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[Test ] Pokkén Tournament – La Pikastagne a du bon [Wii U]

Fan service compris

Notre avis
8 / 10

Par Corentin le

La première chose que l’on remarque, c’est que le jeu est plutôt beau. Les Pokémon du roster sont très bien modélisés et la propreté globale du jeu ajoute à l’envie de se mettre des pains avec les monstres de poches. Les arènes sont d’ailleurs variées, animées et ne possèdent pas toutes la même forme. Les terrains offrant la plus petite superficie faciliteront le travail des Pokémon qui sont moins bons à distance et empêcheront leurs adversaires de fuir trop loin. Le chara design des personnages est également très réussi et il sera possible de customiser un avatar, garçon ou fille, avec de nombreux éléments qu’il sera possible de débloquer au fur à mesure du jeu.

L’autre caractéristique qui est particulièrement attrayante est le choix des combattants qui est d’un fan service tellement assumé qu’il en force le respect. Gardevoir, Lucario, Pikachu, Roussil… Tant de Pokémon qui ont pas mal de succès dans les fan-arts et les *hum* communautés un peu moins mises en évidence, dirons-nous. Bon, en tout cas, on ne se plaindra pas de ce choix, mais il est vrai qu’à part le très sympathique Lugulabre, ça manque de Pokémon un peu originaux. Par contre, il est étonnant de voir qu’il n’y a pas de doublages français. Ce qui peut paraître assez étonnant pour un jeu Pokémon. Cela est contrebalancé par le fait qu’il est possible de passer le jeu en japonais. Avis aux amateurs, certains Pokémon sont plus agréables en version originale, d’autres sont également plus agaçants.

Le jeu nous introduit à toutes ses subtilités par un tutoriel extrêmement bien foutu, il faut bien le reconnaître. Et quand on sort d’un Street Fighter V qui ne fait aucun effort dans ce domaine, on vous assure que ça fait un bien fou. Que ce soit pour le déroulement classique d’un match, l’utilité des jauges, les différents types de coups, les assists (ces Pokémon en réserve qui peuvent venir vous aider pendant le combat), l’aspect pierre-feuille-ciseau général (sauf que là c’est garde-choppe-contre), les différents coups particuliers de chaque Pokémon et enfin, les combos. Tout est très bien amené par une « coach » qui vous suivra tout le long du jeu. Et si elle vous embête, il sera toujours possible de la désactiver dans les options.

Pokkén Tournament est accueillant, chaleureux et on a envie de s’y plonger pour découvrir ce qu’il a à offrir. Le titre propose également une campagne, correcte sans plus qui se découpe en plusieurs ligues, chacune divisée en trois phases. Durant la première, vous devrez vous confronter à vos adversaires par série de 5 matches. À l’issue de ces combats et en fonction des résultats, vous évoluerez dans le classement général. Une fois que vous aurez intégré le Top 8 de votre ligue, vous pourrez participer au tournoi qui représente la deuxième étape de la ligue. Là par contre, une défaite, et vous êtes éliminé. Vous devez donc gagner tous vos matchs à la suite. Puis, une fois que le tournoi est remporté, vous aurez le droit d’affronter le maître de la ligue, bien plus fort que tous les autres adversaires que vous aurez rencontrés alors. Réussissez ce match et vous monterez en rang, vous donnant accès à la ligue suivante. Facile.

Facile, mais également un peu rébarbatif. D’autant que le jeu n’est que très vaguement scénarisé, avec l’irruption ponctuelle d’un Mewtwo noir, extrêmement difficile à battre. Après, à l’exception de Mortal Kombat X récemment, on sait que les campagnes solos sont rarement les points forts des jeux de combats. Et puis vous avez également le mode local, qui vous permet d’affronter un ami sur le même canapé (l’un regarde la télé pendant que l’autre joue au gamepad) et le mode online qui permet d’affronter des joueurs en ligne. Classique. D’ailleurs, le jeu vous met au parfum immédiatement avec un message lors de la première connexion : si vous tentez de rage quitter, c’est perte de points immédiate. Clair, net, précis. Pas comme d’autres jeux, suivez mon regard