Test

Test : Nokia X

Notre avis
6 / 10
Smartphone

Par 4ugeek le

Dévoilé lors du Mobile World Congress 2014, le Nokia X est le premier smartphone sous Android du constructeur finlandais. Nokia l’a enterré sous une surcouche propriétaire et a ciselé le terminal pour le proposer à 100€ (avec une offre de remboursement de 19€). Singulier, le Nokia X l’est donc. Mais apporte-t-il une expérience utilisateur satisfaisante ? Que peut-on faire (et ne pas faire) avec ? Réponses dans notre test complet du Nokia X.

Nokia_X_1

Design et ergonomie

Avec un tarif de 119€ (et 19€ d’offre de remboursement par Nokia jusqu’au 30 juin 2014), on pouvait craindre une finition au rabais. Mais, il n’en est rien. Le Nokia X est très bien assemblé et les différentes pièces qui le constituent bien finies.

Nokia_X_8

Nokia a développé le smartphone avec un design monocoque. De couleur, celle-ci est interchangeable. Il suffit de la retirer pour accéder à la batterie amovible et aux emplacements pour les deux cartes SIM et la carte mémoire au format micro SD.

Nokia_X_12

On retrouve bien ici les choix de Nokia pour ses modèles Lumia sous Windows Phone : matière plastique (ici en finition mate) et couleurs plutôt flashy.

Le Nokia X se distingue par une forme tout en angles (à l’image de l’iPhone 5s dans un style toutefois différent). La prise en main est excellente (grâce notamment à une coque non glissante) et les boutons logiquement situés : longue touche du volume dans la tranche latérale gauche, tout comme le bouton marche/arrêt. Notons qu’il est possible de sortir le Nokia X de veille en tapotant deux fois consécutivement sur son écran (à l’instar du Knock On de LG, fonction qu’on retrouve également du côté de HTC avec le One M8).

Un troisième bouton (tactile) se trouve en bas de l’écran là où on trouve généralement le bouton « home » sur les terminaux Android.

Prise jack 3.5 mm, haut-parleur mono au dos et port micro USB (pour le charger et les données) sont aussi de la partie.

Nokia_X_2

L’occasion de préciser le contenu de la boîte dans laquelle le Nokia X est livré :
1 Nokia X
1 casque audio (avec microphone filaire)
1 chargeur
1 manuel d’utilisation

Nokia_X_15

Notons que le câble USB de l’adaptateur secteur est non amovible. Il faudra donc un autre câble pour le connecter à un ordinateur par exemple.

Caractéristiques et performances

Qui dit tarif de 100€, dit forcément concessions. La première concerne l’écran du Nokia X dont la définition est loin des canons actuels. Pas de Full HD, ni même de 720p puisque l’écran affiche 800 par 480 pixels (WVGA) sur son écran de 4 pouces. Cela se traduit par une résolution de 233 ppp (pixels par pouce). On est donc loin des 432 ppp du Galaxy S5 ou d’une possible densité de pixels de 534 ppp pour le futur LG G3.

L’angle de vision est correct mais l’écran du Nokia X est passable, sans que cela ne soit rédhibitoire. Le plus regrettable provient en fait de la réponse de cet écran tactile capacitif à 2 points même s’il est également mal desservi par ses circuits intégrés peu performants (processeur et présence de seulement 512 Mo). En de nombreuses occasions, on constate qu’il faut souvent toucher plusieurs fois l’écran pour qu’il prenne en compte une action.

On n’achètera donc pas le Nokia pour la qualité de son écran.

Quid des performances offertes par le SoC du Nokia X ?

Sur son site, Nokia indique laconiquement un processeur Qualcomm Snapdragon S4 caractérisé par deux cœurs cadencés jusqu’à 1 GHz. Il suffit d’installer l’application CPU-Z pour ouvrir la boîte de Pandore. Le SoC embarque un processeur double cœur à architecture Cortex-A5 et un processeur graphique Adreno 203.

Nokia_X_CPU-Z_1

Nokia_X_CPU-Z_2

La microarchitecture Cortex-A5 d’ARM est destinée à des puces intégrant des objets connectés tels que des smartphones low cost. Elle est compatible avec le jeu d’instructions ARMv7, ce qui signifie que le code destiné à des puces Cortex-A7, Cortex-A15 ou encore Cortex-A17 est compatible avec un tel processeur. Bon point donc pour la compatibilité (confirmé dans notre test) des applications Android avec le Nokia mais aussi pour la consommation électrique (en théorie) puisque le SoC de Qualcomm bénéficie d’une enveloppe thermique (consommation) faible. Mais, le bât blesse quand on examine les performances du mobile.

Il nous suffit d’installer l’application AnTuTu (nous reviendrons plus tard sur la manière de l’installer) pour nous en rendre compte amèrement.

Nokia_X_AnTuTu_7

Le smartphone réalise un affligeant score de 7549 points dans la moulinette d’AnTuTu. Comment aurait-il pu en être autrement avec un tel SoC et seulement 512 Mo de mémoire vive pour l’épauler ?

Nokia_X_AnTuTu_4

Nokia_X_AnTuTu_3

Nokia_X_Quadrant_1

Ces caractéristiques hardware en retrait se traduisent par une faible réactivité du smartphone et un manque de fluidité au niveau de l’interface et des applications.

S’il n’y a aucun problème pour lire un Divx, ne comptez pas sur le Nokia X pour jouer à des jeux exigeants en termes d’affichage.

Voilà qui est dit pour les performances du smartphone Android de Nokia. Mais, qu’en est-il de la connectivité du Nokia X ?

Connectivité

Pas de 4G LTE, ni d’agrégation de porteuses en 3G, le Nokia X se contente de la 3G (WCDMA) sur deux bandes : 900 MHz et 2 100 MHz. Au maximum, la bande passante atteindra 7.2 Mb/s en débit descendant (et 5.76 Mb/s en débit montant) grâce au support du HSDPA. Le téléphone supporte également le GSM sur quatre bandes (850/900/1800/1900 MHz). Voilà pour la connectivité cellulaire, somme toute très correcte.

On peut aussi connecter le smartphone à un réseau en Wifi grâce au support des normes 802.11 b/g/n. Le Bluetooth est également de la partie mais s’arrête au 1.5 (pas de 4.0 ou même de 2.1). S’il ne sera pas possible de connecter certains objets connectés (donc) en Bluetooth 4.0 (tels que certains bracelets), cela ne pose pas de problème pour connecter le Nokia X à des enceintes Bluetooth par exemple et qui sont compatibles avec de nombreux profils Bluetooth. C’est le cas de l’enceinte Nokia JBL PlayUp avec laquelle on peut appairer sans problème le Nokia X.

Nokia_X_JBL_Playup_2

L’enceinte supporte par ailleurs le NFC (pour faciliter l’appairage), ce qui n’est malheureusement pas le cas du Nokia X. Pas de support du Wifi Direct et du Miracast non plus à mettre à son actif.

Nous avons également réussi à installer l’application Pebble et à appairer la montre connectée au Nokia X.

Nokia_X_Pebble_2

Le port micro USB 2.0 se contente du minimum également puisqu’on ne peut espérer l’utiliser pour une connexion de type MHL ou SlimPort (affichage sur un écran via adaptateur idoine et entrée HDMI). Ne comptez pas non plus faire reconnaître un support de stockage USB via son port micro USB puisqu’il ne supporte pas l’USB OTG (On-The-Go). Il nous a suffi de connecter une clé USB PK’2 de PK Paris (qui a la particularité de disposer d’un connecteur micro USB mâle) pour le constater.

Nokia_X_non_OTG_PK2_PKParis

Au registre des satisfactions, on pourra compter sur le Nokia X pour partager sa connexion cellulaire (à 8 autres appareils) en transformant celui-ci en Hospot Wifi. La géolocalisation via la constellation GPS est aussi possible.

Nokia_X_Hotspot_Wifi

Malgré cela, force est de constater que le Nokia X se contente du minimum au niveau de la connectivité.

Les attraits se trouvent-ils ailleurs, du côté de la surcouche propriétaire par exemple ?

Interface

Nokia a bâti son interface utilisateur sur Android 4.1.2, soit une version d’Android qui a trois trains de retard. En allumant le Nokia X, on constate qu’Android est bien enterré, l’interface baptisée « Nokia X 1.0 » faisant d’ailleurs plus penser à celle de Windows Phone avec des tuiles.

L’interface utilisateur a été pensée pour être utilisée avec une seule touche tactile (retour) au lieu des trois sur un smartphone Android. Depuis l’écran d’accueil, on peut glisser vers la droite pour atterrir sur « Derniers » (dernières actions effectuées) avec le smartphone. Pour interagir avec les applications lancées, il faudra se contenter de cela car il n’y a pas d’accès aux applications en cours.

Pour passer d’un écran à l’autre, il faudra également se satisfaire de la touche « Retour ». Autant le dire tout de suite, cela s’avère très pénible à l’usage, d’autant plus que le Nokia X n’est pas très réactif. Avant de retrouver l’écran d’accueil, par retours successifs, on passe de manière quasi systématique sur un écran indiquant « veuillez patienter ». En guise de touche « Accueil » (Home), on peut toutefois effectuer un appui prolongé sur la touche retour depuis n’importe quel endroit. Cela peut également s’avérer salvateur en cas de plantage.

Nokia_X_Veuillez_Patienter

On arrive également à se débrouiller tant bien que mal en utilisant « Derniers » pour accéder aux applications lancées.

Nokia a tout de même implémenté une fonctionnalité baptisée Fastlane pour accéder depuis l’écran d’accueil aux applications les plus utilisées et aux notifications (on peut la personnaliser). Elle remplace finalement le Lanceur d’applications d’Android.

Nokia_X_Applis_Sur_Interface

Les applications

Si l’interface repose sur Android 4.1.2, tout a été fait pour faire oublier Google. Par défaut, on accède au magasin applicatif Nokia Store, le Google Play n’étant pas accessible (comme sur les tablettes Kindle Fire d’Amazon).

On pourra toutefois installer l’application App Shop d’Amazon donnant accès à son magasin d’applications Android.

Nokia_X_App_Shop_c

Par ailleurs, l’installation des fichiers apk se fait sans problème la plupart du temps. Certains constructeurs les rendent disponibles gratuitement sur leur site : c’est le cas de Dropbox. Mais, on pourra également se rendre sur le site apk downloader qui permet de télécharger (puis d’installer) la plupart des applications du Google Play. Il suffit de renseigner le lien vers l’application sur le Google Play et de cliquer pour générer un lien de téléchargement. Ensuite, c’est l’application 1Mobile qui effectuera l’installation du .apk sur le Nokia X.

La méthode est plutôt efficace.

Nokia_X_Instagram_2

Elle nous a permis d’installer Spotify, Dropbox, Plex, Instagram…

Nokia_X_Spotify_5

Nokia_X_Chrome_2

Nokia_X_Dropbox_7

Nokia_X_Plex_3

Nokia_X_Plex_2

Nous avons également réussi à installer l’application Thermodo qui fonctionne parfaitement avec le petit capteur de température du même nom signé Robocat (intéressant pour ceux qui ont kickstarté le projet ou bien désirent l’acquérir).

Nokia_X_Thermodo_1

Nokia_X_Thermodo_2

De la même manière, on a pu installer l’application SanDisk qui permet d’accéder sans fil au mini disque dur du constructeur SanDisk Connect Wireless Media Drive (celui-ci crée un Hotspot Wifi auquel on connecte le smartphone ou la tablette).

Nokia_X_SanDisk_HDD_WiFi_2

Nokia_X_SanDisk_HDD_WiFi_4

Si Google est largement évincé du Nokia X, sachez que vous pouvez installer l’application Chromecast (qui détectera parfaitement votre dongle HDMI) mais aussi le navigateur Chrome (par défaut, ce sont Opera et le navigateur de Nokia qui sont installés).

Nokia_X_Chromecast_2

Nokia a également pré-installé ses propres applications telles que Nokia Here (Here Drive et Here Maps) et Nokia MixRadio.

Notons également la présence par défaut de Skype, Twitter et Facebook.

Nokia_X_Interface

Stockage et double SIM

Le Nokia X dispose d’une mémoire interne de 4 Go dont seulement 2.46 Go sont disponibles pour l’utilisateur. On peut toutefois l’étendre avec une carte mémoire au format micro SD (jusqu’à 32 Go supplémentaires).

Nokia_X_Stockage_1

On a vu que le Nokia X ne supportait pas l’USB OTG mais qu’on pouvait en revanche accéder à une mémoire SanDisk sans fil (en installant l’application idoine).

Les 4 Go correspondent à un espace mémoire classique et fréquente pour des smartphones d’entrée de gamme. Le support du double SIM (ici, les deux SIM peuvent être activées simultanément) est également une autre caractéristique des appareils d’entrée ou de milieu de gamme.

Celles-ci devront être au format micro SIM.

Nokia_X_14

Photos

Le Nokia X se caractérise par un APN principal doté d’une résolution de 3 MPixels. Il permet de prendre des photos avec une résolution de 2048 par 1536 pixels.

Il pourra dépanner mais n’est vraiment pas le point fort du Nokia X : pas de flash, pas d’auto focus et photos de piètre qualité lorsque la luminosité vient à manquer.

L’application photo est toutefois complète avec trois modes de capture dont un mode panorama. On peut également jouer sur la balance des blancs et la sensibilité à la lumière (ISO 100, 200 et 400).

Il permet aussi de filmer en FWVGA (864 par 480 pixels) à 30 images par seconde.

Nokia_X_Photos_3

Nokia_X_Photos_2

Autonomie

Le Nokia X intègre une batterie amovible de 1500 mAh, de quoi assurer une autonomie d’une journée avec une utilisation classique. On aurait pu penser que l’utilisation d’un processeur low power à architecture Cortex-A5 lui aurait permis de faire mieux.

Nokia_X_Batterie

Attention au Bluetooth qui peut faire chuter l’autonomie. Puisqu’il n’y a pas de support du Bluetooth 4.0 (et son profil Bluetooth Low Energy), la connexion se fait sur un profil plus gourmand en termes de consommation électrique.

On pourra toutefois acquérir une seconde batterie (ou bien une batterie externe) afin de doubler cette autonomie. Nous nous sommes également amusés à la recharger avec un panneau solaire Solariflex USB-1800 (qui fournit 1800 mA sous 5 volts avec soleil au beau fixe).

Nokia_X_Solariflex_a

Verdict

Le Nokia X est le premier essai de la firme finlandaise avec l’OS mobile Android (il sera suivi d’un second avec le Nokia XL). Mais, ce n’est pas la première incursion du constructeur dans le secteur du low cost. On a pu le voir avec les Nokia Asha mais aussi avec le Lumia 520.

L’exercice est difficile, voire périlleux, et Nokia ne fait pas de miracle : le smartphone s’avère peu réactif. Mais, s’il n’excelle dans aucun domaine, il sait tout faire : il permet d’accéder à un grand nombre d’applications, de jouer (à certains jeux peu gourmands en ressources hardware), de regarder des vidéos, de servir de Hotspot Wifi, d’utiliser sa connectivité Bluetooth… À 100€, le rapport qualité/prix (voire quantité pour le prix) fait pencher la balance en sa faveur.

Dévoilé lors du Mobile World Congress 2014, le Nokia X est le premier smartphone sous Android du constructeur finlandais. Nokia l’a enterré sous une surcouche propriétaire et a ciselé le terminal pour le proposer à 100€ (avec une offre de remboursement de 19€). Singulier, le Nokia X l’est donc. Mais apporte-t-il une expérience utilisateur satisfaisante ? Que peut-on faire (et ne pas faire) avec ? Réponses dans notre test complet du Nokia X.

Nokia_X_1

Design et ergonomie

Avec un tarif de 119€ (et 19€ d’offre de remboursement par Nokia jusqu’au 30 juin 2014), on pouvait craindre une finition au rabais. Mais, il n’en est rien. Le Nokia X est très bien assemblé et les différentes pièces qui le constituent bien finies.

Nokia_X_8

Nokia a développé le smartphone avec un design monocoque. De couleur, celle-ci est interchangeable. Il suffit de la retirer pour accéder à la batterie amovible et aux emplacements pour les deux cartes SIM et la carte mémoire au format micro SD.

Nokia_X_12

On retrouve bien ici les choix de Nokia pour ses modèles Lumia sous Windows Phone : matière plastique (ici en finition mate) et couleurs plutôt flashy.

Le Nokia X se distingue par une forme tout en angles (à l’image de l’iPhone 5s dans un style toutefois différent). La prise en main est excellente (grâce notamment à une coque non glissante) et les boutons logiquement situés : longue touche du volume dans la tranche latérale gauche, tout comme le bouton marche/arrêt. Notons qu’il est possible de sortir le Nokia X de veille en tapotant deux fois consécutivement sur son écran (à l’instar du Knock On de LG, fonction qu’on retrouve également du côté de HTC avec le One M8).

Un troisième bouton (tactile) se trouve en bas de l’écran là où on trouve généralement le bouton « home » sur les terminaux Android.

Prise jack 3.5 mm, haut-parleur mono au dos et port micro USB (pour le charger et les données) sont aussi de la partie.

Nokia_X_2

L’occasion de préciser le contenu de la boîte dans laquelle le Nokia X est livré :
1 Nokia X
1 casque audio (avec microphone filaire)
1 chargeur
1 manuel d’utilisation

Nokia_X_15

Notons que le câble USB de l’adaptateur secteur est non amovible. Il faudra donc un autre câble pour le connecter à un ordinateur par exemple.

Caractéristiques et performances

Qui dit tarif de 100€, dit forcément concessions. La première concerne l’écran du Nokia X dont la définition est loin des canons actuels. Pas de Full HD, ni même de 720p puisque l’écran affiche 800 par 480 pixels (WVGA) sur son écran de 4 pouces. Cela se traduit par une résolution de 233 ppp (pixels par pouce). On est donc loin des 432 ppp du Galaxy S5 ou d’une possible densité de pixels de 534 ppp pour le futur LG G3.

L’angle de vision est correct mais l’écran du Nokia X est passable, sans que cela ne soit rédhibitoire. Le plus regrettable provient en fait de la réponse de cet écran tactile capacitif à 2 points même s’il est également mal desservi par ses circuits intégrés peu performants (processeur et présence de seulement 512 Mo). En de nombreuses occasions, on constate qu’il faut souvent toucher plusieurs fois l’écran pour qu’il prenne en compte une action.

On n’achètera donc pas le Nokia pour la qualité de son écran.

Quid des performances offertes par le SoC du Nokia X ?

Sur son site, Nokia indique laconiquement un processeur Qualcomm Snapdragon S4 caractérisé par deux cœurs cadencés jusqu’à 1 GHz. Il suffit d’installer l’application CPU-Z pour ouvrir la boîte de Pandore. Le SoC embarque un processeur double cœur à architecture Cortex-A5 et un processeur graphique Adreno 203.

Nokia_X_CPU-Z_1

Nokia_X_CPU-Z_2

La microarchitecture Cortex-A5 d’ARM est destinée à des puces intégrant des objets connectés tels que des smartphones low cost. Elle est compatible avec le jeu d’instructions ARMv7, ce qui signifie que le code destiné à des puces Cortex-A7, Cortex-A15 ou encore Cortex-A17 est compatible avec un tel processeur. Bon point donc pour la compatibilité (confirmé dans notre test) des applications Android avec le Nokia mais aussi pour la consommation électrique (en théorie) puisque le SoC de Qualcomm bénéficie d’une enveloppe thermique (consommation) faible. Mais, le bât blesse quand on examine les performances du mobile.

Il nous suffit d’installer l’application AnTuTu (nous reviendrons plus tard sur la manière de l’installer) pour nous en rendre compte amèrement.

Nokia_X_AnTuTu_7

Le smartphone réalise un affligeant score de 7549 points dans la moulinette d’AnTuTu. Comment aurait-il pu en être autrement avec un tel SoC et seulement 512 Mo de mémoire vive pour l’épauler ?

Nokia_X_AnTuTu_4

Nokia_X_AnTuTu_3

Nokia_X_Quadrant_1

Ces caractéristiques hardware en retrait se traduisent par une faible réactivité du smartphone et un manque de fluidité au niveau de l’interface et des applications.

S’il n’y a aucun problème pour lire un Divx, ne comptez pas sur le Nokia X pour jouer à des jeux exigeants en termes d’affichage.

Voilà qui est dit pour les performances du smartphone Android de Nokia. Mais, qu’en est-il de la connectivité du Nokia X ?

Connectivité

Pas de 4G LTE, ni d’agrégation de porteuses en 3G, le Nokia X se contente de la 3G (WCDMA) sur deux bandes : 900 MHz et 2 100 MHz. Au maximum, la bande passante atteindra 7.2 Mb/s en débit descendant (et 5.76 Mb/s en débit montant) grâce au support du HSDPA. Le téléphone supporte également le GSM sur quatre bandes (850/900/1800/1900 MHz). Voilà pour la connectivité cellulaire, somme toute très correcte.

On peut aussi connecter le smartphone à un réseau en Wifi grâce au support des normes 802.11 b/g/n. Le Bluetooth est également de la partie mais s’arrête au 1.5 (pas de 4.0 ou même de 2.1). S’il ne sera pas possible de connecter certains objets connectés (donc) en Bluetooth 4.0 (tels que certains bracelets), cela ne pose pas de problème pour connecter le Nokia X à des enceintes Bluetooth par exemple et qui sont compatibles avec de nombreux profils Bluetooth. C’est le cas de l’enceinte Nokia JBL PlayUp avec laquelle on peut appairer sans problème le Nokia X.

Nokia_X_JBL_Playup_2

L’enceinte supporte par ailleurs le NFC (pour faciliter l’appairage), ce qui n’est malheureusement pas le cas du Nokia X. Pas de support du Wifi Direct et du Miracast non plus à mettre à son actif.

Nous avons également réussi à installer l’application Pebble et à appairer la montre connectée au Nokia X.

Nokia_X_Pebble_2

Le port micro USB 2.0 se contente du minimum également puisqu’on ne peut espérer l’utiliser pour une connexion de type MHL ou SlimPort (affichage sur un écran via adaptateur idoine et entrée HDMI). Ne comptez pas non plus faire reconnaître un support de stockage USB via son port micro USB puisqu’il ne supporte pas l’USB OTG (On-The-Go). Il nous a suffi de connecter une clé USB PK’2 de PK Paris (qui a la particularité de disposer d’un connecteur micro USB mâle) pour le constater.

Nokia_X_non_OTG_PK2_PKParis

Au registre des satisfactions, on pourra compter sur le Nokia X pour partager sa connexion cellulaire (à 8 autres appareils) en transformant celui-ci en Hospot Wifi. La géolocalisation via la constellation GPS est aussi possible.

Nokia_X_Hotspot_Wifi

Malgré cela, force est de constater que le Nokia X se contente du minimum au niveau de la connectivité.

Les attraits se trouvent-ils ailleurs, du côté de la surcouche propriétaire par exemple ?

Interface

Nokia a bâti son interface utilisateur sur Android 4.1.2, soit une version d’Android qui a trois trains de retard. En allumant le Nokia X, on constate qu’Android est bien enterré, l’interface baptisée « Nokia X 1.0 » faisant d’ailleurs plus penser à celle de Windows Phone avec des tuiles.

L’interface utilisateur a été pensée pour être utilisée avec une seule touche tactile (retour) au lieu des trois sur un smartphone Android. Depuis l’écran d’accueil, on peut glisser vers la droite pour atterrir sur « Derniers » (dernières actions effectuées) avec le smartphone. Pour interagir avec les applications lancées, il faudra se contenter de cela car il n’y a pas d’accès aux applications en cours.

Pour passer d’un écran à l’autre, il faudra également se satisfaire de la touche « Retour ». Autant le dire tout de suite, cela s’avère très pénible à l’usage, d’autant plus que le Nokia X n’est pas très réactif. Avant de retrouver l’écran d’accueil, par retours successifs, on passe de manière quasi systématique sur un écran indiquant « veuillez patienter ». En guise de touche « Accueil » (Home), on peut toutefois effectuer un appui prolongé sur la touche retour depuis n’importe quel endroit. Cela peut également s’avérer salvateur en cas de plantage.

Nokia_X_Veuillez_Patienter

On arrive également à se débrouiller tant bien que mal en utilisant « Derniers » pour accéder aux applications lancées.

Nokia a tout de même implémenté une fonctionnalité baptisée Fastlane pour accéder depuis l’écran d’accueil aux applications les plus utilisées et aux notifications (on peut la personnaliser). Elle remplace finalement le Lanceur d’applications d’Android.

Nokia_X_Applis_Sur_Interface

Les applications

Si l’interface repose sur Android 4.1.2, tout a été fait pour faire oublier Google. Par défaut, on accède au magasin applicatif Nokia Store, le Google Play n’étant pas accessible (comme sur les tablettes Kindle Fire d’Amazon).

On pourra toutefois installer l’application App Shop d’Amazon donnant accès à son magasin d’applications Android.

Nokia_X_App_Shop_c

Par ailleurs, l’installation des fichiers apk se fait sans problème la plupart du temps. Certains constructeurs les rendent disponibles gratuitement sur leur site : c’est le cas de Dropbox. Mais, on pourra également se rendre sur le site apk downloader qui permet de télécharger (puis d’installer) la plupart des applications du Google Play. Il suffit de renseigner le lien vers l’application sur le Google Play et de cliquer pour générer un lien de téléchargement. Ensuite, c’est l’application 1Mobile qui effectuera l’installation du .apk sur le Nokia X.

La méthode est plutôt efficace.

Nokia_X_Instagram_2

Elle nous a permis d’installer Spotify, Dropbox, Plex, Instagram…

Nokia_X_Spotify_5

Nokia_X_Chrome_2

Nokia_X_Dropbox_7

Nokia_X_Plex_3

Nokia_X_Plex_2

Nous avons également réussi à installer l’application Thermodo qui fonctionne parfaitement avec le petit capteur de température du même nom signé Robocat (intéressant pour ceux qui ont kickstarté le projet ou bien désirent l’acquérir).

Nokia_X_Thermodo_1

Nokia_X_Thermodo_2

De la même manière, on a pu installer l’application SanDisk qui permet d’accéder sans fil au mini disque dur du constructeur SanDisk Connect Wireless Media Drive (celui-ci crée un Hotspot Wifi auquel on connecte le smartphone ou la tablette).

Nokia_X_SanDisk_HDD_WiFi_2

Nokia_X_SanDisk_HDD_WiFi_4

Si Google est largement évincé du Nokia X, sachez que vous pouvez installer l’application Chromecast (qui détectera parfaitement votre dongle HDMI) mais aussi le navigateur Chrome (par défaut, ce sont Opera et le navigateur de Nokia qui sont installés).

Nokia_X_Chromecast_2

Nokia a également pré-installé ses propres applications telles que Nokia Here (Here Drive et Here Maps) et Nokia MixRadio.

Notons également la présence par défaut de Skype, Twitter et Facebook.

Nokia_X_Interface

Stockage et double SIM

Le Nokia X dispose d’une mémoire interne de 4 Go dont seulement 2.46 Go sont disponibles pour l’utilisateur. On peut toutefois l’étendre avec une carte mémoire au format micro SD (jusqu’à 32 Go supplémentaires).

Nokia_X_Stockage_1

On a vu que le Nokia X ne supportait pas l’USB OTG mais qu’on pouvait en revanche accéder à une mémoire SanDisk sans fil (en installant l’application idoine).

Les 4 Go correspondent à un espace mémoire classique et fréquente pour des smartphones d’entrée de gamme. Le support du double SIM (ici, les deux SIM peuvent être activées simultanément) est également une autre caractéristique des appareils d’entrée ou de milieu de gamme.

Celles-ci devront être au format micro SIM.

Nokia_X_14

Photos

Le Nokia X se caractérise par un APN principal doté d’une résolution de 3 MPixels. Il permet de prendre des photos avec une résolution de 2048 par 1536 pixels.

Il pourra dépanner mais n’est vraiment pas le point fort du Nokia X : pas de flash, pas d’auto focus et photos de piètre qualité lorsque la luminosité vient à manquer.

L’application photo est toutefois complète avec trois modes de capture dont un mode panorama. On peut également jouer sur la balance des blancs et la sensibilité à la lumière (ISO 100, 200 et 400).

Il permet aussi de filmer en FWVGA (864 par 480 pixels) à 30 images par seconde.

Nokia_X_Photos_3

Nokia_X_Photos_2

Autonomie

Le Nokia X intègre une batterie amovible de 1500 mAh, de quoi assurer une autonomie d’une journée avec une utilisation classique. On aurait pu penser que l’utilisation d’un processeur low power à architecture Cortex-A5 lui aurait permis de faire mieux.

Nokia_X_Batterie

Attention au Bluetooth qui peut faire chuter l’autonomie. Puisqu’il n’y a pas de support du Bluetooth 4.0 (et son profil Bluetooth Low Energy), la connexion se fait sur un profil plus gourmand en termes de consommation électrique.

On pourra toutefois acquérir une seconde batterie (ou bien une batterie externe) afin de doubler cette autonomie. Nous nous sommes également amusés à la recharger avec un panneau solaire Solariflex USB-1800 (qui fournit 1800 mA sous 5 volts avec soleil au beau fixe).

Nokia_X_Solariflex_a

Verdict

Le Nokia X est le premier essai de la firme finlandaise avec l’OS mobile Android (il sera suivi d’un second avec le Nokia XL). Mais, ce n’est pas la première incursion du constructeur dans le secteur du low cost. On a pu le voir avec les Nokia Asha mais aussi avec le Lumia 520.

L’exercice est difficile, voire périlleux, et Nokia ne fait pas de miracle : le smartphone s’avère peu réactif. Mais, s’il n’excelle dans aucun domaine, il sait tout faire : il permet d’accéder à un grand nombre d’applications, de jouer (à certains jeux peu gourmands en ressources hardware), de regarder des vidéos, de servir de Hotspot Wifi, d’utiliser sa connectivité Bluetooth… À 100€, le rapport qualité/prix (voire quantité pour le prix) fait pencher la balance en sa faveur.

Notre avis

TEST

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