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Test : Oukitel K10000

Design, finition et ergonomie

Notre avis
7 / 10
Android

Par 4ugeek le

Le look du K10000 signé Oukitel tranche. Et de tranches, il est effectivement question avec des arêtes bien marquées, plutôt que des arrondis ou des lignes galbées. On adore ou on déteste, ce sera une question de goût. Mais, on ne peut pas dire qu’il singe le design d’un autre smartphone.

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Oukitel a fait le choix du biseautage pour son smartphone. C’est plutôt astucieux de la part du constructeur chinois. Car cela lui permet d’annoncer un rapport surface de la face avant sur surface d’écran (« body to screen ratio ») de 86%. En d’autres termes, l’écran occupe la majeure partie de la surface avant du smartphone (grâce au biseau qui élargit ensuite le mobile).

Cela permet aussi de diminuer le volume utile du smartphone (et donc son poids) et d’offrir un look plus esthétique. Sans ces biseaux, il aurait pu prendre des airs de brique en métal.

Le K10000 dispose effectivement d’une armature en métal avec finition alu anodisé, du plus bel effet pour peu qu’on aime le style industriel.

La coque arrière est faite, elle, en deux parties : un pourtour biseauté en plastique noir mat et une plaque de métal noire fixée par 4 vis torx à 5 pans (plutôt de bon augure pour sa « réparabilité ») au dos.

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Une autre petite plaque de métal à la finition alu vient apposer le sigle d’un taureau.

On retrouve les mêmes vis qu’au dos sur le pourtour en acier (au nombre de 4 : deux par tranche latérale).

Le choix du métal renforce de facto le smartphone mais l’alourdit inévitablement. Car, au-delà du design, les premiers mots qui viennent à l’esprit quand on prend en main le K10000, c’est : « tout de même ». Tout de même 317 grammes sur la balance de cuisine (316 g selon le fabricant) et 332 g si vous l’affublez de sa coque de protection en plastique.

C’est environ deux fois plus qu’un smartphone avec écran de 5.5 pouces. Mais, sa batterie est, rappelons-le, plus de 3 fois supérieure à celle de ces mêmes smartphones.

Autant vous le dire de suite, on sent bien le K10000 une fois en poche et aussi en main. Cela n’empêche pas la préhension d’être très bonne, voire excellente. On peut l’utiliser à une main pour peu que vous ayez une main assez grande (écran de 5.5 pouces et épaisseur de 13.6 mm obligent). Mais, son poids pourrait vous en dissuader rapidement.

Le pourtour en métal semble assez épais (même très épais) si l’on se fie au port microUSB qui niche carrément au fond d’une ouverture.

En cas de chute (non testé) sur un sol dur, elle devrait largement encaisser (un matériau plus souple aurait permis de limiter les éventuels dégâts). Reste que son poids joue contre le K10000 en pareille hypothèse. L’énergie emmagasinée étant proportionnelle à la masse (0.5*m*v^2), elle sera donc près de deux fois plus élevée à l’impact (or, elle doit bien se libérer d’une manière ou d’une autre).

Oukitel en a bien conscience et a équipé l’écran d’un verre protégé (des rayures mais aussi des bris, dans une certaine mesure) Gorilla Glass 3 signé Corning. Un Gorilla Glass 4 n’aurait pas été superflu, tant cette dernière mouture de Corning améliore la donne. Mais, elle aurait également fait inévitablement grimper le tarif.

Oukitel_K10000_Moto-360_2_Motorola

Pour renforcer la protection de l’écran (élément le plus exposé en cas de chute), Oukitel a placé un film protecteur sur celui-ci (un second est fourni dans la boîte). Difficile d’en tester l’efficacité. Toujours est-il qu’il pourrait être à l’origine de l’expérience tactile légèrement en deçà de ce qu’on a l’habitude de voir sur les smartphones (même d’entrée de gamme).

Le gabarit global du K10000 reste contenu : 157.5 mm par 76.5 mm. Seule l’épaisseur joue les filles de l’air en s’envolant à 13,8 mm : pas délirant non plus mais quasiment deux fois plus que ce qu’on peut voir par ailleurs en moyenne.

Continuons sur la finition avec trois butons physiques également en acier, tous 3 disposés sur la partie supérieure de la tranche droite. Il y a un bouton circulaire pour marche/arrêt (mais aussi reboot, mode avion, quick boot, vibreur et couper le son). Pour le volume sonore, il ne s’agit pas à proprement parler de deux boutons distincts mais d’un bouton scindé en 2 parties. On regrettera d’ailleurs que deux tranches de ces boutons agrippent (des biseaux auraient été les bienvenus) d’ailleurs la pulpe du doigt lorsqu’on le glisse dessus. Rien de rédhibitoire mais c’est assez désagréable au toucher.

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Venons-en aux boutons sensitifs disposés sous l’écran. Il y a retour à droite et le bouton accueil au centre. Quant au bouton du multitâche, il permet en fait d’accéder aux paramètres, widgets et aux fonds d’écrans. Pour accéder aux applications ouvertes, un appui long sur la touche Home est nécessaire. On notera que les temps de réaction sur ces trois boutons sont un peu plus longs que sur d’autres terminaux mobiles Android. On s’y habitue mais ce n’est pas forcément très agréable en matière d’expérience utilisateur.

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4 Connectivité
Sommaire
  1. Introduction
  2. Dans les grandes lignes
  3. Design, finition et ergonomie
  4. Connectivité
  5. Performances
  6. Interface
  7. Photo et vidéo
  8. Autonomie
  9. Conclusion et galerie photos