce n’est toutefois pas une grosse perte puisqu’il s’avère souvent redondant avec Google Now. On retrouve en revanche Smart Cleaning qui s’occupe de faire des coupes claires quand l’espace de stockage vient à être saturé. Le mode fractionné (qui fractionne l’écran en deux) disparaît également, tout comme LG Health (podomètre) et Smart Tips (informations et explications sur les fonctionnalités).

Le G3 S peut aussi être paramétré pour ne pas s’étendre (la fonctionnalité doit être activée dans les paramètres) tant qu’il détecte un visage.

Quick Remote associé à l’émetteur du terminal permet de contrôler un dispositif tel qu’un amplificateur audio ou bien un téléviseur (pourvu que l’appareil en question dispose d’un récepteur IR).

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Conclusion et Galerie

Proposé à son lancement à 349 euros, le LG G3 S souffrait de la comparaison avec certains terminaux moins onéreux. Un tarif difficile à justifier quand on voit que le LG G3 est maintenant proposé à 399 euros sur certains sites d’e-commerce. À 250 euros (on peut désormais le trouver à ce tarif), le rapport qualité-prix devient très intéressant pour peu qu’on ne cherche pas la performance à tout prix. Compact et complet, il conviendra à de nombreux utilisateurs. On pourra cependant rester sur sa faim si on le compare à des terminaux tels que l’Archos 50 Diamond attendu pour début 2015.

La Galerie Photo

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