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[Test] NBA 2K15 : toujours au dessus du panier ? [PS4]

Notre avis
9 / 10

Par 4ugeek le

Depuis quelques années, on peut parler des NBA 2K comme de millésimes tant ils nous ont habitués à flirter avec la perfection. Après un NBA 2K14 de grande qualité, on était curieux de voir ce que cette itération 2015 allait pouvoir faire de plus.

NBA_2K15_b

NBA 2K15 fait son entrée sur les parquets de NBA (et d’Euroleague) avec en suspens la question de savoir s’il peut outrepasser son prédécesseur. Le coup d’envoi est donné avec un Spurs contre Heat sur fond de « Personal Jesus » des Depeche Mode, le temps pour votre console de finir l’installation.

Les développeurs auraient pu se contenter de peaufiner par micro touches un jeu déjà au firmament avec NBA 2K14. Il n’en est rien puisque, sans rupture, le jeu cherche désormais à étendre son giron aux néophytes. Attention, il s’agit toujours d’une simulation avec une courbe d’apprentissage démentielle et des commandes avancées, aussi bien en attaque qu’en défense. Mais, une nouveauté de taille, celle d’un petit cercle au pied du joueur en l’occurrence, fait son apparition. Cette jauge baptisée « shoot meter » est maintenant là pour vous indiquer le bon timing lors des shoots (rouge, jaune ou vert si on relâche trop tard, trop tôt ou au bon moment).

Elle est la bienvenue pour les rookies de la série même si cette jauge est parfois obstruée par les autres joueurs. Les plus expérimentés resteront fidèles au juger de la hauteur du saut (comme dans 2K14) pour apprécier le bon moment pour « relâcher ». Quoi qu’il en soit, la jauge permet d’apprendre et de progresser pour les prochains shoots.

Shoot meter ou non, faire tourner la balle pour démarquer un joueur reste essentiel. Lors de ce test, on a toutefois pu voir qu’avec un joueur star et grâce au shoot meter, on arrive plus fréquemment à mettre un panier, tout en étant pourtant en opposition. Heureusement, des vidéos seront là pour vous épauler dans cette recherche du geste technique parfait. Rien de tel pour cela qu’un Kevin Durant pour vous expliquer le « shoot meter », un Stephen Curry vous détaillant les dribbles ou encore un Anthony Davis pour faire l’article sur la couverture en défense.

Le stick analogique droit sera votre couteau suisse pour sortir tous les coups spéciaux. Et il y a de quoi faire. Mais la tactique n’en reste pas moins cruciale. Une petite touche sur le pavé tactile du Dual Stick Pro et vous pourrez en changer à la volée (« Smart Play » introduit avec NBA 2K14 et amélioré ici). Rien de tel pour remobiliser vos coéquipiers dans une phase de jeu donnée. Restent les lancers-francs, toujours aussi touchy, qui sont basés sur le bon timing (en écoutant les battements de coeur).

2K annonçait également un chantier côté IA offensive. Ainsi, vos adversaires réagissent dynamiquement à votre positionnement et à votre façon de défendre, rendant dès lors l’attaque de l’IA bien plus imprévisible et réaliste. Face à cette IA, il sera donc conseillé d’aller au charbon pour gratter les rebonds défensifs, ce qui n’est pas forcément à la portée du premier néophyte venu.

lebron-cavs

L’attrait de cette mouture 2K15 ne s’arrête pas au gameplay. On aurait aussi pu vous parler des quelques 6000 nouvelles animations (selon 2K) pour encore plus de photoréalisme, de la présentation des matchs par Ernie Johnson et « The Big Shaq Daddy » ou encore de la playlist éclectique concoctée par Pharrel Williams.

Mais, ce qui change avant tout dans cette mouture 2K15, c’est l’intronisation du joueur, vous, en star. Exit le mode « LeBron James : un pied dans l’histoire » (de 2K14), on se tourne dorénavant vers vous ; avec une modélisation faciale tout d’abord (si vous possédez la PlayStation Camera ou le Kinect de la Xbox One) même si ce n’est pas toujours concluant. Toutefois, l’idée est là et bien présente dans tous les nombreux modes de jeu, les « Ma » et « Mon » étant déclinés à toutes les sauces (Ma Carrière, Mon Parc, Mon MG, Mon Equipe…).

Votre heure est venue” indique le slogan du jeu. Pas celle de passer l’arme à gauche mais bien de briguer le statut de star incontestée en NBA. Avec le mode « Ma Carrière » en premier lieu, pour lequel on saluera l’effort dans le sens d’un scénario un peu plus poussé. Plus de pre-draft avec notations sur les prestations pour ensuite se faire drafter sans même choisir l’équipe. Ici, on est free agent (agent libre) avec un premier essai qui durera 10 jours (avec 5 matchs), avant de se faire drafter dans l’équipe de son choix (en fonction tout de même de vos prestations). Un changement non négligeable puisqu’en choisissant son équipe, on peut la jouer plus stratégique. Débuter par exemple dans une équipe de moindre renommée mais assortie à des rotations avec un joueur de seconde zone. Il sera dès lors plus facile de s’imposer. Vous pouvez également opter pour votre équipe de prédilection : les Lakers par exemple mais il faudra alors jouer des coudes à côté d’un certain Kobe Bryant.

Les autres modes de jeu sont toujours présents. « Mon Equipe » est de retour et permet de créer sa dream team à base de cartes à collectionner (de joueurs de toutes les époques) et n’est pas sans rappeler un certain FIFA Ultimate Team. Si vous avez l’âme d’un manager, « Mon GM » vous donnera les commandes d’une franchise avec gestion des joueurs, des finances… Toujours plus paramétrable, « Ma Ligue » fait son retour. Dans ce mode, il s’agit de faire évoluer une franchise (sont notamment présentes des équipes d’Euroleague) durant 1 à 80 saisons.

Difficile de faire plus complet avec un menu à tiroirs – un véritable panier garni en somme. Contrepartie de cette profusion, les temps de chargement sont incessants et quelque peu irritants. Avec NBA 2K15, 2K Sports réussit la gageure de surpasser le précédent opus pourtant déjà ultra étoffé et réaliste. Chapeau !

NBA 2K15, est disponible sur PS4 (version testée), Xbox One, PC, Xbox 360 et PS3.
NB : les images qui illustrent cet article sont des images éditeur.

Depuis quelques années, on peut parler des NBA 2K comme de millésimes tant ils nous ont habitués à flirter avec la perfection. Après un NBA 2K14 de grande qualité, on était curieux de voir ce que cette itération 2015 allait pouvoir faire de plus.

NBA_2K15_b

NBA 2K15 fait son entrée sur les parquets de NBA (et d’Euroleague) avec en suspens la question de savoir s’il peut outrepasser son prédécesseur. Le coup d’envoi est donné avec un Spurs contre Heat sur fond de « Personal Jesus » des Depeche Mode, le temps pour votre console de finir l’installation.

Les développeurs auraient pu se contenter de peaufiner par micro touches un jeu déjà au firmament avec NBA 2K14. Il n’en est rien puisque, sans rupture, le jeu cherche désormais à étendre son giron aux néophytes. Attention, il s’agit toujours d’une simulation avec une courbe d’apprentissage démentielle et des commandes avancées, aussi bien en attaque qu’en défense. Mais, une nouveauté de taille, celle d’un petit cercle au pied du joueur en l’occurrence, fait son apparition. Cette jauge baptisée « shoot meter » est maintenant là pour vous indiquer le bon timing lors des shoots (rouge, jaune ou vert si on relâche trop tard, trop tôt ou au bon moment).

Elle est la bienvenue pour les rookies de la série même si cette jauge est parfois obstruée par les autres joueurs. Les plus expérimentés resteront fidèles au juger de la hauteur du saut (comme dans 2K14) pour apprécier le bon moment pour « relâcher ». Quoi qu’il en soit, la jauge permet d’apprendre et de progresser pour les prochains shoots.

Shoot meter ou non, faire tourner la balle pour démarquer un joueur reste essentiel. Lors de ce test, on a toutefois pu voir qu’avec un joueur star et grâce au shoot meter, on arrive plus fréquemment à mettre un panier, tout en étant pourtant en opposition. Heureusement, des vidéos seront là pour vous épauler dans cette recherche du geste technique parfait. Rien de tel pour cela qu’un Kevin Durant pour vous expliquer le « shoot meter », un Stephen Curry vous détaillant les dribbles ou encore un Anthony Davis pour faire l’article sur la couverture en défense.

Le stick analogique droit sera votre couteau suisse pour sortir tous les coups spéciaux. Et il y a de quoi faire. Mais la tactique n’en reste pas moins cruciale. Une petite touche sur le pavé tactile du Dual Stick Pro et vous pourrez en changer à la volée (« Smart Play » introduit avec NBA 2K14 et amélioré ici). Rien de tel pour remobiliser vos coéquipiers dans une phase de jeu donnée. Restent les lancers-francs, toujours aussi touchy, qui sont basés sur le bon timing (en écoutant les battements de coeur).

2K annonçait également un chantier côté IA offensive. Ainsi, vos adversaires réagissent dynamiquement à votre positionnement et à votre façon de défendre, rendant dès lors l’attaque de l’IA bien plus imprévisible et réaliste. Face à cette IA, il sera donc conseillé d’aller au charbon pour gratter les rebonds défensifs, ce qui n’est pas forcément à la portée du premier néophyte venu.

lebron-cavs

L’attrait de cette mouture 2K15 ne s’arrête pas au gameplay. On aurait aussi pu vous parler des quelques 6000 nouvelles animations (selon 2K) pour encore plus de photoréalisme, de la présentation des matchs par Ernie Johnson et « The Big Shaq Daddy » ou encore de la playlist éclectique concoctée par Pharrel Williams.

Mais, ce qui change avant tout dans cette mouture 2K15, c’est l’intronisation du joueur, vous, en star. Exit le mode « LeBron James : un pied dans l’histoire » (de 2K14), on se tourne dorénavant vers vous ; avec une modélisation faciale tout d’abord (si vous possédez la PlayStation Camera ou le Kinect de la Xbox One) même si ce n’est pas toujours concluant. Toutefois, l’idée est là et bien présente dans tous les nombreux modes de jeu, les « Ma » et « Mon » étant déclinés à toutes les sauces (Ma Carrière, Mon Parc, Mon MG, Mon Equipe…).

Votre heure est venue” indique le slogan du jeu. Pas celle de passer l’arme à gauche mais bien de briguer le statut de star incontestée en NBA. Avec le mode « Ma Carrière » en premier lieu, pour lequel on saluera l’effort dans le sens d’un scénario un peu plus poussé. Plus de pre-draft avec notations sur les prestations pour ensuite se faire drafter sans même choisir l’équipe. Ici, on est free agent (agent libre) avec un premier essai qui durera 10 jours (avec 5 matchs), avant de se faire drafter dans l’équipe de son choix (en fonction tout de même de vos prestations). Un changement non négligeable puisqu’en choisissant son équipe, on peut la jouer plus stratégique. Débuter par exemple dans une équipe de moindre renommée mais assortie à des rotations avec un joueur de seconde zone. Il sera dès lors plus facile de s’imposer. Vous pouvez également opter pour votre équipe de prédilection : les Lakers par exemple mais il faudra alors jouer des coudes à côté d’un certain Kobe Bryant.

Les autres modes de jeu sont toujours présents. « Mon Equipe » est de retour et permet de créer sa dream team à base de cartes à collectionner (de joueurs de toutes les époques) et n’est pas sans rappeler un certain FIFA Ultimate Team. Si vous avez l’âme d’un manager, « Mon GM » vous donnera les commandes d’une franchise avec gestion des joueurs, des finances… Toujours plus paramétrable, « Ma Ligue » fait son retour. Dans ce mode, il s’agit de faire évoluer une franchise (sont notamment présentes des équipes d’Euroleague) durant 1 à 80 saisons.

Difficile de faire plus complet avec un menu à tiroirs – un véritable panier garni en somme. Contrepartie de cette profusion, les temps de chargement sont incessants et quelque peu irritants. Avec NBA 2K15, 2K Sports réussit la gageure de surpasser le précédent opus pourtant déjà ultra étoffé et réaliste. Chapeau !

NBA 2K15, est disponible sur PS4 (version testée), Xbox One, PC, Xbox 360 et PS3.
NB : les images qui illustrent cet article sont des images éditeur.

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